Chapitre 14

11 1 0
                                    

Chapitre 14
Gianni

J'ajuste les boutons de ma chemise, chaque geste précis et calculé. La veste noire que je mets par-dessus glisse parfaitement sur mes épaules. Avant de quitter ma chambre, j'attache ma montre, une pièce intemporelle qui rappelle notre puissance et notre héritage familial. La fête commence dans une heure, et le temps presse.

Je me rends d'abord dans la chambre de Lorenzo, qui est déjà prêt, impeccable comme toujours. Matteo nous rejoint peu après, habillé dans son style habituel, alliant élégance et décontraction. Ensemble, nous convenons que Dante, comme prévu, ne participera pas à la fête. Ses récents excès l'ont écarté de cette soirée réservée aux "décisions stratégiques". Au lieu de cela, il s'entraînera avec les gardes, ce qui, selon mon père, est une meilleure utilisation de son temps.

Nous nous dirigeons ensuite vers la chambre de Giulia. Je frappe à la porte, et sa voix douce mais ferme nous invite à entrer. À l'intérieur, c'est une ruche en pleine effervescence : maquilleurs, coiffeurs, stylistes et assistants s'affairent autour d'elle.

Giulia est sublime dans sa robe rouge sirène, un choix qui souligne sa silhouette avec un équilibre parfait entre élégance et audace. Le décolleté est subtil mais suffisant pour attirer les regards, et je ne peux m'empêcher de sourire en la voyant.

"Tu es ravissante, Giulia. Cette robe... parfaite," dis-je en inclinant légèrement la tête.
"Merci, Gianni," répond-elle avec un sourire qui reflète sa confiance.

Matteo acquiesce avec un compliment similaire, mais Lorenzo, fidèle à lui-même, ne peut s'empêcher d'ajouter une remarque acerbe.

"Le décolleté, c'est vraiment nécessaire ? Tu n'as pas besoin de ça pour te faire remarquer," dit-il en croisant les bras.
"Lorenzo, laisse-la," dis-je sèchement, coupant court à ses critiques. "Giulia sait ce qu'elle fait."

Giulia, visiblement habituée, ignore ses remarques et continue de se préparer. Nous ne restons pas longtemps, mais avant de partir, Matteo lui chuchote quelque chose qui la fait sourire à nouveau, allégeant l'atmosphère.

Ensuite, nous passons dans la chambre de notre mère. Elle est d'une élégance rare dans une robe blanche épurée, ses cheveux relevés en un chignon parfait. Elle respire la dignité et la grâce, un modèle que même Giulia ne pourra jamais surpasser.

"Vous êtes superbe, Maman," dis-je, sincère.
"Merci, mes fils. J'espère que tout se passera bien ce soir," répond-elle calmement.

Nous discutons brièvement de la soirée et de ses enjeux avant de descendre.

Arrivés dans le hall, l'activité est à son comble. Le personnel se met en place avec une précision quasi militaire, chacun à son poste. Mon regard balaie la salle, mais il s'arrête sur une paire d'yeux que je reconnaîtrais entre mille.

Paloma.

Cette fille m'intrigue, bien plus que je ne voudrais l'admettre. Dans sa robe noire simple mais élégante, elle attire l'attention sans même le vouloir. Ses formes généreuses sont mises en valeur, mais ce n'est pas cela qui me perturbe. C'est son visage, ce regard, cette ressemblance frappante avec elle. Paola.

Je serre les dents, essayant de chasser cette pensée. Pourquoi elle ? Pourquoi cette fille me ramène-t-elle à un passé que je déteste ? Je détourne les yeux, agacé par ma propre faiblesse.

"Gianni, on y va," dit Lorenzo, me tirant de mes pensées.

Je sors de la villa et monte dans une voiture avec mon père. Lorenzo et Dante prennent une autre voiture, et une file de gardes et de voitures de sécurité nous escorte.

The Moretti Legacy : Entwined in blood Où les histoires vivent. Découvrez maintenant