Les cheveux lisses de Rosalie m'immobilisèrent. Les conversations semblaient se taire et à mes yeux un halo de lumière se forma autour d'elle. Mon cœur accélérât ses battements. Mon visage dû viré au rouge. Je pris une grande inspiration avant de pouvoir de nouveau avancer. En me rapprochant je pu constater que le groupe était plus nombreux que je ne le pensais. Trois autres filles mangeais à côté d'elle. La brune aux cheveux frisés avec des lunettes s'appelait Jane, l'autre brune aux cheveux lises Carla et la dernière s'appelle Léna. Une autre inspiration profonde me permis de reprendre courage. Je m'assois, peu assuré, entre Marc et Jane. En face de moi se trouvait Léna. Rosalie, elle était assise à gauche de Léna. Mes mains étaient couvertes de sueur. Mon souffle se faisait rapide.
J'avais la sensation que mes mains tremblaient si bien que j'hésitais à empoigner mes couverts. Je levai la tête et croisa le regard réprobateur d'Émeric assis sur la table d'en face. Il continua de me fixer pendant de longues minutes sans même prendre le temps de manger. Chaque fois que je relevai la tête, j'apercevais son regard braqué sur moi ou sur Rosalie. Son comportement m'irritant, je me mis moi aussi à le regarder de la même manière. Ma splendide camarade s'en aperçus et se retourna vers Émeric. Les yeux d'Émeric lancèrent des éclairs tandis que Rosalie revenait à sa position initiale. Elle me dévisagea mais pas comme à son habitude.
Cette fois ci il me semblait qu'elle me regardait vraiment. Inconsciemment je me suis redressé, je pris ma fourchette et commença à manger et à sourire bêtement. La jeune fille me scruta durant de longue seconde. Si bien que je commençais à me sentir mal à l'aise. Luca m'assena un coup de pieds dans le tibia. Je du retenir un gémissement douleur. Nos yeux se croisèrent. Les siens exprimaient autant de désapprobation que ceux de mon camarade de classe.
Les filles avaient fini de manger. Elles nous saluèrent d'un signe de tête avant de disparaître derrière la porte. Une fois Rosalie hors de vue je me détendis. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point mes muscles étaient sous pression.
-Je ne t'ai pas dit de l'oublier, me reprocha Luca
Je pris une bouché de mon assiette. Celle-ci passa sans aucun souci contrairement aux autres.
-Je ne comprends pas ce que vous avez contre elle.
Luca fronça les sourcils.
-Vous ?
Un plateau encore remplis vint se cogner juste à côté de moi. Le visage de Luca se ferma un peu plus. Je levai la tête et découvrit Émeric. Ils échangèrent un regard lourd de sens. Puis il se tourna vers moi et me sourit.
-Salut Émeric, salua chaleureusement Marc
Je fus surpris que Marc connaisse Émeric. Je ne voyais pas comment ils s'étaient rencontrés ni les centres d'intérêts qui pouvaient les relier. Mon camarade de classe lui adressa un rapide signe de tête. J'adressai un regard à Luca qui était aussi étonné que moi. Je pris le temps de poser ma voix avant de le saluer.
-Salut
-Salut, répondit Émeric.
Il prit place à côté de moi avec entrain. Il empoignât ses couverts comme s'il n'avait pas mangé depuis des lustres. Le repas suit son court en silence. C'est Marc qui finit par briser le silence.
-Le livre que tu m'as prêté est incroyable !
Luca et moi échangions un regard à la fois septique et surpris.
-Ravi qu'il t'ai plus. J'en ai d'autre dans le même registre.
Il prit une bouché parfaitement conscient que nous étions tous pendu à ses lèvres.
-Tu sais que j'ai hésité à prendre des spécialités littéraires. J'ai beaucoup aimé Les Misérables de Victor Hugo et j'ai lu tous les Jules Verne. En revanche je n'ai pas du tout aimé la plume de Maupassant et de Racine.
Les yeux de Luca s'illuminèrent suite aux paroles d'Émeric, cet éclair se fit si brève que je doutais de l'avoir vu.
-Pourquoi avoir pris des spécialités en rapport avec les sciences humaines alors ?
Mon camarade de classe reprit une bouché avant de répondre.
-Par simple intérêt
Marc se mit à poser des dizaines de questions sur la littérature, les romans, la poésie, le théâtre. J'aurai aimé me joindre à la conversation mais je souhaitais mettre fin le plus vite possible à ce repas avec Émeric. Mon camarade quant à lui voulait visiblement rester le plus longtemps possible dans la cantine. Plus il était lent et plus mon irritation augmentait et fini par se transformer en colère. L'irritation se lisait aussi sur les traits de Luca. Mais parce que nous apprécions Marc qui passait un bon moment, nous nous sommes tus.
-Et toi, Alonzo, tu lis quoi en ce moment ?
Le brouhaha de la cantine sembla se figer. Mon rythment cardiaque s'accéléra.
-Euh... Je ne me rappelle pas vraiment du titre
Émeric insista.
-Tu dois bien te rappeler de quoi ça parle, des personnages ou du nom de l'auteur
-Eh bien, figures toi que non.
J'avais sorti ses mots plus sèchement que je ne l'aurai voulu. Émeric ne se démonta pas pour autant.
-Tu sais au moins quel est son genre. Attends ! Ne dis rien ! Je vais trouver !
Il se tu. Les yeux tournés vers le ciel. Sa fourchette avec le bout de poulet traçant des cercles imaginaires, ponctué d'arrêts quand une idée lui vient, puis repartant si elle ne la satisfait pas. Marc le regardait en plein extase. Après de longues secondes, se retourna vers moi.
-Un roman historique ou policier. Voire un mélange des deux.
Il se pencha en avant, son sourire malicieux attaché à ses lèvres.
-J'ai tort ?
Son sourire me tapait sur les nerfs. Luca secoua imperceptiblement la tête, désapprobateur. Je lâcha un peu plus violemment que je ne l'aurai voulu ma fourchette dans mon assiette. Je sentit le pieds de Marc me donner un lègé coup. Émeric lui demeurait imperturbable. Mon meilleur ami était pendu au lèvre de son nouvel ami. Je m'efforçai de sourire et de contrôler ma voix.
-Oui, c'est ça
Mon ton reflétait malgré tout mon irritation. Après un autre coup pieds de Marc je lui posa la même question.
-Et toi ?
-Un livre sur les univers parallèles.
Nous avons finis de déjeuner en silence. Chacun irrité par le comportement des autres.Au moment de passé la porte du self, je me suis rendu compte que Marc n'était pas là. Je le cherchais des yeux dans la file mais aucune trace de lui.
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Alonzo Dernières Visions
ParanormalCes visions me hantent. Elles apparaissent sans prévenir. Elles me montrent l'avenir. Un avenir désastreux. Ce secret commence à peser lourd. A quoi puis-je en parler ? Dans notre monde la différence est mal acceptée. Qui ne me jugera pas en l'appre...