Ma décision prise, mes parents étaient à la fois ravis que je puisse recevoir les meilleurs soins possibles mais aussi terrifié. Difficile de leur en vouloir, après tout je n'étais jamais parti aussi loin sans eux. Encore moins en possédant un tel handicap. J'avais conscience que dans l'avenir, je pourrai remarcher, bougé comme je le sentais sans être assisté d'une machine ou d'un autre être humain. Aussi loin cette réalité se trouvait à ce moment, j'y croyais dure comme fer. Depuis que j'avais prononcé ces paroles, je n'avais jamais été aussi sûr de moi. Quelque chose m'attendait là-bas, de l'autre côté de la Manche.
Je le savais. Je le sentais dans mes tripes. Samuel et Émeric étaient ravis quand ils étaient revenus. Ravis que je fasse confiance aux leurs et que j'intègre leurs communautés. Malgré le fait que je me rendrais plus dans un endroit où je serai plus proche que jamais dès cette communauté, je n'avais pas l'impression d'en faire partis. Bruno, Émeric, Samuel, Valentina, Maria, faisaient des choses incroyables. Alors que moi j'étais bloqué là dans se maudit lit. Je souhaitais que ma transition - comme il appelle ça - se fasse au plus vite.
Quoi qu'il en soit, je ne savais presque rien sur cette communauté. Quand Samuel et Émeric me parlaient de leurs expériences dans de plus grand refuges spécialisé pour les Dons, je ressens la nostalgie dans leur voix. L'envie dévorante d'y retourné, de revoir ces personnes avec qui ils avaient découverts leur Don. J'ai par la même occasion appris que mon ami blond avait une petite amie, rencontré dans ce refuge. Elle s'appelait Anaïs. Elle était rousse, c'était aussi une télépathe. Émeric ne se lassait pas de me vanter la solidarité des porteurs de Dons à travers le monde.
Mes deux camarades m'ont promis que la barrière de la langue s'effaçait vite. Les jeunes arrivants étudiaient 7 heures d'anglais par semaine, et 4 heures de la langue de leur pays d'accueil, sans compter les échanges avec les camarades. Résultat en moins d'un moins on pouvait devenir trilingues. Les professeurs des refuges internationaux parlaient tous couramment anglais.
Émeric m'avait aussi parler que les cours de l'institution française me seraient données, si j'ai de la chance, un professeur français, sinon ça se fera sur internet. Pour que le trajet se passe sans encombre il avait été décrété que je ne serai pas téléporté mais bien amené en train. Une petite téléportation sera tout de même effectuée entre la gare et mon nouveau chez moi. C'était Bruno qui effectuerai mon anesthésie général avant de partir.
On frappa à la porte. J'invitais la personne à entrer. Ce furent Marc et Luca qui passèrent la porte. Je ne les avais pas revus depuis le jour de l'incendie. Un silence pesant s'installa dans la pièce. Aucun de nous ne savais quoi dire. Ce fut finalement Marc qui rompit le silence en sortant de son sac un carnet qu'il me tendis. Dessus des points à l'encre doré formaient des des constellations, elles reposaient sur un fond bleu foncé.
-J'ai changé d'avis pour ton gage, il désigna le carnet, quand tu seras là-bas écrit tous ce que tu fais. De notre côté on en écrira un aussi. Comme ça à ton retour on se les échangeras. Ca sera une autre manière de rester en contact.
Ce fut les larmes aux yeux que mes deux meilleurs amis m'enlacèrent. Ils restèrent une heure et demi avant de devoir repartir.
Samuel m'avait donné un magazine sur la Norvège rédiger par un de ses amis qui vivait là-bas. Lui aussi était un grand accidenté, sa famille avais déménagé de France pour venir au plus près de l'hôpital. Il m'avait également remis son numéro, depuis je ne cessais de lui parler par message. Son ami m'avais dit qu'il sera là à mon arrivé. Ma mère entra dans ma chambre d'hôpital rompant le fils de mes pensées, suivis de mon père.
-On a une surprise pour toi.
Ils prenaient place rapidement près moi. Je m'attendais à recevoir un paquet cadeaux de leur pars. Mais ce furent des pas légers, que je reconnaîtrai entre mille qui résonnèrent. Mes yeux se dirigèrent vers leur provenance tandis qu'un sourire prenait place sur mes lèvres. Valentina. Elle s'approchait de moi à grands pas et fis une chose que je me souviendrai toute ma vie. Ma sœur me pris dans ses bras. Je pense que c'était la première fois. Ma surprise m'empêcha de lui rendre son étreinte toute de suite.

VOUS LISEZ
Alonzo Dernières Visions
ParanormalCes visions me hantent. Elles apparaissent sans prévenir. Elles me montrent l'avenir. Un avenir désastreux. Ce secret commence à peser lourd. A quoi puis-je en parler ? Dans notre monde la différence est mal acceptée. Qui ne me jugera pas en l'appre...