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ET DANS LES LARMES DE CEUX QUI VIVENT, JE LAVE LE SANG DES ▬▬MARTYRS ▬▬
Un soupir las franchit les lèvres de la jeune femme tandis que le nœud inconfortable dans son estomac se resserrait. Un mois. Quatre semaines. Une trentaine de jours.
Tel était le temps s’étant écoulé depuis l’excursion à Shiganshina. Tel était le temps s’étant écoulé depuis qu’ils s’étaient réappropriés l’étendue de leur territoire. Tel était le temps s’étant écoulé depuis qu’elle avait ramené Armin parmi eux. Tel était le temps s’étant écoulé depuis que cette action avait poussé tout le monde à recouvrer la mémoire.
Tel étant le temps s’étant écoulé depuis que Levi avait cessé de lui donner signe de vie.
— Ce doit être le choc, tenta de la rassurer la douce voix d’Armin à sa gauche.
Assise sur le lit de sa chambre élaborée, celle-là même qui avait accueillie leur nuit torride et leurs baisers timides, elle n’avait même pas la force de rétorquer quoi que ce soit. Ses yeux demeuraient fixés sur la vaste armoire de bois brune située sur le mur d’en face, à gauche d’une porte donnant sur la salle de bain où ils s’étaient enlacés et où il l’avait nettoyée après cette soirée endiablée.
Elle se souvenait de tout. Ses bras sous son corps la transportant, l’eau montant jusqu’à ses clavicules, les doigts de l’homme se baladant sur son entrejambe pour le débrasser de sa semence, le silence reposant. Malgré son demi-sommeil, elle avait gardé l’empreinte de la douceur avec laquelle il l’avait traitée. Quand, la croyant profondément endormie, il l’avait soigneusement nettoyée, allant même jusqu’à frotter ses dents avec une brosse et l’habiller de linges propres avant de la déposer délicatement dans ses draps.
Dernièrement, elle ne cessait d’y penser. Retournant la situation dans tous les sens, elle se demandait comment elle aurait pu agir de façon à sauver ce qu’ils avaient alors, ne pas tout gâcher.
Car il semblait qu’à présent, ils n’avaient plus rien.
— Le choc ? répéta-t-elle d’un ton moqueur sans même regarder le garçon à sa gauche, le regard fixé dans le vide. Ils s’en sont tous très bien remis, après un mois. Sauf lui, apparemment…
— (T/P), essaye de te montrer moins dure avec lui, ce n’est pas une chose facile que de se rappeler subitement de t…
— Tu crois que ça a été facile pour moi ? la coupa-t-elle brusquement, se tournant vers le garçon.