ᴀɴɢᴇʀ ɪssᴜᴇs
sᴀɴᴢᴜ x ᴏᴄ
•Tiraillé par sa rage, Ary finit par se jeter toute entière dans l'enfer que représente Sanzu.
•Mais, la porte qui retiens cette rage s'avère être bien trop fragile, et bien trop t...
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Pour la première fois de ma vie, cette pluie battante qui semblait me poursuivre prenait tout son sens. Il l'avait rendu belle et douce. Il avait romantisé chaque détail de ma vie pour en faire ce qu'il aimait. Moi, je n'ai jamais eu besoin de tout cela pour l'aimer jusqu'au tréfonds de mes entrailles.
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Le moteur de la voiture berce mes pensées qui fusent, bizarrement ce soir, j'ai plein de choses à dire, j'ai tellement de sujets dont je voulais parler avec lui, tellement que j'ai l'impression que je n'arriverais jamais à tout dire en une vie.
Nous avions déposé le corps à un endroit qu'il paraissait déjà connaître, après tout ce n'est un secret pour personne que Sanzu et un tueur, mais ça n'a pas vraiment d'importance. Personne n'a réellement le droit de décider ce qui est bien ou mal pour les autres, des valeurs ne peuvent se transmettre.
C'est une hérésie de croire que les valeurs humaines existe, nous sommes simplement exposés à des lois qui nous réprimandent. Mais sans ses lois, tout le monde saurait que cette petite étincelle de haine et de violence presque animale est présente en chaque être humain et ne peu rester éteinte tout le long d'une vie.
Si ces petites étincelles n'a jamais allumé le grand feu chez la plus par des gens, c'est simplement qu'ils ont appris à se détacher de la réalité et à se plonger dans un travail surement aussi futile qu'ennuyeux.
Ce n'est pas notre cas, Sanzu et moi avons compris. Nous avons compris la futilité de l'existence et le nihilisme de la réalité, et nous avons décidé de céder à ces étincelles qui illuminent nos systèmes nerveux comme les lumières nocturnes d'une grande ville, plonger dans le noir le temps d'une nuit.
-"Voilà pourquoi avoir tué Hanma ne me fait ni chaud ni froid. J'ai uniquement laissé libre cours à mon étincelle animale..." je conclus finalement, le regard planter dans le sien.
Ses mains blêmes caressent le volant à chaque virage, la pluie qui battait contre les vitres de la voiture donnait une impression de profondeur à mes discussions avec lui. Cette pluie m'isole du vacarme du monde.
-"C'est une jolie façon de voir les choses... j'aime bien." murmura-t-il, le regard sur la route ruisselante.
La voiture s'arrêta le long d'un parc semblant avoir été oublier par le reste du monde. Il lache le volant avant de se tourné vers moi un sourire aux lèvres.
"Si la violence est une étincelle, il en est quoi de mon envie de te sentir plus proche de moi que jamais à l'arrière de cette bagnole ?" me demande-t-il, sa tête posée sur le dos de sa main droite.
"J'imagine que c'est une étincelle comme les autres..."
Je saisis sa main et joins mes lèvres aux siennes, La chaleur de son corps m'emporte jusqu'à la banquette arrière de la voiture aux vitres fumées. Ses mains parcours mon corps à la recherche de bouton ou de tirettes.
J'enlève son teeshirt dévoilant à nouveau son torse taillé et ses épaules joliment dessinés, son regard fiévreux change de l'habitude. Il couvre de baiser mon cou animé par le bruit de la pluie battante.
Nos corps à nus laissent percevoir l'amour dont nous faisons preuve. Son regard presque suppliant laisse place au bonheur, au moment tant attendu. Mes mains posées sur ses épaules qui me dominent inverse la tendance en le poussant en arrière.
Au-dessus de lui, j'impose mon rythme le faisant dévoiler son sourire du plus carnassier. Mes cheveux sombres et emmêlés s'enroulent autour de ses doigts. Sa peau pâle se glisse contre la mienne.
J'ai cru entendre un petit "ne m'abandonne jamais" mais après tout... peut-être que se n'était que la pluie qui me l'a chuchoté...