L'attente.

518 32 28
                                    

À peine cette phrase fût terminée, qu'elle résonnait déjà dans ma tête.

"Puisse le sort vous être favorable".

La phrase favorite du Capitole. Comment le sort pourrait nous être favorable? Nous sommes envoyé dans une arène afin de combattre la mort. 48. Nous serons 48. En une seule édition, 12 Carrières auront le plaisir de tuer les faibles tributs des Districts pauvres pour ensuite offrir un spectacle grandiose au Capitole en s'entretuant.

"Suivez moi."

Une main m'agrippant le bras, cet ordre émit d'une voix rauque. Un Pacificateur. Leur uniforme essentiellement blanc était si propre. Cela peut être un détail futile pour certains, mais pour ma part, cela était incroyable. Comment pouvaient-ils garder leur uniforme aussi propre. En tout cas, ma chemise autrefois blanche n'évoque que de la pitié à côté de cet uniforme.

Jeter. Ce verbe est tellement bien approprié pour décrire comment j'ai été envoyé dans la salle des tributs. Chacun avait sa propre salle d'habitude, mais en raison du nombre double de tributs cette année, je devais partager cette salle avec le garçon de 18 ans. Je le regardait fixement. Grand. Assez maigre. Mais il a quand même de la force, mon poignet me fait encore mal. Il me fixe également. Un jeu de regard commence. Il ne détourne pas son regard du mien. À croire que le premier qui regardera ailleurs, aura perdu. Ces yeux m'envoie comme des messages. Il a l'air d'avoir un sacré caractère. Il ne se laissera pas marcher dessus. Malgré ses atouts, je ne ferai pas de ce garçon mon allié. Il pourrait se retourner contre moi à tout moment. Il est comme moi, solitaire.

Le grincement de la porte stoppa immédiatement mes pensées. Ce jeu de regard s'arrêta instantanément, nous étions tous les deux rongés par notre curiosité apparemment.

Un personne entra. Je ne la connaissais pas personnellement, mais je compris très vite que cette personne faisait partie de la famille du garçon. Cela devait être sa mère. Je l'ai déjà aperçu dans la Veine, elle ne vivait pas dans la ville.

"Tim!"

Alors ce garçon de 18 ans s'appelle Tim. Pauvre Tim, encore 1 an et tu aurai pu y échapper.. Lors de leur retrouvailles, Tim restait monotone. Aucune émotion n'apparaissait. Ni sur son visage, ni dans ses paroles. Malgré cela, la peur le hantait. La peur de mourir le hantait. Les Hunger Games le hantait. Sa mère ne cessait de pleurer, comme la mienne lors de ma nomination. D'ailleurs, je les attendais. J'attendais mes parents. Pendant un moment, personne ne vint. Tim partageait des moments avec sa mère jusqu'à ce qu'un Pacificateur sortit celle-ci de force. Les cris de cette femme occupait tout le couloir. On aurait pu les entendre jusqu'au Capitole.

"Tu sais, elle n'a plus que moi, il faut que je revienne."

La première phrase qu'il m'a dit. Et celle-ci me demande clairement de mourir à sa place. Je n'ai rien répondu. Qu'est ce que j'aurai pu répondre en même temps? Un silence était, d'après moi, la meilleure des réponses.

"Haymitch!"

Mes parents. Moi qui pensait qu'ils n'allaient pas venir. Ma mère, toujours les larmes aux yeux, courut vers moi et m'attrapa comme elle ne l'avait jamais fait auparavant. Quant à mon père, il me fixait. Son regard me suffisait. Il pouvait exprimer tellement de choses.

"Nous sommes désolés, nous voulions entrer avant, mais les familles des... tributs ne peuvent entrer en même temps." déglutit ma mère.

Je regardais son visage, si triste. Elle sait que tout était déjà terminé. Elle m'a déjà perdu, elle m'a perdu lorsque mon nom fût appelé.Mon père me donna une légère tape dans le dos en guise d'encouragement, tandis que ma mère me serrait de plus en plus fort à chaque minute qui passait. La fin se rapprochait, elle le savait. Soudain, un Pacificateur entra. Il ordonna à mes parents de sortir. Mon père obéit, tout comme ma mère.

La Seconde Expiation ( 50èmes Hunger Games ). -Haymitch Abernathy-Où les histoires vivent. Découvrez maintenant