Harry se déplaçait dans le labyrinthe avec une vigilance accrue, sa baguette serrée dans sa main droite, prêt à affronter tout ce qui pourrait surgir. Les murs de haies étaient oppressants, formant un couloir étroit et sinueux qui semblait vouloir l'avaler. Des bruits inquiétants résonnaient à intervalles irréguliers : des bruissements de feuilles, des pas qui n’étaient pas les siens, et parfois même des cris lointains d'autres participants.
Il progressa prudemment, utilisant ses connaissances du futur pour anticiper certains pièges, tout en restant alerte face aux imprévus. Il savait que même une erreur mineure pouvait le ralentir ou pire, lui coûter la victoire. Chaque virage l’amenait plus profondément dans le labyrinthe et, finalement, il déboucha sur une clairière étrange, éclairée par une lumière surnaturelle.
Face à lui se dressait une créature majestueuse et inquiétante : un sphinx. Sa posture imposante et son visage énigmatique frappèrent immédiatement Harry. C'était une femme à l'apparence noble, dotée d’un corps de lion. Ses yeux dorés le fixaient avec une intensité qui lui donnait l’impression qu’elle pouvait lire dans son âme.
Le sphinx parla d'une voix profonde et mélodieuse :
« Tu es proche de ton but, jeune sorcier. Mais pour passer, tu dois répondre à mon énigme. Le chemin le plus court se trouve derrière moi. Si tu échoues, je te barrerai la route. »Harry hocha la tête, son cœur battant à tout rompre. Il n’avait pas peur, mais il savait qu’une erreur pouvait lui coûter du temps précieux. Le sphinx s'assit avec élégance et commença son énigme :
« D'abord, pense au premier de ce qu'il faut apprendre
Lorsque l'on ne sait rien à l'âge le plus tendre.
Ensuite, dis-moi donc ce que fait par naissance
Celui qui, au palais, a élu résidence.
Enfin, pour découvrir la dernière donnée
Il suffit de la prendre à la fin de l'année.
Tu connaîtras ainsi la créature immonde
Que tu n'embrasserais pour rien au monde »Harry fronça les sourcils, réfléchissant rapidement. Il comprit que chaque ligne représentait un élément.
« D'abord, pense au premier de ce qu'il faut apprendre
Lorsque l'on ne sait rien à l'âge le plus tendre. » murmura-t-il.
« Ensuite, dis-moi donc ce que fait par naissance celui qui, au palais, a élu résidence.»
« Enfin, pour découvrir la dernière donnée, ilsuffit de la prendre à la fin de l'année. »
Il connecta rapidement ces souvenirs : A-règne-ée.
Cela ne pouvait être qu'une araignée.Il releva les yeux vers le sphinx, confiant. « Araignée », déclara-t-il.
Le sphinx le fixa un instant, puis esquissa un léger sourire avant de se retirer sur le côté. « Bien joué, jeune sorcier. Tu peux passer. »
Harry ne perdit pas de temps et s’engagea dans le passage dévoilé. Quelques mètres plus loin, il aperçut enfin la coupe des Trois Sorciers, illuminée d'une lumière éclatante. Elle reposait sur un socle, comme un prix à portée de main. Mais avant qu'il ne puisse s'élancer, il entendit des bruits de course derrière lui.
Cédric Diggory apparut par un autre chemin, haletant mais déterminé. Il jeta un coup d’œil à Harry, puis à la coupe. Avant qu'ils ne puissent échanger un mot, un grondement sourd retentit. Une araignée gigantesque jaillit des haies, ses pattes griffues frappant le sol avec violence.
« Cédric, attention ! » cria Harry.
L’araignée bondit vers le Poufsouffle, qui trébucha sous la surprise et perdit sa baguette. Harry, malgré sa fatigue, réagit instinctivement. Il lança un « Stupefix ! », mais le sort rebondit sur la carapace dure de la créature. Elle se désintéressa de Cédric, le jugeant inoffensif, et se tourna vers Harry.
L’araignée chargea, et l’une de ses pinces géantes effleura la jambe de Harry, laissant une entaille douloureuse. Il grimaça mais continua à lancer des sorts pour tenir la créature à distance. « Impedimenta ! Reducto ! » Les éclats de lumière frappaient l'araignée, la ralentissant à peine.
Cédric, ayant récupéré sa baguette, se releva. « Harry, recule ! » cria-t-il. Il lança un sort qui atteignit l’araignée en plein thorax. Elle poussa un cri strident et pivota pour l’attaquer à nouveau.
Les deux garçons, comprenant qu’ils devaient collaborer, échangèrent un regard d’accord tacite. Ensemble, ils lancèrent un puissant « Stupefix ! », qui frappa la créature de plein fouet. L’araignée vacilla, puis s’écroula, inconsciente.
Harry, à bout de souffle, tomba à genoux. Sa jambe blessée le lançait terriblement. Cédric se précipita vers lui. « Ça va ? » demanda-t-il, inquiet.
Harry hocha la tête. « Oui... Ça ira. Prends la coupe, Cédric. Finis l'épreuve. »
Mais Cédric secoua la tête. « Non. C’est toi qui mérites de gagner, Harry. Sans toi, je ne serais pas arrivé jusqu’ici. »
Harry fronça les sourcils. « Ne dis pas de bêtises. Tu as travaillé dur pour arriver là. Poufsouffle mérite cette victoire. »
Ils discutèrent un moment, incapables de se mettre d'accord. Enfin, Harry proposa : « Alors on la prend ensemble. »
Cédric hésita, mais finit par sourire. « D’accord. »
Il aida Harry à se relever, et ensemble, ils avancèrent vers la coupe. D’un même geste, ils saisirent chacun une anse.
Un instant plus tard, tout bascula. La coupe n'était pas évidemment pas un trophée : c'était un Portoloin.
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Contrecarrer les Fils du Destin
FanfictionHarry découvre que Ginny et Ron ont utilisé un sortilège pour contrôler sa vie et celle d'Hermione. Pour changer leur destin, il crée un retourneur de temps spécial qui lui permet de revenir en arrière, de rajeunir et de remplacer sa version précéde...