Chapitre 4

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Constance s'était réveillée dans la nuit. Auprès de son mari. La soirée avait été un vrai supplice, elle avait fait des efforts, de gros effort, mais cela lui avait trop coûté, ce n'était pas naturel et Benjamin avait du le ressentir. Il y avait eue au cours du dîner un gros malaise, lui essayé de communiqué mais Constance, malgré tout ses efforts, n'arrivais plus à lui parler. Devant la télé il avait essayé de la prendre dans ses bras. Ils avaient passés tant de soirée comme celà, devant un film, dans les bras l'un de l'autre. Là, elle n'avait pas supporté le contact de sa peau contre la sienne. 

Quand Benjamin est venu se coucher prés d'elle, elle faisait semblant de dormir mais elle savait qu'il n'y croyait pas. Elle n'avait jamais su faire semblant... Le sommeil avait mis du temps à venir à elle, et le peu qu'elle avait dormi ne lui avait pas été bénéfique. Elle tourna sa tête vers le réveil à sa droite : 3h33. Une heure miroir. Elle attendit un peu, puis se décida à se lever. Elle n'arriverai de toute manière pas à se rendormir près de celui qui avait été son mari depuis 20 ans.

Elle se glissa hors de la chambre et se dirigea vers la chambre d'amis. Elle s'y réfugié régulièrement pour ce replonger dans les souvenirs. Autrefois cette chambre avait été celle de son fils : Nathan. Depuis 5 ans c'était juste une pièce supplémentaire de la maison. Ils avaient mis un an à vider la chambre et à donner ou conserver les affaires de leur cher enfant. Un jour Constance avait fait une crise d'hystérie, une de celle où l'on décharge toute la douleur, la tristesse emmagasiné. Elle avait tout arraché, le papier peint, les posters, tout ! Elle ne supportait plus de vivre chaque  jour avec cette pièce dans le même état, comme si son fils allait revenir. Mais... Les morts ne reviennent pas. Ils reste auprès de nous, dans nos cœurs, nos pensées, quelques souvenirs mais ils ne reviennent jamais.

Elle pris quelques instants, pour s'ancrer de nouveau dans le présent. Les souvenirs la submergée à chaque fois qu'elle était dans cette pièce. Elle se dirigea ensuite vers le grand placard dans le fond de la chambre. C'est là qu'ils avaient conservés les affaires de Nathan. Son tee shirt préféré, sa peluche préféré. Sa tenue de foot, avec encore quelques taches d'herbes dessus. Cela fit sourire Constance, dans quel état pouvait-il rentrer de ses séances d'entrainement... A coté des vêtements, une grosse boîte en carton dans laquelle était rangé des dessins, des mots, des cartes écrites pour la fête des mères ou des pères ou pour les anniversaires. Mais Se n'est pas se que Constance était venu chercher dans ce placard. Cette nuit elle n'avait pas besoin de se plonger dans ses souvenirs, cette nuit elle avait besoin d'aide, de réponse. Elle sorti le petit marche pied rangé au bas du placard et sorti un coffre en bois tout au fond de l'étagère la plus haute du placard, bien caché entre un ballon de foot décoré d'un autographe et des jeux de société (les préférés de Nathan qu'ils n'avaient plus se résoudre à donner).

Elle s'installa en tailleur sur le lit ouvrit le coffre qui dégagea une bonne odeur d'encens. Et sorti minutieusement le contenu du coffre. Un socle en bois représentant une fleur de vie, sur lequel elle posé un cristal de roche. et un paquet de carte. Un jeu de tarot divinatoire. Enfin Constance ne s'en servait pas dans ce but mais plus dans un but de guidance. Souvent face à un choix difficile ou à des questions sans réponse, en interrogeant son jeu de tarot elle trouvait parfois la réponse. Parfois plusieurs jours ou plusieurs semaines après, mais elle avait toujours ses réponses. Elle entreprit de mélanger les cartes puis, les yeux fermés, concentrée sur sa question, elle tira trois cartes du paquet qu'elle venait d'étaler en ligne devant elle.

Le 4 de coupe

La maison Dieu

L'arcane sans nom

Là au moins sa réponse été claire. Pas besoin de tergiversé pendant des heures devant ses cartes. Maintenant elle été sûre d'elle.

Elle rangea les éléments du coffret aussi minutieusement qu'elle les en avait sortis et la coffret retourna au fond de l'étagère la plus haute du placard. Le marche pied retrouva sa place en bas. Et voyant l'heure, Constance se dit qu'après une douche, un petit déjeuner et une bonne balade, se serai une heure correcte pour se rendre à la boutique.

Quand Benjamin lui avait demandé pour l'accompagné à son travail la veille elle ne lui avait pas dit qu'elle comptait s'y rendre bien plus tôt que prévu, pour soulager un peu Mireille qui s'occupait de beaucoup de chose avant l'ouverture de la boutique. Elle ne lui avait pas dit non plus pour l'état de santé de Mireille. Pourquoi ? Elle n'en savait rien, mais elle n'avait pas pu partager ça avec lui.

Quand elle sortit de la maison, elle inspira longuement l'air frais du matin, à cette heure ça ne circulait pas beaucoup, l'air ne sentais pas encore le gazole et les gaz d'échappement, les rues était encore calme. Elle adorait se promener en ville à cette heure. Les boulangeries ouvraient seulement, mais quand on passait à proximité en sentait déjà la bonne odeur des viennoiseries tout juste sorties du four. 

Constance en profita pour faire un tour dans le grand parc prés de chez eux, à ce moment de la journée les animaux prenait possessions de cet espace de nature en pleine ville. Ils profitaient eux aussi de ce moment de calme avant la tempête, les  bruits de klaxon, les enfants qui crient et lance des cailloux, les chiens qui aboient. A cet instant, Constance se serait presque cru revenu dans la campagne de son enfance. 

Elle sourit en voyant un couple de canard se dandiner vers la mare. Ils avaient l'air heureux, nageant côte à côte. Elle s'assit sur un banc pour les observer. Elle se sentait plus légère ce matin, elle avait eue sa réponse dans les cartes. En fait elle avait toujours eue la réponse en elle, ce n'était simplement jusque la pas le bon moment. Aujourd'hui elle été prête à l'entendre, et à accepter.

Elle continua son petit tour dans le parc, puis pris le chemin de la boutique. Les boulangeries ouvraient peu à peu, elle s'arrêta dans l'une d'elle pour prendre des croissants. Elle se dit que cela ferai plaisir à Mireille. Et quand elle pénétra dans la mercerie, l'horloge de la mairie sonnait 7h. Elle avait bien marché ce matin, cela ne lui avait pas paru si long.

Elle posa ses affaires, et commença le ménage de la boutique, enchaina ensuite avec les commandes en cours, rapiéçage, ourle, elle en été à la retouche d'une robe quand le téléphone de la boutique sonna. D'habitude elle ne répondait pas au téléphone en dehors des heures d'ouverture. Mais le tirage de ce matin lui revint en tête et elle décrocha la combiné.

- Mercerie de fil en aiguille, Constance à votre écoute.

Constance retint sa respira lorsque son interlocuteur se présenta.

- Vous pouvez passer à la boutique quand vous le souhaitez Me Lachau, je ne bougerai pas de la journée.

- ...

- Oui merci, vous aussi à tout à l'heure.

Tremblante, Constance reposa le téléphone sur le comptoir. Et resta quelques secondes à le fixer. Jusqu'à ce qu'une petite voix derrière elle la tire de ses pensées. 

- Tout va bien ma Constance ?

Constance se retourna et regarda Mireille, elle ne l'avait pas entendu descendre. Des larmes commencèrent à rouler sur ses joues, des larmes de soulagement et de tristesse, tout mélanger. Elle se dirigea vers la vielle dame et la pris dans ses bras, se laissant porter par tout un tourbillon d'émotions. 

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⏰ Dernière mise à jour : Aug 28, 2024 ⏰

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