Xavier a été un peu surpris, et Dieu sait a quel point il est difficile d'impressionner cet homme qui a réussi à accroître sa fortune d'une main de fer, qui réussissait à avoir tout ce qu'il voulait par un regard, un mot ou une phrase. Jusqu'ici il n'avait perdu aucune bataille soit pour le rachat d'une entreprise en faillite, soit dans une investissement quelconque ou un partenariat. Mais il doit bien s'avouer qu'il n'avait pas réfléchit comme la jeune femme lorsque Jhonn avait parlé de cette trahison. Il jeta de fréquent regard vers la jeune femme qui regardait le paysage par la fenêtre. Ce soir il avait voulu conduire pour aller chez les Lox et ne regretta nullement d'avoir fait ce choix même s'il le fait que rarement.
- J'ai été impressionné ce soir. S'entendit-il.
C'était comme s'il voulait entendre encore une fois sa voix. Il n'a jamais regardé les femmes autre comme des fleurs qui devraient uniquement être là pour décorer une maison. Comme être belle, coquette en toute occasion et s'occuper de son foyer. Mais jamais faisant partie du marché des affaires, ce battant becs et ongles pour arriver à la signature d'un contrat. Ce soir il est tombé sur le cul et du remettre en question sa vision des femmes, après avoir entendu et vu Maria défendre ses idées. Dans son milieu il était tellement rare de voire une telle femme qu'il a fini par se dire qu'elle n'en existait plus. Mais encore une fois il s'est vite souvenu qu'effectivement Maria ne faisait pas partie de ce milieu.- Oh. Vous faites référence à mon intervention non demandée ? Questionna t-elle, mais continua de répondre sans attendre la réponse. Je sais que je n'aurais pas du donner mon avis, mais parfois je parle un peu trop et dis des choses auxquelles je ne réfléchis guère aux conséquences. Argumenta la jeune dame.
- Ne vous inquiétez point. Mes compliments sont les plus sincères et je pense vraiment ce que j'ai dit. Ne vous préoccupez pas de ce bon vieux Jhonn, je suis sûr qu'il a été ravi de votre intervention et prendra tout cela très au sérieux afin de savoir et rétablir la vérité.
- Merci.
- Rappelle moi de te nommer directrice des ressources humaines lorsque je mettrai sur pied ma nouvelle entreprise. Déclara Xavier assis non loin de Maria d'un grand sourire.
- Ce serait alors pour moi un grand honneur monsieur. Répondît- elle d'une voix assurée tout en affichant un sourire en coin.
- Je ne savais pas que tu avais ce potentiel. Je crois que je te laisserais prendre la parole dans les réunions d'affaires dont nous aurions à assister.
- Merci, je t'assure que j'ai beaucoup mais beaucoup d'autres talents dont tu ne t'imagines même pas...
Face au silence du milliardaire la jeune femme se mordilla l'intérieur de sa joue en réfléchissant aux mots qu'elle vient innocemment de prononcer mais qui peut très bien être interprété dans un autre sens..
Ils ne se rendent même pas compte qu'ils venaient de ce tutoyer mutuellement.- Nous sommes invités dans un gala qui aura lieu dans deux jours, dans la soirée. commença le milliardaire en faisant fi de ce que vient de dire la jeune femme assise près de lui.
- Pourquoi me le dites-vous que maintenant?
- Parce que j'en ai décidé ainsi et non autrement. Répondît le richissime d'un ton froid en claquant sa langue contre son palais.
Le jeune femme ne dit rien et préféra poser son front contre la vitre en fermant ses yeux tout en pensant à sa mère, elle l'appelle régulièrement mais ne lui dit jamais qu'elle est mariée, elle espère juste qu'elle ne le verra pas dans le journal. Elle sursauta quand elle entendit un chapelet de juron sortir de la bouche de son pseudo mari. Elle se retourna vers lui pour lui demander ce qui n'allait pas quand la voiture s'arrêta brusquement.
- Elle est en panne? Demanda t-Elle plus pour elle même.
- Bien sûr que non, elle est en pleine forme. Je me suis juste arrêter dans cette route déserte afin qu'on se parle de nos bon vieux temps. S'enquit Xavier avec sarcasme.
- Ça ne peut pas être vrai. Je pensais que ça n'arrivait qu'aux gens qui n'ont pas les moyens d'envoyer leurs voitures toutes les fins de semaine chez le garagiste? Lança Maria dans un rire nerveux.
- Eh bien ma petite dame vous vous trompez. Considérez les voitures comme les femmes, elles sont capricieuses. Un matin elles peuvent être en pleine forme et quelques heures plus tard elles te causent les pires problèmes. Conclut Xavier d'un soupir excédé.
Elle le regarda sortir de la voiture avec son téléphone en main en se demandant qu'elle était le sens de la dernière phrase du milliardaire. Parlait-il des femmes ou des voitures? Elle soupira en se disant qu'elle n'aura probablement jamais la réponse à sa question.
- Vous avez trouvé quelqu'un qui viendra nous dépanné? Questionna Maria qui était sorti de la voiture.
- Malheureusement non, il n'y a pas de réseau. On va devoir marcher, prend ton manteau et ton téléphone. On continuera afin de trouver de l'aide.
- Xavier.... Héla la jeune femme après quelques minutes de marche.
- Hmm... Répondît vaguement le concerné avec les yeux scotchés dans son téléphone à la recherche de réseau.
- Je... Peut-on faire une pause. J'ai l'impression qu'on marche depuis des heures.
- Que trente minutes. Reprit t'il en regardant la jeune femme qui se tenait les côtes. Il doit y avoir un petit motel à moins de cinq minutes d'ici. On ira demandé de l'aide.
Il l'a prit et la déposa sur son épaule avant même que la jeune femme puisse dire un seul mot. Puisque oui, il le sait. Jamais elle ne l'aurait laissé Xavier la portée de son plein gré.
- Vous auriez pu me demander mon avis? Fulmina la jeune femme en frappant son dos avec ces mains.
- Ne bougez pas, sinon je vous donne une fessée.
Elle hoqueta doucement en ce calment presque instantanément. Cinq minutes après il aperçoit enfin cet endroit. Il ne la déposa à terre qu'une fois à la réception. Elle se laissa glissé le long du corps musclé de Xavier et posa par pur réflexe ses mains sur son torse dur en sentant le rouge lui monter aux joues. Elle leva timidement ces yeux pour les encrés dans ceux de Xavier qui le scrutait.Elle se retourna et fit mine d'être intéressé par le lieu où il se trouvaient. L'endroit était très petit, impersonnel comme s'il ne recevait que rarement des clients. Elle retint sa respiration quand elle sentit le torse de Xavier dans son dos, son souffle dans son cou puis sa main sur sa hanche.
'' Attend, quoi? Sa main? Se dit-elle.
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Mariage sur contrat. (Dans les bras de son altesse T2) Terminée.
RomanceMaria, une jeune femme à forte caractère, peu sûre d'elle est une simple serveuse travaillant dure pour aider un tant soi peu sa mère. Dans sa situation difficile quelqu'un lui proposera un travail à Paris, sans autres explications elle se voit pre...