Chapitre 7

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Des conversations joyeuses remplir le silence. Le jour avait laissé place à la nuit. Je ralentis le pas pour contempler le paysage à travers la vitre. Sur un lac gelé des jeunes faisaient du patin à glace. Des guirlandes de noël s'instillaient autour de la glace. En face, une montagne enneigée trônait fièrement. Derrière elle se jetait un faisceau de lumière bleu qui traversait le ciel, les étoiles avaient de la peine à se faire une place face à lui.

-Alonzo ! Tu viens la navette part bientôt. Si on veut de bonne place il faut que l'on y aille maintenant !

Je me retournai. Un garçon, yeux noisette avec des reflets roux dans ses cheveux, se tenait face à moi, le sourire aux lèvres. Il regarda par-dessus mon épaule.

-C'est beau pas vrai ? On a vraiment de la chance d'être ici pas vrai ? Je ne crois pas que les autres ont une si belle vue.

-Ah vous voilà ! Qu'est-ce que vous faite ? Il est plus que tant de partir si on ne veut pas louper l'avion !

Un garçon avec une coupe de cheveux des années 90 qui nous avait interpellé était suivis par un autre avec un style moins sobre. Sa chemise vert fluo et ses crocs ne passaient pas inaperçus.

-Finis de papoter, Alonzo. Ne t'inquiète pas tu auras tout le temps de revoir ce paysage dans deux semaines.

Où est ce que je me trouvait ? Et qui étaient ses garçons ?

Une excitation de départ en vacances régnait dans les couloirs que nous traversions. Les visages étaient enjoué, insouciant. Les lumières étaient toutes éteintes, de sorte que le bleu du ciel donnait l'impression de se retrouver immergé sous l'eau. La petite bande joyeuse me guida à travers le bâtiment jusqu'à arriver dans un hall rempli de bagage et d'excitation. La lumière bleu de ciel traversai les vitraux donnant une dimension féerique à la pièce. Je scruta la pièce. Le hall alliait ancien et modernité avec brio. Certains s'amusaient à détourner la lumière à l'aide de miroirs vers de grands portraits qui ornaient les murs de la pièce. A ma droite un couple se disait au revoir. La petite flamme de la jalousie s'alluma en moi, vivre un moment pareil dans un décors magnifique devait être quelque chose d'inoubliable. Un groupe d'ami se tenait en cercle et discutait bruillament. Un peu plus loin une fille était en pleine appel, installé sur sa valise. Des objets lévitaient. Malgré une cacophonie enivrante une excitation palpable régnait dans la pièce. On pouvait comprendre que les conversations n'étaient dirigé que vers l'effervescence d'un départ imminent. Plusieurs langues se superposaient dans la pièce. Je rompis le silence entre mon groupe et moi.

-Alix n'est pas là ? Elle ne rentre pas en France avec nous ?

Qui était Alix ? Aucune idée. Mais après avoir prononcé son nom des papillons envahir mon ventre.

Les garçons se retournèrent vers moi. Leurs regards se faisaient hésitants. Ils échangèrent un regard. Hugo fut le seul à avoir le courage d'ouvrir la bouche :

-Écoute. Ça il vaut mieux que tu en parles avec elle. Notre car est par là indiqua t – il

Le garçon avec les reflets roux saluât les deux autres et monta dans le car. Un pied dans le car et les langues me paraissaient plus familières. Plus chantante.

-Alonzo, tu préfères la fenêtre ou l'allée.

-La fenêtre.

Il me laissa m'installer avant de prendre place sur le siège d'à côté. A travers la fenêtre, je vis les deux autres garçons faire demi tour happé par la chaleur du bâtiment.

-T'inquiète pas on revient bientôt au paradis. Tu n'as eu qu'un avant-goût de la liberté que l'on a ici. Quand tu maîtriseras mieux ton Don se sera encore plus dur de partir.

Il me sourit chaleureusement.

-Comment tu supportes les secrets ?

Le car ferma ses portes. Un courant d'air glacial me fit frissonné. Je me trouvait adossé au mur. Le temps que mes yeux se réhabituent à la lumière environnante, le couloir avait perdu de sa lumière si rassurante, à sa place le gris et le noir avaient repris leurs droits. Le silence était plus assourdissant que jamais. Je dû reprendre ma course dans les couloirs. Cette fois je courais comme si ma vie en dépendait. Comme si le diable se trouvait à mes trousses. Si bien que je finis par arriver essouffler devant ma salle. Je frappai et par chance notre professeur d'espagnol n'avait pas encore fait l'appel. Cela m'épargna une nouvelle traversée des couloirs seul pour voir le CPE. La seule place encore disponible se trouvait à côté de l'insupportable Émeric. Je dû prendre sur moi, et poser mes affaires à côté de lui. Après le cours je m'éclipsai le plus rapidement possible. Mais, ma malchance me rattrapa. Émeric m'avait suivi. Il m'inonda de questions.

-Ça va ?

-Oui

-T'as pu te reposer ?

-Oui

-Tu as l'air de te sentir bien. Mieux qu'en partant tout à l'heure.

Il émit une courte pause.

-Il t'a dit quoi l'infirmier ?

Cette fois j'avais fait semblant de ne pas l'avoir entendu et me dirigeas au hasard dans le couloir, faignant d'avoir aperçu un ami. Il a dû comprendre le message car il avait cessé de me suivre. Par je ne sais quel miracle j'aperçus Marc. Il était assis sur un banc près de la cafétéria. Mais je jouas des pieds et des mains pour le rejoindre parce que la file d'attente pour la cafétéria était déjà grande, alors même que la cloche avait sonné il y a peine 2 minutes. Heureusement nous ne mangions pas là ce midi. La queue pour se rendre à la cantine était bien plus courte et plus rapide. Certes il n'y avait pas de chips ni de sandwich mais nous pouvions manger tranquillement. Le repas proposé était certes moins appétissant mais plus consistant. Arrive le moment de choisir la table, Marc, qui était devant moi, marcha d'un pas décidé vers l'une d'entre elle sur laquelle était déjà attablé Célia, Luca et... Rosalie.

Alonzo Dernières VisionsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant