Plus de cinq ans que l'on se connaît,
Plus de deux ans et demi que nous nous sommes perdus de vue,
Plus d'un an que nous nous sommes retrouvés,
Un an depuis cette fameuse soirée,
Un an depuis que tu m'as touché,
Un an depuis que j'ai pris ta main,
Un an depuis notre premier calin,
Le lendemain de cette soirée.
Tu es venu me voir, quand tu t'es enfin réveillé,
Tu t'es allongé sur moi, ta tête sur ma poitrine, et tu m'as enlacé.
Comme si c'était naturel, habituel,
Pas charnel, pas sexuel.
Tu as ensuite brûlé ma peau de tes baisers,
J'avais gardé une trace rouge qui pouvait en témoigner
Bientôt un an depuis notre premier baiser
Depuis ce jour, nous ne nous sommes plus jamais quittés.
J'ai tant pensé, cogité, réfléchi,
Les heures sont passées, et passées, et tu n'étais pas là.
Et moi non plus d'ailleurs.
J'étais entièrement dans cette autre réalité, celle de cette soirée.
Je n'en suis pas sortie des jours durant,
Tant et si bien que la vie de cette réalité, tangible, n'avait pourtant plus aucun effet sur moi.
Seulement toi et moi.
Je n'étais plus rien, plus personne, tu m'avais tout simplement emprisonnée, captivée, prise en otage.
Tu m'avais absorbée, et dans ma tête tout se mélangeait, tu étais moi, j'étais toi,
nos peaux se liquéfiaient et je ne savais plus vraiment.
Les sensations sont passées de si nettes que je pouvais les sentir comme ce soir là,
à brouillées, je ne me souvenais que du bien, de ma peau sous ta main, sous ton souffle.
Au moment précis où tu t'es glissé derrière moi, posant ces mains que j'ai tant admirées sur mon corps,
Je me suis revue, 2 ans plus tôt,
Me demandant quand est-ce que tu daignerai me posséder
Alors que rien que ton image fantasmée nourrissait ma libido en éruption d'adolescente
J'ai possédé, j'ai apprécié, j'ai aimé,
Mais jamais je n'ai fusionné, possédé et été possédée en même temps,
Eu mon plaisir presque confondu avec un autre, exactement comme dans mes songes humides.
Je ne t'ai pas seulement retrouvé le jour où je t'ai ouvert ma porte, croyant à peine que tu étais vraiment là, devant moi,
Je t'ai aussi retrouvé le jour où tu a posé tes lèvres sur les miennes, timidement, me laissant la possibilité de faire comme si rien ne s'était passé.
J'ai eu l'impression à ce moment là de t'avoir toujours connu, et que ce contact intime me l'avait seulement rappelé.
Il m'a du moins rappelé mon attirance pour toi, qui n'étais donc pas qu'une lubie d'adolescente
Quand en classe je t'observais sous tous les angles, te cherchant et te trouvant des défauts,
Quand ça n'empêchait pas mes sentiments de se développer.
Tu as littéralement fais de mes rêves une réalité, et pour ta demande, tellement simple, une simple question,
rien n'aurait pu être plus beau que simplement toi me disant ces mots.Ces mots que j'avais toujours rêvé d'entendre, d'entendre jeune.
Déjà quand dans le parc je chantais "un jour mon prince viendra" après avoir vu Blanche-Neige, en cueillant des fleurs.
Tu n'es pas celui que j'attendais, mais bien celui qu'il me fallait.
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