Chapitre13

7 1 0
                                    

Chapitre 13

Paloma

Je me réveille en sursaut, le cœur battant. Je tâtonne à la recherche de mon téléphone sur la table de nuit et, en jetant un œil à l'écran, mon souffle se coupe : 9h40.

Merde ! murmuré-je, la panique me gagnant.

J'ai complètement raté mon réveil. Pourquoi ai-je laissé cette conversation avec maman s'éterniser si tard ? Mon esprit tourbillonne de pensées : je vais être en retard, Bella doit être furieuse, et Monsieur Albi ne va sûrement pas se priver de me faire des reproches.

En vérifiant mes notifications, je remarque une série d'appels manqués de Bella. Elle a dû m'attendre, m'appeler encore et encore avant de probablement partir sans moi. Super, Paloma. Quelle belle manière de commencer la journée.

Je bondis hors du lit et me dirige rapidement vers la salle de bain. J'attrape la première serviette à portée de main et prends une douche éclair. L'eau froide me réveille un peu plus, mais elle ne parvient pas à apaiser ma nervosité.

En sortant, je m'habille à la va-vite, enfilant un jean et un simple t-shirt blanc. Je coiffe rapidement mes cheveux, rassemblant les mèches rebelles en une queue de cheval désordonnée. Pas de maquillage aujourd'hui, je n'ai pas le temps.

Avant de sortir, je me rends dans la chambre de ma mère. Elle dort profondément, les traits de son visage marqués par la fatigue, mais apaisés. Je ne veux pas la réveiller, alors je prépare ses médicaments avec soin, disposant les doses sur une petite assiette à côté d'un verre d'eau.

Je laisse un mot sur la table de chevet :

« Maman, je suis partie travailler. Tes médicaments sont là. Si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle-moi. Je t'aime. »

Je dépose un baiser léger sur son front avant de quitter la pièce sur la pointe des pieds.

En sortant de la maison, l'air frais du matin me frappe au visage, me ramenant à la réalité. Je referme la porte derrière moi en vérifiant qu'elle est bien verrouillée.

Mon esprit est déjà focalisé sur ce qui m'attend au manoir : les regards sévères de Monsieur Albi, le travail qui s'accumule, et surtout Bella, qui ne manquera pas de me faire une remarque sarcastique sur mon retard.

Allez, Paloma, ressaisis-toi.

Je hâte le pas, espérant que la journée ne sera pas pire qu'elle n'a déjà commencé.

J'arrive à l'arrêt de bus, fatiguée mais soulagée d'avoir enfin attrapé le premier bus. Les trente minutes de trajet passent lentement, mon esprit encore embrouillé par les rêves de la nuit dernière.

Une fois arrivée à l'arrêt suivant, je descends et vérifie l'horaire du prochain bus. Mon cœur s'alourdit lorsque je découvre qu'il est déjà parti, et que le suivant n'arrivera pas avant bien trop longtemps.

Super, juste ma chance, murmuré-je en soupirant.

Sans perdre de temps, je me mets en marche. La route est longue, environ 36 minutes à pied, et je traîne mes pieds, lasse de cette matinée déjà éprouvante.

Quelques minutes après avoir commencé à marcher, je sens une présence derrière moi. Au début, je n'y prête pas attention, pensant que c'est un autre piéton. Mais cette personne ne semble pas simplement passer : elle garde la même cadence que moi, toujours quelques mètres derrière.

Je me retourne légèrement, assez pour apercevoir une silhouette encapuchonnée. Je ne distingue pas son visage, mais son comportement me met mal à l'aise. Je tente d'accélérer le pas, espérant qu'il prendra une autre direction.

The Moretti Legacy : Entwined in blood Où les histoires vivent. Découvrez maintenant