Découvrez les prémices de la grande terreur sorcière aux côtés de deux héroïnes tourmentées...
Angleterre, 1952. Dans un monde sorcier où le moindre faux pas a un prix, Eileen Prince, sorcière de sang-pur, rencontre Tobias Rogue, un ouvrier Moldu...
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12, square Grimmaurd, 1952.
Quelques jours après la fête des Black, Eileen fut de nouveau invitée à la demeure par Walburga, qui tenait à partager avec elle les nouvelles – et probablement les potins – de ces dernières heures. Hazel Nott arriverait avec un peu de retard, lui avait-elle précisé.
Elle fut donc accueillie par Kreattur, qui semblait toujours aussi mécontent de sa présence – mais elle ne l'avait jamais vu content, alors il était possible que cet air colérique lui soit habituel – et conduite au salon.
« Tu en as mis du temps ! » Sourit Walburga.
Elle se leva de son siège pour embrasser son amie et l'enjoignit à s'installer dans les cousins aménagés spécialement pour elles.
« J'ai dû fouiller dans les tréfonds de mes placards pour trouver de quoi m'habiller.
– C'est vrai qu'avec le froid qu'il fait, on ne sait plus comment se vêtir. Et les manteaux d'hiver de chez Madame Guipure qui tardent à paraître ! » se lamenta Walburga, et elles soupirèrent de concert.
Walburga était une femme de taille moyenne, au regard dur et aux lèvres toujours crispées, comme si on lui manquait constamment de respect. Elle était inflexible, sûre d'elle et sans pitié.
Pourtant, Eileen la considérait comme l'une de ses plus proches amies. Elles aimaient la compétition, se moquer de tout le monde et écouter du rock Moldu, ce qu'elles faisaient uniquement la nuit, dans le secret de leurs chambres. À Serpentard, elles avaient partagé leur dortoir pendant quatre ans avant qu'une Préfète ne se plaigne du bruit et ne les sépare. On l'avait retrouvée couverte de verrues dans un couloir deux jours plus tard.
« Hazel ne va pas tarder, déclara Walburga. Mais avant, je voulais te demander quelque chose.
– Je t'écoute, dit Eileen.
– Eh bien, je...»
Walburga fut interrompue par un bruit de pas, qui se rapprochaient à vive allure, comme si la personne courait. Elle sembla ralentir dans le couloir et se stopper devant la porte. Elle prit quelques secondes pour se préparer avant de toquer.
« Entrez », dit Walburga, agacée d'être interrompue.
Le visage d'Orion apparut dans l'encadrement de la porte. Il sourit et fit passer son immense corps dans la pièce. Eileen se fit la réflexion qu'il n'avait qu'à tendre le bras pour toucher le plafond.
L'air de Walburga changea du tout au tout quand elle vit qu'il s'agissait de son cousin.
« Orion, tu n'as pas besoin de toquer voyons. Tu peux venir quand tu veux. »