Le matin suivant, le premier à émerger fut Louis. Il commença par remarquer comment les bras d'Harry l'entourait et le réchauffait. Il y était si bien, il s'y sentait comme protéger, mais encore plus important, il était heureux. Il se serait cru dans une bulle de bonheur quand il était avec Harry.
Mais le problème était que la bulle éclaterait le lendemain. Bien que Louis avait promis à Harry de ne pas trop y penser, il ne pouvait s'en empêcher complètement. Il se sentait de plus en plus attaché et dépendant de celui-ci à chaque instant qu'il passait en sa compagnie. Louis ne savait pas à quel point il était prêt à faire face à la réalité de son départ, où comment il réussirait à s'en remettre.
Ce fut pendant ces interrogations qui étaient en train de devenir de plus en plus intenses et dérangeantes, que Harry se réveilla a son tour. Celui-ci ressentait la même proximité à l'endroit de Louis.
«Bon matin Lou, chuchota quasiment Harry d'une voix rauque et endormie avant de déposer un baiser de plus sur la nuque de Louis.
-Bien dormi?, demanda Louis en se fondant dans les bras d'Harry.
-Avec toi? Toujours mon ange.»
Si son ton semblait sarcastique, le message ne l'était absolument pas. Il pensait ses mots, seulement, Harry se disait que s'il mettait trop de sentiments dans son affirmation, il ferait peur à Louis, alors, il mis trop de tout le reste. Il exagéra l'émotion et l'intonation de la phrase, mais il espérait que Louis y verrait plus qu'une blague parce que c'était bel et bien plus qu'une simple blague.
«Je ne sais pas si je dois te dire que t'es con ou si je dois te dire que t'es adorable, mais d'une manière ou d'une autre, t'es un con adorable, et c'est un compliment, lâcha Louis d'un ton léger en riant doucement.
-Tu me rends con», répondit Harry en sonnant malgré lui plus sérieux qu'il l'aurait voulu.
Louis ne savait pas comment réagir. Il s'était rarement fait dire des choses aussi peu romantiques tout en étant aussi proche physiquement de quelqu'un. Mais même si les mots employés étaient en eux-mêmes assez vides, le ton qu'avait employé Harry en les disant toucha profondément Louis, et il sentit une fois de plus une envolée de papillons dans son estomac. Il aurait aimé se permettre le luxe de prendre le temps de répondre la bonne chose à Harry, mais ils s'étaient promis de se laisser aller, et c'est exactement ce que Louis allait faire... Il s'installa face à Harry et pris une profonde inspiration. Il allait dire les choses comme elles viendraient.
«Je t'aime. Pas comme dans 'je t'aime d'amour avec un grand A', mais comme dans juste je t'aime. Pas juste un je t'aime d'amitié et pas non plus juste un je t'aime fraternel ou juste platonique. Ce que j'essaie de dire, c'est juste je t'aime, d'un amour tout simple. Tellement simple qu'on a pas besoin de le définir, qu'il n'a pas besoin d'adjectif pour être compris, il l'est et c'est tout. Je t'aime aussi simplement que c'est humainement possible. Je t'aime toi, dans toute ta simplicité et dans toute notre simplicité. Je t'aime.
-Moi aussi je t'aime», déclara Harry en regardant Louis droit dans les yeux avant de s'avancer doucement vers lui pour ensuite l'embrasser.
C'était un baiser beaucoup moins élaborer qu'à l'habitude. Bouches fermées, juste en contact l'une avec l'autre. Mais même s'il était moins violent, rapide, lent, passionné que leurs autres baisers ont déjà été, celui-ci portait quelque chose de bien différent, de beaucoup plus lourd, mais aussi tellement léger. La charge émotionnelle qui l'accompagnait était nettement supérieure à tout ce qu'ils avaient jamais partagé.
Ils étaient bien.
Rien de plus complexe que ça. Juste bien.
Et en ce moment très précis, ça leur suffisait.
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Je vous entend me demander si j'aurais pu humainement faire un chapitre plus court, et je m'en excuse. Je ne voulais juste pas vous écrire 1000 mots de plus qui ne racontaient rien, et j'avais l'impression que j'avais écrit ce que je voulais avoir écrit pour la partie précédent le départ de Harry.
Le prochain chapitre concernera donc le départ de celui-ci, et comme je me suis fait poser la question, je veux simplement souligner le fait que son départ ne marque pas la fin de la fiction, au contraire, il marque le début d'une nouvelle partie de l'histoire, la deuxième moitié du récit si vous voulez.
D'ailleurs j'ai hâte de l'écrire! J'ai tout un plan pour vous et ça devrait être assez excitant!!
Pour finir, j'aimerais ajouter que j'aime ce que je viens d'écrire, et c'est vraiment rare que ça arrive. Aussi, laissez-moi savoir ce que vous en avez penser? C'est important pour moi, alors si vous avez deux secondes, laissez un commentaire ou même un vote! Ça fait toujours extrêmement plaisir à la petite madame qui rédige ces mots que vous lisez.
Merci, et à bientôt
xX
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Le bohème (Boyxboy, Larry Stylinson→ français)
Hayran KurguC'est l'histoire de la rencontre entre deux modes de vie différents. Très différents. L'un vit dans un appartement chaleureux. L'autre vit dans sa voiture. L'un vit à Doncaster. L'autre là où le vent l'amène. L'un se rend à chaque matin à la librai...