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ET DANS LES LARMES DE CEUX QUI VIVENT, JE LAVE LE SANG DES ▬▬ MARTYRS ▬▬
‣ S03E02 petit spoiler
Le vent filait à toute allure ou plutôt, Emeraude le fendait avec une si grande vitesse que l’air s’amassait contre elle, comme pour tenter de la freiner dans sa quête inespérée. Mais rien n’était en mesure de la ralentir. Le regard brûlant fixant avec détermination un point devant elle, elle ressemblait à ces guerriers peints sur le toit de la cour martiale. Une bête féroce.
Sa cape verte, retenue au niveau de son cou, s’envolait derrière elle telle des ailes de verre. Le soulèvement de son étoffe dévoilait un corps tendu en une position agressive. Les mains serrées sur ses sabres dégainés, ses jambes arquées de sorte à ne pas entraver sa course, on sentait dans sa gestuelle une aisance propre aux soldats des bataillons d’exploration. Ceux qui œuvraient pour la liberté. Au même titre qu’elle.
Levi Ackerman était à quelques pâtés de maisons devant elle et ne l’avait pas remarquée. Ceci dit, il était déjà pourchassé par une dizaine d’autres personnes, distinguer le visage d’Emeraude dans cette foule était bien le cadet de ses soucis. D’autant plus qu’il ne la soupçonnait pas le moins du monde de se trouver là.
Elle observa quelque peu les assaillants tandis qu’elle rattrapait Levi. Ils étaient tous parés de ce qui semblait être un système tridimensionnel plus abouti. Du moins, il présentait un grand changement. Au bout de leur main ne se trouvait pas des sabres, mais des pistolets. Disposés sur les avant-bras.
Envoyant son grappin se planter dans un toit afin de ne pas tomber en contrebas, elle pesta intérieurement. Qui va prévenir ces imbéciles que les balles sont inefficaces sur les titans ? Seulement, à ce moment précis, elle vit le visage d’une des assaillantes.
Environ à quelques mètres devant elle, s’accrochant au toit d’une école et pointant son bras vers une charrette dans la rue pour faire feu, elle dévoila ses traits féminins et gracieux, entourés de mèches blond doré. Et, en voyant son air implacable et sévère, Emeraude n’eut aucun mal à se rappeler de la femme.
— Mettez-nous douze pintes. Blondes.
Il s’agissait de la soldate qui avait passé commande pour ses collègues, deux semaines avant. Elle se souvenait encore d’elle à cause de la condescendance qu’elle avait alors affichée et la rudesse de son ton. Comme si la serveuse n’était qu’une merde sur sa botte.