Chapitre 3- 28 novembre 2015

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Marion O'Neil, Gwenaëlle Harding !!!!!!!!!!

Et merde, grillées ! Je lançai un rapide coup d'oeil vers ma partenaire, qui me fit un bref signe de tête. Nous comptâmes jusqu'à trois, puis nous precipitâmes en courant dans le couloir, Brendon (un homme court sur pattes au visage rougeaud) à nos trousses. Soudain, Gwenaelle bifurqua brusquement vers la droite. Je la suivis de justesse. Elle m'entraîna en riant vers une cage d'escalier. Là, elle m'agrippa brusquement le poignet et me tira pour que je m'accroupisse. De là, nous entendîmes Brendon maugréer :

La prochaine fois que je vous surprend à voler des provisions dans la cuisine, vous le pairez cher, moi j'vous l'dis !!!

Puis il s'éloigna.

Vous inquiétez pas, chuchota Gwenaelle, la prochaine fois on ne se fera pas choper !!!

Je ris, soulagée. Nous partageâmes notre butin en riant de la tête de Brendon. Il était trop tôt pour se soucier de notre punition.

Cela faisait 2 mois que j'étais à l'orphelinat. J'avais de bon résultats scolaires, et j'avais remporté les prix de natation, de saut en hauteur et de course. J'avais par ailleurs fini deuxième au cross. Ça faisait 1 mois, que Gwenaelle et moi "piochions" dans le garde manger. Quand on se faisait choper, on était privées de nourriture. Donc on en volait. Donc on nous punissait. Cercle vicieux. Il était encore trop tôt pour s'inquiéter de notre punition. Plus tard peut être... Après avoir fini de manger notre butin, nous nous séparâmes. Gwenaelle avait cours de Grec moderne et moi de tennis. Je me dirigeai donc vers les terrains. Il y faisait chaud et c'était désert. En passant devant le gymnase, j'entendis des cris d'enfant. Pensant avoir affaire à des enfants qui chahutaient, je poursuivis mon chemin. Soudain, j'aperçus des volutes de fumées noires qui s'échappaient du gymnase. Ni une, ni deux, je me précipitai à l'intérieur. Le feu s'était déclenché sur un tas de tapis et avait rapidement pris sur la totalité des tapis de sol. Au milieu du cercle de flamme, un petit garçon de 5 ans. Ne pas paniquer pensai-je, réfléchir à une solution. Je lançai un rapide coup d'oeil aux cordes d'escalades. Elle n'avaient pas été atteintes par les flammes. Je me dirigeai vers elle. J'en saisi une, et après avoir pris une profonde inspiration, me jetai dans le vide. Les chances de réussite étaient infimes. Je risquai de mourir brûlée vive. Je réussi à passer in extremis au dessus du mur de flammes. Une flammèche me léchouilla le pied. Je grimaçai. Je saisi le petit garçon au vol et profitai de l'élan pour revenir sur mes pas. Il allait bien. Aussitôt, je le chopai par la taille et le hissa sur mes épaules tout en me dirigeant au pas de course vers la sortie. Arrivée dehors, je posai l'enfant qui éclata en sanglots et appela le directeur. Vingt minutes plus tard, les pompiers étaient sur le coup. Le directeur me remercia avec un grand sourire que je declinais d'un geste de la main. Gwenaëlle se jeta dans mes bras.

T'es prête frangine !! S'écria-t-elle.

Je la regardai, étonnée :

Prête pour quoi ? Demandai-je.

Suis moi et tu le sauras !!!

Intriguée, je la suivie dans l'allée. Elle disparut à un tournant. Je tournai aussi. Soudain, je senti un choc sur l'arrière de mon crâne, puis une piqûre dans mon cou. Puis ce fût le noir.

CHERUB 1 - Un Enfer DécisifOù les histoires vivent. Découvrez maintenant