•• Chapitre 23 ••

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• Sofia •

Après une après-midi dans les bras d'Antoine, accompagnée d'un film et de pancakes parce que j'ai " interdiction de me lever si ce n'est pas nécessaire"( prescription donnée par Antoine ), j'ai fini par rentrer chez moi, raccompagnée par Antoine en personne qui ne me quittait pas des yeux, comme si j'étais en sucre. Évidement, il a tenu à en informer ma mère, qui m'a clouée au canapé pour le reste de la soirée. Et c'est après un " arrête de râler mon cœur, c'est pour ton bien ! " qu'Antoine m'a embrassé et est rentré chez lui.

Un plaid sur mes jambes je zapais donc à la recherche de quelque chose d'intéressant à regarder. Je sentais ma mère faire des allers et retours ( enfin ... Les cents pas surtout ) entre le salon et la cuisine, signe qu'elle avait quelque chose à me dire mais qu'elle ne savais pas comment lancer le sujet.
- Ça va maman ?
- Oui oui mon ange, mais toi, comment tu vas, on dirait que tu as de la fièvre non ?
Elle posa sa main sur mon front.
- Mais non maman, j'avais juste rien mangé après la prise de sang, je vais bien maintenant, tu peux arrêter de t'inquiéter.
Elle fît le tour du canapé pour venir s'assoir à côté de moi. Elle ouvrit un bras vers moi pour que je me blottisse contre elle.
Ma mère me lâcha quand elle entendit trois coups rapides venant de l'entrée. Sans attendre de réponse, la porte s'ouvrit sur Alex, puis sur Sara. Ma mère se leva pour aller les embrasser.
- Eh bien qu'est-ce que vous faites ici ? Je croyais que vous ne pourriez pas venir avant quinze jour à cause de vos partielles.
- On a décider de faire une pause dans nos révisions ce weekend pour venir dire bonjour à ma maman chérie, répondit Alex en attendrissant son ton.
- Ou alors, vous n'aviez plus rien dans votre frigo et ce grand gaillard qui est là à proposé de venir dîner chez sa mère parce qu'elle aurait certainement de quoi nourrir deux bouches supplémentaires ce soir ? ajouta ma mère d'un ton moqueur tandis que les joues d'Alex s'empourpraient.
Elle regarda Sara en soupirant et lui murmura suffisamment fort pour que je puisse l'entendre du salon : " C'est dingue à quel point je connais mes enfants... "
- Sarah ! Sarah ! C'est trop bien que tu sois venue nous voir, j'ai des nouvelles poupées tu veux que je te les montre ? demanda Faustine qui venait de surgir des escaliers pour se jeter dans les bras de la copine de son frère.
Dans une moue vaincue, elle accepta et suivie Faustine à l'étage. Alex lui, vint s'assoir à côté de moi.
- Salut Rocky, qu'est-ce que tu fais couchée ici, tu es malade ?
Je lui racontais alors les péripéties de la journée, en n'oubliant pas le repos forcé imposé par maman et Antoine.
- Et je suis sûre qu'en ce moment même, tu pourrais nous courir un marathon ! Aller, fais lui plaisir aujourd'hui et demain, parce qu'elle va certainement te refaire le coup du repos demain, et dans quinze jours, j'organise un méga pique nique au bord du lac pour aller dégourdir ces petites jambettes, chuchota Alex de manière à ce que maman, dans la pièce d'à côté ne puisse pas entendre ce qu'il dit.
C'est vrai qu'un pique nique ne serait pas de refus. Après cet hiver sans neige, mais très froid et sous la grisaille, les premiers rayons de soleil commençaient à transparaître. La température devenais plus clémente, voir même agréable en ce début de mois de mars.
J'acquiesça en direction d'Alex qui me répondit par un clin d'œil. Il s'est affalé contre le dossier du canapé et a commencé à parler de la fac et de ses études. Après un long moment à discuter, maman appela pour prévenir que le repas était prêt. Je me suis levée, sous son œil discret qui me surveillait. Sarah est descendue avec Faustine qui n'avait pas voulu la lâcher un seul instant. Faustine adore Sarah, et visiblement, ce lien est réciproque.
Après le repas, maman, papa Alex et Sarah sont resté dans la cuisine pour discuter, tandis que chacun regagnait des activités, et moi ... mon canapé. Mais tout en zappant, j'ai été prise d'un mal de tête soudain. Le genre de mal de tête où une armée de grimlins s'éclaterait à coup de marteau piqueur. Je suis allée jusqu'à la cuisine, où les discussions qui parlaient très probablement de moi, puis que chacun s'est tu quand je suis arrivé, où j'ai pris un médicament et je suis ensuite montée me coucher.

• Antoine •
Après avoir raccompagné Sofia pour être sur qu'elle ne s'écroule pas sur le trottoir, j'ai retrouvé l'appartement. Mon père m'attendait assis dans la cuisine le nez dans son journal.
- Eh bien mon garçon c'est à cette heure-ci que tu rentres ?
Je ne répondais pas, encore énervé de la réflexion qu'il avait faire à Sofia l'après midi même.
- Eh bien, je pensais pas que le genre petite fragile te plaisais tant. Mais je me suis trompé apparemment.
- oh ça oui tu t'es trompé, parce que tu ne la connais pas. Alors je ne te permet pas de juger les gens sur leur apparence. Tiens regarde, toi le premier tu as l'air doux et sympas et en fait tu es un bel hypocrite. Alors ne me donne pas de leçons là où toi tu as des choses à corriger.
- Tu vas commencé par me parler autrement, je suis ton père je te rappelle ...
- Tu me le rappelle ? Tu fais bien, parce que c'est pas avec le temps que tu passe ici que je vais m'en souvenir.
- C'est pour assurer tes études que je fais ça, et le loyer, et les factures, maintenant si t'es pas content trouve en un de job, et on en reparlera quand tu pourras subvenir aux besoins d'une famille...
Toujours les mêmes arguments. Il était pas fichu de changer de discours. J'en avais assez de ce nouvel affront qui tournais encore au discours avec un sourd, je préférais autant repartir aussi sec. J'ai attrapé ma veste que j'avais retiré et je suis sorti de l'appartement accompagné des cris de mon père qui j'irais derrière la porte.
L'air frais fouetta mon visage quand je sortis de l'immeuble. La nuit était tombée et il recommençais à bruiner. J'ai fourré mes mains dans mes poches et ai avancé vers le bar où je savais que l'un de mes amis était employé comme serveur le soir. Le chemin était long mais je n'avais aucune envie de rentrer. J'ai poussé la porte du bar presque quarante minutes plus tard pour tomber sur une foule qui entourait l'écran plat sur lequel était diffusé un match de foot.
- Salut Marco, dis-je en direction du serveur après m'être glissé au comptoir.
-Salut Antoine, qu'est-ce que tu fais ici ?
- Ça c'est une bien trop longue histoire. Tu me sers un verre s'teuplait.
- Antoine tu sais que si le patron viens à être au courant que je te sert de l'alcool alors que t'es mineur, sous prétexte que t'es mon pote, moi je vais me faire virer !
- Qui irait balancer ça ? Mon âge n'est pas écrit sur mon front. Aller Marco, j'ai eu une soirée compliquée ...
- Bon ok, mais c'est la dernière fois hein !
C'est ce que tu répète à chaque fois mec... Il y a longtemps que je sais que c'est plus crédible, ai-je pensé en le remerciant. Je suis resté appuyé au bar, le verre à la main, pendant presque une heure. J'ai fini par sortir mon portable, sur lequel m'attendais deux messages de Sofia. J'ai tenté de l'appeler pour lui souhaiter une bonne nuit, et surtout pour savoir si elle allait bien, mais je suis tombé sur sa boîte vocale, où je lui ai laissé un message. Elle avait du s'endormir. J'ai verrouillé mon portable et ai recommandé un verre à Marco. Alors que je commençais enfin à m'évoquer la possibilité de rentrer chez moi, une main se posa sur mon épaule ...

Hello à tous, excusez moi pour ce gros blanc d'absence mais me revoilà enfin avec un nouveau chapitre. J'espère que vous ne serez pas trop déçu après tant de temps. Je vous embrasse fort fort.
Des questions à me poser ?
Merci.
Love.

Parce que la solitude rend fou...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant