Chapitre 17

304 40 155
                                    

Cela fait des jours que je lutte

Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.

Cela fait des jours que je lutte. Des jours que je fais tout mon possible pour garder la tête hors de l'eau, pour ne pas craquer. Mais aujourd'hui, je suis arrivé au bout de mes forces et en présence d'Harmonie, les vannes s'ouvrent. Je me fous complètement de pleurer devant elle. Après tout ce que je lui ai déjà confié, les larmes qui roulent sur mes joues sont de loin la chose la moins honteuse de tout ce que j'ai pu lui offrir de moi jusqu'à présent.

Je ferme les yeux pour ne pas avoir à affronter son regard. Je la sens se rapprocher de moi et au moment où je rencontre le bleu océan de ses iris, sa bouche s'écrase contre la mienne. Surpris par cette soudaine prise d'initiative, je reste au fond du canapé, les mains loin d'Harmonie, mais je ne la repousse pas pour autant. Notre baiser a le goût salé de mes larmes et il me renvoie la réalité en pleine face.

On ne devrait pas faire ça, soupiré-je.
Tu ne repousseras pas mon aide une énième fois, Chase.

Elle passe une jambe au-dessus des miennes pour s'installer sur mes cuisses et, instinctivement, mes mains trouvent refuge sur ses hanches. Mais c'est une mauvaise idée. Elle a été la première à me dire qu'il y avait d'autres façons de régler les problèmes, il serait peut-être temps que j'envisage les différentes solutions.

Je ne veux pas que tu fasses ça pour m'aider.
Rassure-toi, je le fais aussi parce que j'en ai envie, souffle-t-elle, ses lèvres une nouvelle fois sur les miennes.

Ce deuxième baiser n'a rien à avoir avec le premier. Il est torride, audacieux et langoureux. Mes mains glissent sur ses fesses et je cède. À quoi bon me battre ? J'ai envie d'elle et si c'est le seul moyen d'avoir un peu de répit, je ne vais pas la repousser. Au diable les autres manières de gérer ce bordel !
Nos lèvres ne se séparent que lorsque nous retirons nos pulls que nous jetons au pied du canapé.

Du bout des doigts, je redécouvre son corps. J'effleure le tatouage sur son épaule, je repousse sa tresse et redessine les traits fins de sa mâchoire. Je continue mon chemin un peu plus bas, passe sur sa poitrine et elle sourit.
Elle se presse davantage contre moi. Ses lèvres descendent dans mon cou et je ferme les yeux tandis qu'elle embrasse une à une les lettres encrées dans l'épiderme de ma peau. Puis nos bouches se retrouvent et je soupire de satisfaction.

D'une main habile, je tire sur l'élastique qui retient les cheveux de ma jolie blonde puis je m'éloigne doucement de son visage pour l'observer défaire sa tresse. Ses boucles retombent sur sa poitrine, puis son regard se perd sur mon torse, comme pour s'assurer que les traces de mes confrontations avec les gars de Tom n'y figurent plus, et son sourire s'élargit.

On devrait monter, suggéré-je.
Pourquoi ? On est seul, non ?
Quelqu'un pourrait rentrer à n'importe quel moment.
Ils sont tous en cours.
T'es sûre que c'est une bonne idée ?
C'est la meilleure que j'ai jamais eue.

Our battlefield - Tome 2 -Où les histoires vivent. Découvrez maintenant