27. 𝐁𝐋𝐀𝐂𝐊 𝐂𝐑𝐄𝐖 𝟐𝟏𝟓.

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un petit chapitre avant cette semaine
de rentrée... bonne lecture <3

🂭


ISAAC
Scotland – Glasgow

Cette soirée au club m'a violemment re propulsé presque une année en arrière. Le soir où j'ai senti contre moi, la mort prendre le dernier souffle de ma mère. Cette soirée ne s'est pas déroulée comme elle devait initialement se passer. On avait tout un plan avec Kurt, un plan qu'il a élaboré les semaines précédentes de cette soirée. Kurt n'a jamais raté une de ses missions, jamais un de ses plans ne s'est retourné contre lui, sauf ce soir là. Cet homme qui devait être abattu a eu un tour de plus sur nous. Ses hommes étaient beaucoup plus nombreux, ils encerclaient discrètement l'entièreté de la salle et de l'étage. Lorsque notre mère a été touché, j'ai entendu son cri de douleur puis le bruit de son corps contre le sol, elle suffoquait, elle s'étouffait dans son propre sang, une balle... logée dans sa carotide. On ne pouvait rien faire pour elle. J'allais pourtant vers elle en courant, du plus fort possible, voyant Kurt complètement tétanisé de voir notre mère face à lui, déjà couverte par le sang de l'une de ses amies qui a elle aussi perdue la vie ce soir là.

J'ai eu l'impression de revivre la même scène dans ce club sauf que je ne trouvais pas celle que je voulais voir, celle que je voulais protéger. J'étais tétanisé mais à l'intérieur de moi, tout faisait rage. J'étais incapable de mettre un pied devant l'autre pour avancer, comme si que l'on maîtriser mes mouvements à distance, que je n'étais plus le maître de mon propre corps. April s'est jeté sur moi. Kurt sur nous. C'est là que j'ai eu un premier coup dans la poitrine en voyant leurs deux visages au dessus du mien, ils n'ont pas hésiter à se mettre en danger pour me sauver.

Putain la honte. T'as pas honte mec ?

J'expire bruyamment en passant mes mains dans mes cheveux, je resserre mes doigts autour de mes mèches sombres, je sens le froid de ma chevalière à mon index droit contre mon crâne.

Je pense à Jade. J'ai même pas été capable de retourner dans ce putain de club pour la récupérer. C'est mon frère qui l'a fait, parce qu'encore une fois, j'étais dans ce putain état de panique. J'envoie balader ma chevalière, d'un coup sec, de l'autre côté de la pièce. Mes mâchoires se resserrent.

T'es qu'un putain de faible Isaac.
T'es qu'un putain de faible Isaac.

Tu es faible mon fils.
Tu n'es pas comme ton frère, un vrai homme.
Un vrai homme ne tremble pas face à la mort.

Je le déteste putain. Je crois que je l'ai toujours détester mon père. Quel enculé. Il a détruit maman. Il a fait de Kurt une machine de guerre. Moi je n'étais que le cadet, trop petit, trop faible, trop rien. Mais va te faire foutre.

– C'est ta vietnamienne qui te fait pété les plombs ou quoi ?

Je me tourne vers la voix de Kurt qui perce de l'autre côté de la pièce où je suis. Mes poings se resserrent lorsque je le regarde, il me regarde avec toujours ce même regard, sombre et glacial, il ne retransmet jamais rien comme expression. Il est habillé de sa tenue qu'il porte habituellement lorsque qu'il travaille en journée au club, polo et bas noir. Il lui manque juste son oreillette et son holster à sa panoplie ridicule de garde du corps ou je ne sais quoi.

– Je t'emmerde Kurt, lâché-je d'une voix sec.

– Tire ton coup avec elle que l'on en finisse enfin avec tes sautes d'humeur de merde.

– Ne parle pas d'elle comme ça, dis-je les dents serrés.

– Bah sinon quoi petit frère ? Tu vas me casser la gueule c'est ça ? Dit-il tout en ayant un sourire mauvais sur le bas de son visage.

REINE DE CŒUR Où les histoires vivent. Découvrez maintenant