Chapitre 21 - Le Manoir Riddle

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Mes grands-parents m'ont tout raconté ; j'ai été adoptée. Quelqu'un – mes parents adoptifs n'ont jamais su qui – m'a laissée sur le pas de la porte de chez mes parents adoptifs alors que je n'avais que deux mois... Une lettre était posée sur moi, disant de prendre soin de moi et que de moi-même, je prendrai mon envol pour aller vers ma destinée.

Mes parents adoptifs ont laissé un mot à mes grands-parents – au cas où il leur arriverait quelque chose – leur demandant de prendre soin de moi et leur expliquant tout ceci. Tout devait être écrit, je crois.

Le Ministère n'a pas de réponse face à ça, mais Dumbledore pense que la prophétie de mes parents biologique a dû leur parler. Nous n'aurons pas plus de réponses concernant le passé, juste le futur.

Aujourd'hui, c'est le dimanche trente octobre ; j'ai quitté mon travail, rendu la cabane où je logeais, j'ai vendu toutes mes affaires et...

J'atterris dans un grand jardin avec Mattheo, un sac à la main. Devant moi se tient une grande demeure de trois étages. La façade est en briques rouges, le toit est d'ardoise et de grandes fenêtres blanches recouvre le devant de ce manoir qui va devenir mon présent et mon futur, car je suis le remède de Mattheo.

– C'est ici, me dit Mattheo.

Nous avançons et il ouvre la porte d'entrée. Il entre et je n'en fais rien ; j'hésite.

– Tu ne veux pas venir ?

J'entre dans le hall au parquet clair. De l'entrée, je vois un séjour plutôt moderne juste en face de moi. Un canapé d'angle blanc en face d'une cheminée. Je suis Mattheo dans le couloir de l'entrée et derrière le coin séjour, il y a une cuisine ouverte et un coin salle à manger.

– C'est le séjour, me dit Mattheo. Tu aimes ?

– Euh oui...

– C'est le Ministère qui a modernisé le manoir de mon père.

Je hoche la tête. Il se tourne.

– Là, les escaliers. Viens.

Nous montons à l'étage. Il y a une rambarde et l'on voit le coin séjour depuis l'étage.

– Ici, ma chambre. La tienne aussi maintenant.

Je rougis et devinez ce qui me vient en tête. Devinez.

Cette fois où il s'est transformé en humain, alors qu'il était sur moi. Cette fois où j'ai aperçu son... appareil génital masculin.

– Tu rougis ?

Je lève la tête. Il est face à moi et il me sourit.

– Quoi ? Non, je ne rougis pas.

– Je te connais. J'ai vécu sous ton toit presque durant un mois, à t'écouter parler, à te regarder dormir.

– Ça fait un peu... bizarre, là.

Il rigole.

– C'est vrai qu'il y a un déséquilibre, dit-il. Tu ne me connais pas vraiment.

– Hum je sais que tu aimes que je gratte juste ici.

Je pose ma main dans ses cheveux et je grattouille.

– Tu crois que je suis encore ton chat ?

Je cesse de le gratter.

– Ça te dérange ?

– Ça dépend si tu attends que je miaule.

– Je préfère que tu parles.

– Moi aussi.

Nous nous fixons.

– T/P.

– Oui ?

– Tu peux être à ton aise ici. Tu es chez toi.

– Merci...

Son regard noisette est plus envoûtant que lorsqu'il était un chat. Je veux être la proie de ce félin.

– Non, merci à toi d'être mon antidote, dit-il.

– Merci à toi d'être le mien.

– Je suis le tien ? sourit-il.

– J'en avais marre de ce quotidien, Mattheo, jusqu'à ce que tu apparaisses dans ma vie.

Il fait un pas vers moi, puis un autre et je me retrouve contre le mur, mes yeux noyés dans ses yeux d'humain viril. Il est musclé, il sent bon et ses cheveux sont deux fois plus doux que son pelage de chat. Et... il est bien monté. Il m'embrasse, je l'embrasse, nous nous embrassons, vous nous regardez et ils comprennent que le destin n'est pas qu'un hasard.

Point de vue de Mattheo Riddle :

Je peux enfin ressentir ce que je veux pour elle. De la tendresse, de l'amour et l'aider à se sentir bien. Mon élue... Je ne pouvais pas rêver mieux. Et, même en humain, j'ai aimé qu'elle grattouille ma tête.

Fin du point de vue de Mattheo Riddle.

– T/P, chuchote Mattheo en embrassant mon cou.

J'ai les yeux fermés et mes mains qui caressent ses cheveux.

– Oui... ?

– Je ne suis plus un chat... Ça te dit qu'on tente le mélange antidote, poison ?

Même en humain, il me fait sourire.

– Oui...

– Oui ?

– Oui...

– Putain, cool.

Il ouvre la porte de la chambre avec sa main sans cesser d'embrasser mon cou. Il m'entraîne dedans et retire son pull avant de déboutonner mon jean.

Habile le chat qui m'a été destiné depuis ma naissance.

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Et on miaule en chœur !
🍂🎃 À demain pour la suite de cette Nouvelle spéciale Halloween ! 🎃🍂

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