Chapitre 14 : Première mission

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Mon corps n'arrêtais pas de trembler et pourtant c'était déjà la trente-troisième flèches que je décochais. Mais rien a faire, les phrases, les images de ses souvenirs tournais en boucle dans ma tête.

J'entendais encore les cris de mon meilleur ami résonner dans mes oreilles, je sentait encore ses mains rappeuse et calleuse partout sur mon corps. De plus, s'ajoutais à ses sensations désagréables, les cris et les phrases qui ne cessais de m'accuser. Que si cet situation était arrivé c'était de ma fautes, si mon meilleur ami souffrait, c'était de ma fautes, si je me retrouvais dans cette situation, c'était ma faute car j'avais désobéit. J'avais accepter de désobéir lorsque j'avais accepté ce bout de pain.

Les larmes coulais le long de mes joues, j'étais seule sur ce terrain de tir. Seule dans le noir de la nuit comme je l'avais toujours était depuis le plus lointain de mes souvenirs.

Je pris une autre flèche, la placa et banda la corde de mon arc, je fermais les yeux et calmais ma respiration afin de réussir à toucher mon objectif. Je fermais mon œil gauche, pris une grande inspiration, la retint quelques secondes et lâcha enfin ma flèche qui se planta avec force dans le centre de la cible.

Tirer à l'arc me forcais à reprendre une respiration normal et la concentration que sa me demandais m'éviter de penser. D'entendre ses voix, ses cris. La douleur de mes doigts a force de tendre la corde me permettais d'oublier les autres sensations dont se souvenais mon corps.

Le fait que je sois seule me permettait d'oublier la honte que je viennais de vivre en me comportant comme ça devant le prince. Qui en plus de ça m'avais apporté de l'aide et qui avec regret avait réussi à me calmer.

J'ai pu revenir dans le présent car il avait agi de façon similaire à celle de Kyo lorsque je faisais des crises de panique. C'était pour ça que j'avais pu revenir et lorsque ses mains mon toucher, elle ne ressemblait en rien à celle qui nous torturait ou même à celle de Kyo. Les siennes étaient bien plus grandes que les miennes et ses doigts étaient relativement fins, de plus elle était douce et chaleureuse. Je n'avais ressenti aucune menace et j'avais eu l'occasion de retirer les miennes si je le voulais, sinon je n'aurais jamais accepté son contact.

J'imagine que c'était pour ça que je l'avais fait mais il n'empêchais, la honte!

Je poussais un grognement excédé par mon propre comportement et repris une flèche, la placa et banda à nouveau la corde. Je calmais ma respiration et j'allais lâcher ma flèche quand j'entendis les graviers grincer entre eux. Je gardais ma position mais pivota en direction du bruit.

Je fronçais les sourcils, avant de légèrement baisser mon arc et de fixer la personne qui venait d'arriver, oubliant les traces de larmes sûrement encore visibles sur mon visage.

- Comment te sens-tu? dit la voix grave et un peu rappeuse de l'homme.

Je lui tournais le dos, essuya le reste de larmes encore visible sur mon visage et me remis en position, alors que je l'entendis recommencer à marcher et venir se placer à côté de moi.

Je calmais ma respiration, ferma mon œil, pris une grande inspiration, la bloqua et lâcha la flèche. Elle se planta dans le centre de la cible se trouvant à quelques mètres de moi. Voyant que je ne voulais pas répondre, il recommença à parler.

- Tu viens d'être soigné, ne pense tu pas que tu devrais encore te reposer au lieu de t'écorcher les doigts.

Je ne le regardais pas, repris une flèche et me remis en position avant de tirer. Une fois que la flèche a atteint la cible, je dis d'une voix glaciale:

- Ça me permet d'oublier, la douleur me permet de ne pas penser. Pourquoi êtes-vous là? Dis-je en me repositionnant.

- Je viens m'assurer que tu te tiens toujours sur tes deux pieds.

Les quatre pilier oubliéOù les histoires vivent. Découvrez maintenant