Chapitre 33

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{Aaron}

L'entretien n'a bien évidemment servi à rien. J'ai essayé de lui faire parler de lui, mais il ne m'a pas laissé en apprendre davantage. Je suis monté en vitesse dans ma voiture et à peine ai-je démarré pour suivre Pedro que mon téléphone sonne. Je profite du stop rouge pour le prendre et quand je vois le nom d'April dessus, je raccroche et mets l'appel en haut-parleur pour me concentrer sur la route et ne pas le perdre de vue.

— Nano ?

— Aaron !

Entendre sa voix me soulage d'un poids. Elle est vivante...

— Écoute-moi bien, nano. Je suis en route pour te retrouver. Je suis en voiture et je suis en train de suivre le mec que tu es allé voir hier.

— Je me suis enfui, Aaron. Je suis dans une benne à ordure. J'ai peur qu'il me retrouve, dépêche-toi s'il te plait.

— Envoie-moi ta localisation, je vais venir.

Je reçois deux secondes plus tard une notification qui indique où elle est. Elle est super loin, merde.

— Écoute, mon cœur. Tu es actuellement dans la ville de Leiria. J'ai encore une petite heure de voiture, mais je fais au plus vite promis.

— Une heure...

J'appuie sur l'accélérateur tout en suivant sa localisation que je mets sur l'écran de la voiture. Sur mon téléphone, je cherche dans quels endroits elle pourrait se réfugier, tout en faisant attention à ne pas causer d'accident.

— Aaron, fait attention, s'il te plait.

— Je te le promets, nano. Écoute -moi bien, il y a une bibliothèque à 200m de toi. Réfugie-toi là-bas.

— J'ai trop peur de sortir et qu'il me retrouve.

— Tu ne peux pas rester dans une benne à ordure, April. J'arrive que dans une heure.

Elle se tait, alors je décide de reprendre pour insister.

— Compose le numéro de téléphone de la police et garde ton téléphone allumé jusqu'à ce que tu y arrives. Si tu les vois arriver, appelle-les et court !

Je l'entends respirer super fort, morte de trouille.

— Ok... Je... Je t'aime, Aaron.

Je me mets à sourire comme un idiot dans ma voiture en l'entendant prononcer ses trois petits mots.

— Moi aussi, je t'aime, April.

Elle raccroche pour pouvoir se mettre à l'abri. J'attends qu'elle me rappelle, stressée qu'elle se fasse prendre par ses connards. Cinq minutes plus tard, son nom s'affiche sur mon portable.

— C'est bon ?

— Oui. Je suis caché dans une ranger et on ne peut pas me voir, même de l'extérieur.

— Je suis rassuré. Je t'appelle quand j'arrive. Surtout ne bouge pas.

***

Enfin à Leiria, je fonce dans la bibliothèque où je cherche ma copine. Je l'appelle pour la cinquième fois, mais elle ne me répond toujours pas. Je suis mort de peur à l'idée qu'ils l'ont retrouvés. Je cherche dans toute la bibliothèque, mais je ne la trouve pas. Je vais péter un câble. Je remarque une porte avec écrit « seulement le personnel ». J'ouvre et y trouve une April endormie. Putain, elle m'a fait une peur bleue. Je m'approche de son visage en la contemplant. Elle m'a tellement manqué. Je passe une mèche rebelle qui s'est échappée de son chignon, mais reçois une gifle monumentale.

BEFORE YOUOù les histoires vivent. Découvrez maintenant