Épisode 7 : La cité d'or

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Le Capitaine recula doucement vers sa console, tout en gardant les yeux rivés sur l'ange. Il voyait son iris gris se refléter sur le corps doré et brillant. Il atteignit la console, mais il ne pouvait pas la regarder. Il fit quelques pas de côté, tâta les boutons, appuya par mégarde sur le bouton servant à vider la benne du pont 7, puis appuya sur un autre bouton qu'il pensé être le système d'autodéfense, mais qui en fait était le bouton servant à augmenter la luminosité des lumière de son TARDIS. Celles-ci l'aveuglèrent un court instant. Dans la panique, il se retourna et se mit à appuyer frénétiquement sur tout les boutons, pour enfin faire revenir la lumière à la normale. Lorsqu'il se retourna, l'ange était déjà à sa console, et la Capitaine compris qu'il était en train d'essayer d'une manière ou d'une autre de démarrer le TARDIS afin de pomper son énergie temporel. Tant que le Capitaine le regardait, il ne pouvait rien faire, mais ses yeux commençait à le brûler. Soudainement un idée lui vint. Il s'accrocha fermement à sa console et lança les moteurs, qui se mirent à vrombir. Le rotor se mit à faire ses habituels bruit de pompe à air, et une alarme se déclencha, message du TARDIS pour signifier à son pilote que l'ange était en train de pomper l'énergie temporel du vaisseau. Le Capitaine fit alors quelque chose de démentiel : Il ferma longuement les yeux, et appuya sur l'interrupteur de la console sevrant à ouvrir la porte de loin. Le Capitaine savait de vécu (un moment "sombre" de sa vie selon ses dires) qu'un TARDIS en vol dans le vortex avec la porte ouverte aspirerait tout ce qu'il y a à l'intérieur vers l'extérieur. Ses pieds décollèrent du sol et il se tint bien fermement à sa console de pilotage. Il fermait les yeux afin de s'assurer que l'ange tombe, car il lui semblait étonnant que sous forme de statue immobile il puisse être éjecté par la porte. Soudainement, la porte se ferma. Le TARDIS semblait l'avoir manuellement close. Il ouvrit les yeux, et l'ange avait bel et bien était aspiré dehors. C'était une bonne chose de faite, mais l'alarme retentissait toujours. Il était évident que la créature avait voler une grande quantité d'énergie. Il fallait faire vite. Il enclencha les scanner, trouva l'énergie temporelle qui résultait de la fuite de Midas et s'y aligna. En temps normal, il devrait pouvoir trouver la date exacte à la quel l'homme s'était rendu avec Stacy. Mais là, l'énergie nécessaire lui manquait, et nul ne savait à quel distance spatio-temporel il allait atterrir de Midas et madame Stickley. Le TARDIS se mit sur la route se l'énergie temporelle de Midas.

- Stacy, je viens vous chercher !

 Le Capitaine ne voulait pas qu'elle meure, car cela serait entièrement de sa faute. Il ne voulait pas de cadavre sur la conscience.  Pas d'autre du moins. Il avait activement participé à la guerre du temps, afin de protéger son peuple. Il avait été au service de Rassilon, le seigneur président de Gallifrey. Il était par certain considéré comme un dictateur. Mais le Capitaine, lui, était un de ses plus fidèle généraux. Dorénavant, Rassilon était mort, tué avec Gallifrey par le Docteur et le Moment. Le Capitaine avait sacrifié la plupart de ses visages sur le champ de bataille. Il avait été médaillé, remercié, enrichit, il était un homme ayant une influence sur la vie de Rassilon, petite, certes, mais présente ! Mais le Docteur avait détruit sa petite vie, et le Capitaine en était maintenant à court d'énergie, d'artrons, de son nom. Et il fonçait dans le passé à toute vitesse.
 Il regarda ses moniteurs et vit que sa jauge d'artrons était affreusement basse. De rage il frappa son pistolet sur la console, et soudainement, comprit pourquoi le TARDIS n'arrivait pas à généré d'artrons. Le soleil servant de générateur était resté dans le pistolet. Il brancha celui-ci à la console et laissa le TARDIS faire le travail. Ce dernier le fit dans la hâte, détruisant au passage le pistolet.

- Tu vois que tu n'en veux pas ! On aurait dû le détruire plus tôt !

 Le TARDIS sembla réagir.

- Bah oui ! Là c'est ton erreur !

Captain WhoOù les histoires vivent. Découvrez maintenant