Chapitre 20

204 24 6
                                    

Quand nous arrivâmes au cinéma, je me dépêchais d'acheter une paire de billet et, à la demande de Julia, un grand sac de pop-corn.

Après cela, je marchai rapidement vers la salle que l'on nous avait indiqué, espérant, priant même, que personne ne nous voit.

-Pourquoi tu es si pressé chéri? Me demanda Julia.

Elle m'ordonna de ralentir, ce que je fis à contre-coeur. Elle glissa ensuite ses doigts entre les miens et me sourit doucement en allant déposer un doux baiser sur ma joue. Je sentis un froid et interminable frisson de dégout me traverser alors que je me forçais à sourire afin qu'elle reste calme et ne s'enflamme pas. Clémence ne pouvait pas savoir, pas avec ce que je voulais lui demander dans quelques jours.

-Tu vois que ce n'est pas si pire, je suis sure que tu aimes ça en fait. N'aimes-tu pas avoir une femme à ton bras? Me dit-elle me se rapprochant de moi et me regardant... Amoureusement?

-Oui. Je dis, en pensant à ma chérie.

Si c'était Clém' qui était là, à sa place, j'adorerais ce moment. C'est alors que j'eu ce que je pensais être une idée incroyable, merveilleuse. Dans ma tête, le visage de Julia se transforma en un visage tout autre, un visage fin, doux, rempli de gentillesse et encadré de beaux cheveux blonds.

***

Encore une fois, ta voix se brisa et tes yeux se remplirent d'eau qui coula à flot de tes beaux yeux.

Dans le salon, l'ambiance était lourde. Même Unster semblait avoir perdu sa langue, lui qui parlait normalement toujours sans jamais s'arrêter, qui avait toujours le mot pour rire.

Je m'approchai de toi et te pris dans mes bras. Je caressais tes cheveux et mis ma main sur ton bras. Grégoire, quand à lui, pris nos deux invités à part et les amena dans une autre salle.

Je te chuchota que tout allait bien, que j'était là. J'étais étonnée, tu avais réussi à te rendre bien plus loin dans l'histoire que la dernière fois. Ton histoire m'avait tant émue, j'en avais moi aussi les larmes aux yeux. J'étais tant attachée à toi maintenant, trop peut-être, que savoir que tu avais tant souffert me mettais dans tout mes états. Un tourbillon de rage, de colère, de désespoir et de tristesse prenait toute la place en moi.

Renouer avec son passéOù les histoires vivent. Découvrez maintenant