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Tiktok : Siham213_- Moi : Souleymane...
Il ne me regarde même pas, les poings serrés, respirant lourdement comme s'il luttait contre ses propres émotions.
- Souleymane : Va-t'en, Siham. Sors avant que je dise ou fasse quelque chose que je vais regretter.
Je recule, dévastée, les larmes dévalant maintenant librement sur mes joues. Chaque mot qu'il prononce me blesse davantage, mais je sais que si je reste, ça n'ira qu'en empirant. Alors, je me retourne, ouvrant la porte d'un geste tremblant.
Avant de sortir, je me retourne une dernière fois, espérant qu'il me retiendra, qu'il dira quelque chose pour arranger les choses. Mais non, il garde la tête baissée, ses poings toujours serrés.
- Moi : Je te déteste.
Puis je claque la porte et cours, les larmes me brouillant la vue.
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Je viens à peine de sortir, le cœur encore en morceaux après la scène avec Souleymane.
Amina se dirige vers moi, son sourire disparaît dès qu'elle voit mon visage.
- Amina : Siham, ça va ?
Je la regarde, j'essaie de me composer un masque neutre, mais je sens bien que mes yeux sont encore humides. J'ai envie de lui dire la vérité, de me jeter dans ses bras et de tout lui raconter. Mais la honte me serre la gorge. Alors je me contente de hocher la tête.
- Moi : Oui, oui, t'inquiète. Je suis juste... fatiguée.
Elle fronce les sourcils, incrédule.
- Amina : Fatiguée ? T'es sûre ?
Je force un sourire, essayant de paraître convaincante.
- Moi : Oui, vraiment. Y'a rien eu de spécial. Je pense juste que j'ai besoin de rentrer chez moi.
Elle me fixe un instant, ses yeux sondant les miens, comme si elle pouvait lire à travers moi. Mais je détourne le regard. J'ai trop honte de ce qu'il vient de se passer. Comment pourrais-je lui raconter qu'il m'a repoussée comme si j'étais une intruse dans sa vie ? Comme si j'étais un problème de plus à gérer ?
- Amina : Bon... si tu veux pas en parler...
Elle soupire et me serre brièvement dans ses bras.
- Amina : Mais tu sais que je suis là si jamais...
Je hoche la tête, murmurant un faible merci. Puis je récupère mon sac et quitte la maison, la tête basse, sans regarder en arrière.
Quand je sors, l'air froid de l'extérieur me frappe au visage, mais ça ne me réveille pas pour autant. Je me sens encore comme dans un brouillard. Mes pensées tourbillonnent entre la colère, la honte, et cette pointe de tristesse qui refuse de s'éteindre. Pourquoi est-ce que je m'accroche encore à lui ? Pourquoi est-ce que ça fait si mal chaque fois qu'il me rejette ?
Je me dirige vers l'arrêt de bus, le vent glissant sur ma peau, essayant de reprendre mon calme. Mais soudain, une silhouette familière se dresse devant moi. Je cligne des yeux, espérant que je me trompe, mais non... c'est bien elle.
Sarah.
Oh non, pas elle... Pas maintenant. Mais qu'est-ce qu'elle fait là ?
Elle me voit et marche directement vers moi, son visage déformé par la colère. Elle est déjà en train de me fusiller du regard, ses sourcils froncés, les larmes menaçant de couler. Elle ne m'adresse même pas un bonjour.
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