Point de vue de Shomegaku Okita
La discussion avec Wilfried résonne encore en moi comme un coup de tonnerre. Chaque mot qu'il a prononcé, chaque regard glacial qu'il m'a lancé, a laissé une empreinte indélébile. Ses paroles n'étaient pas simplement des réponses, elles étaient des murs érigés autour de lui, des barrières infranchissables qu'il refuse obstinément d'ouvrir.
Je l'ai vu partir, son dos droit, sa démarche assurée, comme s'il avait tout compris, tout réglé. Mais ce qu'il n'a pas vu - ou ce qu'il a choisi d'ignorer - c'est le poids que ses mots ont eu sur moi. Pourtant, ce poids n'est pas celui d'une défaite. Non, il est différent. Il est celui d'une révélation.
Wilfried croit que la lumière est une faiblesse, une utopie qui n'a pas sa place dans ce monde impitoyable. Pour lui, vivre, c'est survivre, et tout ce qui dépasse cette froide logique est inutile, voire dangereux. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il se trompe. Pas seulement pour les autres, mais surtout pour lui-même.
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L'après-duel : un silence brisé
Depuis la dissolution d'Akirame, je me suis éloignée des affaires de la classe. Je n'avais pas le choix. Ma défaite face à Wilfried a marqué la fin de tout ce que j'avais construit. Les élèves qui m'avaient suivie ont compris que mon idéalisme ne pouvait pas rivaliser avec le pragmatisme brut de Meitanjo. Ils se sont dispersés, certains rejoignant la faction de Wilfried, d'autres choisissant une neutralité prudente.
Au début, j'ai vécu cette dissolution comme une trahison. Comment pouvaient-ils abandonner aussi vite ? Mais avec le recul, je vois que ce n'était pas de l'abandon. C'était une évolution. Mes actions ont semé quelque chose, même si ce n'était pas exactement ce que j'espérais.
La classe D est plus forte maintenant. Plus unie. Et ironiquement, cette cohésion doit beaucoup à Wilfried. Mais je ne peux pas ignorer la froideur qui émane de lui, cette manière qu'il a de tout calculer, de tout réduire à une lutte pour la survie.
Alors, après notre discussion, je me retrouve face à un choix. Dois-je continuer à le confronter, à essayer de lui montrer qu'il existe une autre voie ? Ou dois-je accepter que certains chemins ne se croisent jamais vraiment ?
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Les ténèbres et la lumière : une question d'équilibre
Je passe la nuit suivante à réfléchir, assise près de la fenêtre de ma chambre. La lune éclaire doucement la pièce, projetant des ombres sur les murs. Ces ombres me rappellent Wilfried. Il est comme ces zones obscures, toujours là, insaisissable, mais impossible à ignorer.
Pourquoi suis-je aussi obsédée par lui ?
Je soupire, fermant les yeux un instant. Ce n'est pas de l'obsession. C'est autre chose. Wilfried est la preuve vivante que la lumière et les ténèbres ne sont pas opposées, mais interdépendantes. Il refuse de l'admettre, mais c'est pourtant vrai. Son pragmatisme, aussi brutal soit-il, ne peut exister sans l'espoir qu'il combat. De la même manière, ma lumière ne peut briller que parce qu'elle est mise à l'épreuve par l'obscurité qu'il incarne.
Je pense à ses derniers mots. "La lumière est une faiblesse." Il a tort. La faiblesse n'est pas d'essayer de changer les choses. La faiblesse, c'est de ne rien tenter, de rester enfermé dans des certitudes immuables.
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Une décision : reprendre le contrôle
Au matin, je me rends dans la salle commune de la classe. Les élèves me regardent, certains avec curiosité, d'autres avec prudence. Mon absence prolongée n'a pas été ignorée, et je sais que beaucoup se demandent ce que je vais faire maintenant.
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L'Elite Brun - Y1 [ Ancienne Version ]
FanfictionTout commence au sein du lycée le plus prestigieux du Japon : ANHS - Advenced Nurturing High School. Un jeune garçon originaire du Bénin, présent dans ce pays depuis 3 ans arrive dans ladite classe des épaves : la classe D. Son nom est Okoda Wilfrie...