07. Le pouvoir appartient aux femmes.

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Yoko.






Japon.
Tokyo.
Une semaine plus tard, 6 Novembre.





Mais attend, je pisse là ! la grondé-je derrière la porte.

Dior grince à la porte comme une folle. Ses griffes se plantent dans cette pauvre porte qui méritait de vivre.

Après avoir finit mes affaires, parce que sérieusement... j'avais vraiment envie de pisser depuis 2 bonnes heures, je sors de la pièce et mes yeux s'abaissent au niveau de Dior.

Pour la petite histoire, Dior est une petite chatte. Aucune idée de sa race, je l'ai trouvé il y a maintenant 3 mois dans la rue. Toute seule. Elle venait tout juste de naître. Elle est encore plutôt petite, son pelage est roux, avec quelques taches blanches et ses yeux sont d'un bleue azur unique.

Dori l'aime beaucoup... et en vrai, je suis sûre que Aïko aussi. Mais il ne sait pas comment s'y prendre quand il s'agit d'affection.

En fait, c'est même Aïko qui l'a nommé.

Ce con se prend réellement pour une star à longueur de journée. Il l'a appelé comme la marque française.

Je la prend dans mes bras et elle pose ses pattes sur mon buste.

— T'es contente, hein, riais-je.

Je marche avec elle dans les bras. Croisant quelques hommes et femmes au passage.

J'ai bien envie d'aller embêter la petite star qui est toujours enfermé depuis quoi ? Une semaine, ou plus, mais j'ai la nette impression qu'Isa' me tuera si il l'apprend.

Pour l'instant il gère la prochaine vente et vérifie les cargaisons. Bref, tout ça quoi.

Faut croire que non, puisque quand je descends les escaliers qui grincent horriblement, je remarque Isa' un peu plus loin. Assis sur l'un des fauteuils au milieu de ces arbres.

— Tu as déjà finit ?

— Mmh, me répond-t-il brièvement.

Ses yeux sont fermé et sa tête est penché en arrière, sur la tête du fauteuil. Bras croisés, visage crispé... il pense à quelque chose.

Je déteste quand il me répond comme ça. Parce qu'après faut toujours forcer jusqu'à ce qu'il daigne lâcher une info pour qu'on l'aide, ou alors il se braque et m'insulte sur plusieurs générations. Comprenez moi, c'est douloureux au quotidien !

Et j'ai faim.

Mais là, je dois gérer ce con comme si j'étais son père.

— Y'a un problème avec la prochaine vente ?

— Mmh.

— Formule des mots, pitié, tu sais que je parle pas ta langue.

Je m'affale lourdement sur un des sièges qui de toute façon, m'est destiné.

Ou plus exactement : quatre sièges pour les quatre Sayatò, sans Dori.

Juste moi, Isa', Aïko et elle...

AMRA ; AlkhayinOù les histoires vivent. Découvrez maintenant