5. 𝐈𝐍𝐂𝐎𝐍𝐍𝐔.

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APRIL
Scotland – Glasgow

    Je ralentis doucement la vitesse de ma voiture lorsque j'arrive dans la rue du quartier où habite mon binôme de science. Je me gare le long d'un trottoir, proche d'un parking remplie de voiture. Je sors de la voiture en récupérant mon sac à main qui renferme nos cours de sciences et mon ordinateur sur lequel nous avons commencé à travailler notre devoir dessus.

Je traverse le parking et marche jusqu'aux immeubles qui me font face. Un énorme bloc aux briques rouges qui forme un seul angle. L'atmosphère m'attire un sentiment que je n'avais jamais ressenti avant, pas de la peur, ni de la sécurité car ce coin de ce quartier n'a pas une très bonne réputation pour la drogue et des violences recensées ces dernières années. Je ne me sens pas étouffée en arrivant ici.

Plusieurs enfants qui passent juste à côté de moi, me saluent tous sans exception avec des grands sourires avant de se remettre à courir tous ensemble dans la même direction, en hurlant les uns sur les autres en riant.

Je mets un pied dans le hall que Jude m'a indiqué dans son message. Je n'ai pas besoin de chercher le numéro de son appartement sur les boîtes aux lettres puisqu'il m'attend, le dos appuyé contre un mur à côté d'une cage d'escalier. Il porte un sweat à capuche et un bas de jogging. La capuche est remonté sur sa tête.

Nos regards se croisent mais il baisse vite le regard et se mets à monter les escaliers juste devant moi. Je le suis en marchant sur le milieu de la cage des escaliers pour m'éviter de toucher les rambardes de la cage d'escalier.

Nous arrivons sur un palier, Jude ralentit et sors un trousseau de clé de l'une de ses poches. Une question me brûle les lèvres :

– Tu vas bien ?

Il tourne la tête vers moi mais ne me regarde pas. Il pousse la porte et retire sa capuche en entrant chez lui. Je le suis et repousse la porte de l'appartement derrière moi. Je regarde Jude qui retire sa paire de baskets.

– Retire tes chaussures. Le sol est propre.

Il s'éloigne déjà dans le couloir. Je dépose mon sac au sol pour retirer les lacets de mes converses et je me remercie de ne pas avoir mis de talons aujourd'hui. Je récupère mon sac et remonte le couloir qui comporte trois premières portes puis j'arrive sur un vaste séjour ouvert sur une cuisine. L'appartement est très peu meublé mais l'endroit est plutôt propre et lumineux.

– Je peux me laver les mains ? Je lui demande.

Il donne un coup de menton vers la cuisine. Je dépose mon sac aux pieds d'une des chaises de la table et me dirige vers la cuisine. J'ouvre l'eau chaude et me savonne les mains avec le savon posé sur l'un des côtés de l'évier.

– T'as des toc nan ? Me demande-t-il

– Comment ça ?

– Je veux dire, tu vérifies toujours que tes vêtements sont bien mis, que tu as aucun plie. Tu vas aux toilettes après chaque fin de cours et tu as toujours une bouteille de gel anti-bactérien entre les mains.

J'essuie mes mains à l'aide de mouchoirs et les jettes ensuite dans la poubelle que je trouve pas très loin. Je me tourne vers lui lorsqu'il termine de parler.

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