CHAPITRE 1

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23h30

Une clope dans la main droite, un verre de vodka dans l'autre. Dans les yeux, de la tristesse et des larmes. Sur les poignets, le sang coule et goute sur le tapis. La musique à fond, prête à exploser mes tympans. Le tabac fait effet. Il me fait tourner la tête. L'alcool aussi. Je suis vraiment déchirée. Mais cette sensation me fait du bien. Une sensation de bonheur m'envahis le cœur, les poumons.

Rigoler, jusqu'à ne plus avoir de souffle, pleurer jusqu'à ne plus avoir de larmes. Ce déchirer la gueule jusqu'à vomir, fumer jusqu'à s'exploser les poumons.

Sur mon tapis jonche des mégots de cigarettes et une bouteille d'alcool vide. La lame de rasoir et là, à côté de moi. Je ne sais que faire. Ma mère va bientôt arriver. Il faut que je jette tout ça. J'essaie de me lever. Je tombe, je me sens partir de plus en plus. Aller, je bois une dernière gorgée de vodka, fume une dernière fois.

Puis je sombre.

5 JOURS PLUS TARD.

J'ouvre mes yeux, difficilement. Je ne suis pas chez moi. Une femme que je n'arrive pas à distinguer, m'approche. Me sourit, puis part.

10 minutes plus tard, la femme revient accompagnée.

- Bonjour Lily, comment te sens-tu aujourd'hui ?

- Je vais bien. Ou suis-je ?

- Tu es à l'hôpital. Cela fait cinq jours que tu es dans le coma. Mais tout va bien. Tu es sortie d'affaires. Me dis le docteur.

Merde ! Pourquoi mon corps est si résistant ? Je ne veux plus être là. Ceci est si dur à comprendre ?

- Lily, me dit le docteur. Tu as beaucoup trop bu pour ton âge, tu as fait un coma élitique. Pourquoi as-tu fais cela ?

- Je-je ne sais pas.

- Nous avons convoqués une psychologue. Elle arrivera dans une heure. Pendant ce temps, repose toi.

Sur ce, le docteur parti, mais avant de partir, il me tandis une enveloppe. J'étais surprise. Je n'avais pas beaucoup d'amis à l'internat. Qui pourrait m'envoyer une lettre ?

Je l'ouvris, à l'intérieur, un bout de papier, plié en deux.

« Lily. J'ai appris pour ce qui t'es arrivée. Pourquoi avoir fait cela ? Tu es une fille formidable. Alors pourquoi vouloir mourir maintenant ? Je ne pourrais envisager de vivre sans ta présence. XXX »

Ce mot, était accompagné d'une photo. Une photo de moi publié il n'y a pas longtemps sur les réseaux sociaux.

Sur cette photo, j'avais le sourire. Pourquoi m'envoyer cette photo ? Qui est l'auteur de ce mot ? Beaucoup de questions trottent dans ma tête. Ce qui me fait mal.

Soudain, la porte de ma chambre s'ouvrit. Aymeric. Il était là. Il affichait un sourire sur son visage, mes ses yeux me lancés un regard de tueur. Il courut jusqu'à mon lit, me pris dans ses bras. Je me sentais enfin en sécurité. Pendant un moment personnes ne parla. Puis il prit la parole.

- Qu'es ce qui t'a pris de faire ça ? Lily ! J'ai faillis te perdre ! Putain !

- Aymeric, je suis désolée. Mais je ne veux pas en parler. Pas pour le moment.

Il me regarda avec ces beaux yeux amandes, les plongea dans les miens. Puis me pris dans ses bras. Je sentis une larme tomber sur ma blouse d'hôpital. Ses doigts se serré sur mes bras. « Ne me laisse pas Lily, je t'en supplie. Tu es tout pour moi » Me chuchota t'il.

Une demi-heure plus tard, Mme Ducop arriva. C'était ma psychologue. Aymeric parti dans la salle d'attente.

- Bonjour Lily. Explique moi, aujourd'hui pourquoi es-tu là.

- Je suis ici aujourd'hui car j'ai fait une tentative de suicide. Dis-je les larmes aux yeux.

- Je vois. Quel genre de tentative ? Et pourquoi as-tu fais ça ?

- Je-je veux plus être ici. Je ne suis pas bien dans ma peau. Ma mère s'en fou de moi, elle préfère son boulot ou encore son copain. Je n'existe plus à ses yeux depuis la mort de mon père. La preuve, elle n'est même pas foutu de venir me voir ici. Quel genre de tentative ? J'ai pris de l'alcool, des cigarettes et une lame de rasoir. J'ai fait un coma élitique. Et puis avec cette lame, j'ai voulus en finir.

Elle regarda mes poignets. Ils étaient bandés. Elle prit note sur son calepin, puis pendant près d'une heure nous avons parlées.

Je sortie enfin de l'hôpital. Les yeux rougis, la tête qui tourne. Aymeric me raccompagna jusqu'à chez moi. Personnes. Personnes dans cette foutu baraque. Je ne voulais pas rentrée dans ma chambre. Il devait y avoir encore la pagaille de ma tentative de suicide.

Nous nous installons dans le salon, à regarder la télé. J'étais bien, contre Aymeric, dans ses bras. Je m'endormis.

Quand je fus enfin réveillée, Aymeric n'était plus là. Je regarde alors l'heure sur mon téléphone. 18h35. J'ai un message. Un message d'Aymeric.

« Désolé ma Lily, j'ai dû partir. Je viens de chercher demain pour aller à l'internat. Bisous, je t'aime »

Je ne répondis pas. J'attendis jusqu'à 20h00 l'arrivée de ma mère.

20h30

La porte claqua. Ma mère. Elle se déchaussa, posa ses affaires par terre, et viens me dire bonsoir. Elle n'était pas au courant. Elle le devrait non ?

Au même moment, j'eu un appel. Ma grand-mère.

- Allo ? Lily ??

- Oui, mamie, comment vas-tu ?

- Non. Je suis au courant Lily. L'hôpital m'a téléphoné. Je n'ai rien dit à ta mère. Je suis en quelque sorte ton responsable légale.

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La conversation avec ma grand-mère avait duré une demi-heure. Elle ne voulut pas savoir les détails de ma connerie. Ma grand-mère, étais la personne la plus importante à mes yeux. Elle avait toujours était là. Dans n'importe quelles circonstances.

Il était désormais 22h00. Je partie me couchée dans ma chambre. Ma grand-mère m'avait expliquée, qu'elle était passée. Tout rangé. Un vrai ange.

Je partie donc me couchée. Je mis du temps avant de trouver le sommeil.

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⏰ Dernière mise à jour : Jun 08, 2015 ⏰

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« Vivre avec l'envie de mourir. »Où les histoires vivent. Découvrez maintenant