9 - 🌹🥀

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Mon cœur battait à une vitesse incontrôlable.

Plus je marchais, plus mes pas résonnaient sur le sol du toit, et plus mon souffle se coupait. Je ne savais pas qui j'allais trouver là, mais une étrange sensation me disait que c'était lui.

Lui.

Son odeur m'envahit d'un coup.

Un mélange de tabac, de musc et de quelque chose de plus brut, plus sauvage.

Je fis encore un pas, la silhouette assise sur le rebord du toit devint plus claire sous la lumière pâle de la lune.

Il était là, dos à moi, un bras appuyé contre son genou, fixant la ville comme si elle n'avait aucune importance.

- T'es venue.

Sa voix brisa le silence, grave, rauque, presque lasse. Il n'avait même pas besoin de se retourner pour savoir que c'était moi.

Je restai figée.

- C'était toi... murmurais-je. C'est toi qui m'as envoyé le message.

Il écrasa sa cigarette contre le rebord du toit, puis se leva lentement.

Mon souffle se coupa quand il fit face à moi. Ses traits étaient fermés, . Son regard sombre transperçait le mien, comme s'il pouvait voir à travers mes pensées, mes doutes, ma peur.

- Pourquoi ? soufflai-je.

- Parce que t'es en train de foutre ta vie en l'air, . Et t'as aucune idée de ce qui t'attend si tu continues comme ça.

Je serrai les poings.

- C'est toi qui dis ça ?! Toi, Zayn, qui trempes dans des histoires que personne ne comprend ? Toi qui risques ta vie chaque jour sans même prévenir ceux qui t'aiment ?

Son regard s'assombrit.

- T'as entendu quoi, exactement ?

Je déglutis.

- Juste... que cet homme... que... c'est lui qui...

Je n'arrivais pas à le dire.

Zayn s'approcha d'un pas lent, méthodique.

- Que c'est lui qui a violé ta mère, termina-t-il à ma place, sa voix plus sombre que jamais.

Mon cœur se serra si fort que j'eus du mal à respirer.

Il était là, devant moi, et pourtant je me sentais seule, terriblement seule.

- Je vais me rendre.

Les mots étaient sortis tout seuls.

Le silence fut brutal.

Zayn me fixa, interdit.

- Quoi ? souffla-t-il, comme s'il n'avait pas bien entendu.

- Je vais me rendre, répétai-je. Je vais aller le voir, et il fera ce qu'il veut. Je n'ai plus rien à perdre, de toute façon.

D'un geste sec, il me plaqua contre le mur.

- La ferme, Leyna.

Son regard brûlait d'une colère contenue, d'un feu qui me consumait tout entière.

- Ne dis plus jamais ça, gronda-t-il.

- Mais c'est la vérité ! m'écriai-je en tentant de me dégager.

- Putain, tu crois que je vais te laisser faire ça ?! explosa-t-il.

Il se pencha vers moi, ses lèvres à quelques centimètres des miennes.

"𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐩𝐚𝐫 𝐮𝐧 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝" ( correction ) Où les histoires vivent. Découvrez maintenant