Chapitre 13

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Le reflet du soleil et du ciel bleu contre la lame en or de son couteau, c'est ce qu'observe un homme aux courts cheveux bruns, semblant s'approcher de la trentaine, habillée d'une simple tunique et pantalon gris ainsi que d'une cape à capuche de couleure verte. Il reste allongé sur le toit d'une des maisons d'Aldoak, près du bord de la toiture, à côté d'un arc et d'un carquois de flèches posés par terre, qu'il a l'habitude de garder avec lui. Après avoir longuement observer le soleil par le biais de la lame d'un jaune flamboyant, il tourne l'arme pour observer son propre visage. En contrebas, dans une petite ruelle, deux hommes sortent d'une autre maison en se disputant.

Premier Inconnu : Eh lâche moi, c'est bon !

Second Inconnu : J'espère que t'as bien rentrer ça dans ta sale caboche !

Premier Inconnu : Ouais, c'est bon...

Second Inconnu : Et écoute-moi bien.

Il l'attrape par le coup, le plaque contre le mur et sort un opinel de ses vêtements pour le placer près du visage de sa victime.

Second Inconnu : Si au bout des deux jours tu n'as pas ramener la somme, ça sera pas un mais deux yeux que je récupérerai... Compris ?

Cette remarque fait rire celui se trouvant sur le toit, n'ayant pas bougé depuis le début, se contentant d'écouter ce qu'il se dit.

Premier Inconnu : O... Oui.

Ce dernier est relâché, à bout de souffle, se laissant glisser contre le mur

pour reprendre son souffle. L'autre range son arme et se dirige vers la porte sans rien dire.

Premier Inconnu : Fils de pute !

Il se jette sur son agresseur et le plaque contre la porte encore ouverte tout en fouillant dans ses vêtements.

Second Inconnu : Lâche moi connard !

Après avoir longuement fouillé dans les vêtements,celui qui s'était fait menacer finit par retrouver l'arme et plante son ennemi à trois reprises dans le bassin avant de reculer pour le voir tituber en se vidant de son sang. Voyant que l'homme tient encore debout, il décide de lui asséner deux coups dans l'abdomen pour être sûr qu'il ne se relèvera pas. Il s'écarte en laissant le couteau encore planté dans le corps de sa victime alors que ses yeux se tournent vers ses mains couvertes du liquide rouge.

Premier Inconnu : M... Merde...

Tout sourire, celui se trouvant sur le toit attrape son couteau par la lame et se prépare à l'envoyer dans les airs, en cloche, pour qu'elle tombe sur l'homme en contrebas. Il entame le geste et au moment où il lâche l'arme, elle disparaît pour se retrouver plantée dans la gorge du meurtrier qui était encore dans la ruelle. L'arme ayant transpercé sa gorge lui empêche d'émettre un seul bruit mais son regard, quant à lui, est rempli d'effroi. Ses jambes s'écroulent, suivies de son corps tout entier. L'homme situé plus haut se relève, attrape son arc et son carquois, s'approche du bord avant de s'accrocher à la paroie pour descendre avec agilité. Il s'avance près des corps, le sourire jusqu'aux lèvres.

Inconnu : Vous êtes tous égaux dans la mort...

Il s'accroupit près du tueur et retire son couteau à la lame d'or.

Inconnu : Vous, les humains.

Au bout de la ruelle, un autre homme s'approche mais il semble bien différent des autres, portant des habits bien plus distingués ainsi qu'une épée rangée dans son fourreau attaché à sa ceinture. Il s'arrête à quelques pas de la scène, lui aussi tout sourire alors que ses yeux restent rivés sur le seul des trois encore vivants.

Onigard : PrequelleOù les histoires vivent. Découvrez maintenant