DAY SIX - gakuen au

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- je trouve que le weekend ça passe trop vite, je veux dire j'attends ça avec tellement d'impatience pour au final me retrouver à faire des devoirs et pas profiter...ça m'agace ☹️l'école <<<<<

- ೃ⁀➷ -

- Tecchou. Je suis très déçu de ton comportement.

En cette belle fin d'après-midi d'octobre, Tecchou Suehiro se retrouvait coincé dans le bureau du proviseur, Fukuzawa, qui le regardait sévèrement. Lui et ses bras croisés. Lui et ses blessures pansées.

- Mais qu'est-ce qu'il t'a pris ? Tu es un excellent élève qui n'a jamais trop causé de problème, alors pourquoi...
- Il n'avait pas à manquer de respect à Jouno.

Fukuzawa fut surpris du ton froid et sec de l'élève face à lui. À 17 ans à peine, il lui tenait tête. Le jeune Saigaku devait donc être très important pour lui. Très.

- Écoute, peu importe ce qu'il a dit, je ne pense pas que lui éclater la tête à plusieurs reprises contre le goudron et lui casser le nez devant l'établissement tout entier ait été la meilleure des solutions.
- C'est au contraire la meilleure décision que j'ai prise de ma vie, monsieur. J'espère qu'il se rappelera pour toujours de cette humiliation.

Il est têtu, hein ? Le proviseur soupira. Ah, les adolescents.

- Et puis où est le problème ? Les docteurs Mori et Yosano s'en sont occupés. Et il n'est pas coincé dans le bureau du proviseur alors qu'il devrait être chez lui tranquille, lui.
- Je te conseille de changer de ton immédiatement, jeune homme.

Tecchou leva presque les yeux au ciel mais ne dit rien, préférant se calmer. Il bouillonnait encore. Rien que de penser à l'autre qui avait osé insulter Jouno suffisait à le mettre en rogne. Et lui mettre la honte devant tout le monde n'avait pas suffît à calmer sa rage.

Mais il savait que Fukuzawa avait bon cœur et qu'il ne serait pas trop sévère. Malgré tout, il ne pouvait pas laisser passer un tel incident dans son établissement.

- Je sais, j'ai merdé. soupira l'adolescent, en laissant ses épaules retomber, abattu. Mais j'ai pas supporté l'entendre faire le fier en disant des trucs pareils.
- Et je le comprends, mais comprend aussi que je ne peux pas laisser passer ça. Tu n'as pas d'avertissement mais je te colle jusqu'à la fin du mois tous les soirs. Je veux que tu fasses profil bas, c'est clair ?

Il s'empêcha de grimacer en songeant à la date : 5 octobre. Docile, le brun hocha la tête et le proviseur parut satisfait.

- Très clair monsieur.
- Bien. Va nettoyer le couloir, c'est ta première punition.

L'adolescent soupira mais s'exécuta sans rechigner. Il n'était pas stupide après tout, seulement trop protecteur envers son "meilleur ami"...qui aurait certainement pu se protéger tout seul sans son intervention.

S'avançant dans les couloirs bois et crème, son regard balaya ce qui l'entourait rapidement. Les derniers élèves se précipitaient vers la sortie, en bâillant ou riant, ou discutant de ce qu'ils avaient prévu après. Plusieurs le saluèrent avec crainte, respect ou encore timidité. Défoncer la tronche d'un abruti avait au moins eu d'autres avantages que sa satisfaction personnelle. Un balais à la main, il débuta donc sa tâche avec concentration.

SUEGIKU WEEK 2023Où les histoires vivent. Découvrez maintenant