𝐂𝐇𝐀𝐏𝐈𝐓𝐑𝐄 𝟓𝟔

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ET DANS LES LARMES DE CEUX QUI
VIVENT, JE LAVE LE SANG DES
▬▬ MARTYRS ▬▬




S03E11
aucun spoiler





             Les yeux gonflés, Emeraude vint s’assoir lourdement à l’une des tables de la cantine sans dire mot. Il n’y avait de toute façon pas grand monde avec qui elle pouvait parler. D’autant plus que le seul sujet qui la travaillait ne méritait d’être discuté qu’en compagnie de Levi. Mais les relations entre eux n’étaient pas au beau fixe, en ce moment.

             A sa gauche, elle sentit plusieurs regards insistants sur son épaule qu’elle prit grand soin d’ignorer. A cette heure-ci, seule son escouade petit-déjeunait. Elle savait donc parfaitement qui étaient les personnes la dévisageant si intensément.

             Cela allait bientôt faire deux mois qu’Historia avait été couronnée et une semaine qu’un inconnu avait administré à la jeune femme un poison mortel. Depuis, le caporal lui avait formellement interdit de reprendre les exercices. Les ordres étaient clairs : elle ne devait pas espérer pouvoir s’entrainer à leur côté, au moins le temps qu’ils retrouvent ses ennemis.

             Elle avait eu bien des objections à émettre vis-à-vis de cela, comme le fait qu’il valait mieux qu’elle parfasse ses techniques de défense en des temps pareils. Mais les tensions entre eux l’avaient quelque peu freinée dans sa quête de convaincre le noiraud.

             Ainsi, cela faisait plusieurs jours maintenant qu’elle manquait les entrainements sans aucune raison apparente. Même pire, cela allait faire tout aussi longtemps que Levi faisait de même. Autant dire que le reste de l’escouade était désarçonnée par leur comportement.

             Tout en plantant ses dents dans un pain ranci et dur, Emeraude leva les yeux au ciel. Non seulement ce qu’elle mangeait n’avait rien de ragoûtant mais elle devait en plus le faire au milieu d’imbéciles qui semblaient penser qu’il s’agissait d’un spectacle.

             Elle porta pour la troisième fois la portion de nourriture à sa bouche avant de décider que s’en était trop. Avec les conflits entre elle et le caporal, le rapport qui ne cessait de la hanter et son sentiment de solitude qui semblait se renforcer au contact des autres, elle était une véritable boule de nerf en ce moment.

             Peut-être fut-ce donc pour ça qu’elle tendit brutalement le bras de sorte à le placer perpendiculairement à son buste. En se déroulant jusqu’à la table d’à côté, son membre prit de l’élan qui lui servit à mieux éjecter son projectile lorsqu’elle écarta finalement les doigts.

𝐋𝐀 𝐕𝐎𝐈𝐗 𝐃𝐄𝐒 𝐌𝐀𝐑𝐓𝐘𝐑𝐒 (livai X reader)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant