Seuls les bruits de la climatisation et du clavier retentissent dans la pièce. Bastian envoie des demandes de devis et d'accord pour des projets des autres collègues.
Je suppose que comme il n'aime pas les interactions sociales, on lui donne des petites tâches qui lui demandent juste d'envoyer des documents via la boîte mail. Et si j'ai bien compris, c'est les projets de M. Nguyen - ou Hans si vous voulez. C'est lui qui passe les coups de fil, il s'occupe de tout ce qui concerne le contact direct avec les clients pendant que Bastian s'occupe de l'écrit.
Ils forment un bon duo.
Je suis rassuré que cette entreprise prenne en compte les caractéristiques de chacun.
Pendant ce temps, je regarde mon supérieur afin d'observer et d'apprendre.
C'est silencieux, quasi pesant. À moins que ce soit parce que je porte un pul en plein été ?
Alors que j'étais entrain de me balader le long de mes pensées, il envoie sa rédaction et d'un coup se tourne vers moi.
"Explique-toi. Tu ne pourras pas fuir indéfiniment.
- De... De quoi vous parlez ? réponds-je, confus.
Puis, il me montre mon certificat médical. À cette vue, je fronce les soucils. Et d'un geste de la main, je dégage la feuille de mon visage. Vous savez lire, non ? Pourquoi donnerai-je plus d'explications ?"On est en fin d'après-midi et pourtant on est sur un site. (chantier) Bastian voulait qu'on passe voir comment se passe les travaux et si les ouvriers du bâtiment avaient besoin de détails ou s'il manquait des matériaux. Ou même des mains-d'œuvre.
Et c'est le cas.
Bastian et moi sommes à l'extérieur du bâtiment. Il est en haut d'une échelle et fais des trous dans les murs pour pouvoir placer un système de gouttière.
"Passe moi le tuyau juste à côté de toi." m'ordonne-t-il, une main tendue et dirigée vers le bas.
Je m'exécute instantanément et me baisse pour prendre le tuyau dans mes mains. Ensuite, je me redresse et tend le tuyau vers lui.
Mais alors que j'ai les bras tendus en l'air, les manches de mon sweat glissent le long de mes bras, révélant ce que je ne voulais pas qu'on voit.
Instinctivement, je recule mes bras, lâchant le tuyau dans mon élan. Un gros bruit résonne sur le chantier quand le long bout de métal touche le carrelage au sol.
"Ça va pas ?! Qu'est-ce qui te prend enfin ?!" m'engueule-t-il pendant qu'il descend de l'échelle.[ Point de vue différent ]
Il est con ou quoi ? Je lui demande juste de me passer un tuyau, pas de foutre un boucan pas possible.
Alors que les ouvriers se rapprochent pour voir si tout va bien, je leur dis clairement qu'il n'y a rien et qu'ils peuvent déguerpir - "dégager" très exactement.
De retour sur la terre ferme, je m'approche du jeune, plus qu'ennuyé.
"Tu veux que je te vire pour un truc aussi depp ?" ( = "débile" ou "con" dans cette situation )
Alors que je voulais lui crier dessus une nouvelle fois, je m'arrête quand je vois qu'il a une posture plutôt défensive ou en retrait. Il tient le bout de ses longues manches fermement dans une paume de main et a le regard fuyant.
"Qu'est-ce que tu as aux bras ? posé-je après mon court analyse.
- Rien. Prenez votre tuyau et accrochez-le." dit-il avec des yeux plus que fuyants. On dirait un gosse apeuré.
Il ne peut pas juste coopérer et juste me le dire ? Ce n'est pas si compliqué, si ? Qu'est-ce qu'il peut cacher de si important ?
Sur les nerfs, j'attrape son avant-bras gauche avec violence. (Anger issues <3)
Il essaye de m'arrêter en se débattant mais c'est inutile, je suis bien plus fort que cette crevette.
Je lève son membre vers le haut et baisse la manche pour voir peu importe ce qu'il cache en dessous.
Soudain, mes yeux s'écarquillent en voyant enfin pourquoi il y avait écrit "40%".
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Mon souvenir perdu (Mein verlorenes Gedächtnis)
Teen Fiction☆ Et si je vous parlais d'un don Juan asocial, détestable, qui hait tout le monde ? Malgré son caractère de merde, il arrive quand même à montrer une autre facette de lui à un gamin qui vient sur son lieu de travail. Ils deviennent ensuite comme des...