Chapitre 3

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*Jehan en média*

Comme si rien d'autre n'existait, je l'examinait de la tête aux pieds. Des cheveux bruns foncés coupés courts, des yeux bruns, la peau bronzée, des bras forts et puissants, un torse musclé et des jambes endurantes et élancées. Soudain, je reçu une gifle sur ma joue gauche et la bulle qui s'était formée autour de nous éclata. Les larmes aux yeux, je regardais qui m'avais mis une gifle aussi puissante. Je croisais le regard enragé de Jacques.
- Petite idiote! Ne dévisage plus jamais ces gens ou je te donne 45 coups de fouets. Maintenant va porter les manteaux dans la garde-robe.
Je baissais la tête et partis porter les manteaux. Aria se précipita vers moi.
- Lya! Oh mon dieu! Mais que c'est t'il passé?
- À vrai dire, je l'ignore, répondis-je. C'était très étrange car lorsque j'ai croisé le regard du garçon aux cheveux bruns foncés, on aurait dis que le reste du monde avait disparu. Je ne voyais que lui et puis M. Jacques m'a giflé et m'a menacé du fait que la prochaine fois que je dévisagerais ces gens je recevrais au moins 45 coups de fouet.
- Oh, ma chérie! Ne fais rien qui pourrait contrarier M. Jacques s'il te plaît. Je ne veux pas te perdre et je ne veux pas finir seule ici. Promet-moi que tu vas rester sage et prudente.
- Je te le promet Aria.
On se fis un petit câlin, car nous commencions à êtres longues et nos patrons étaient des personnes très impatientes. Ils prirent tous place à la table j'emmenais les entrées tandis qu'Aria apportait les verres de vin.
- Ce vin est délicieux, complimenta le plus vieux des invités. Vous avez beaucoup de goût.
- Merci Monsieur Bélanger, lui répondis Irma.
- Je vous en prie, appelez-moi David, répondit-il.
- Très bien, comme vous le voulez David. Après tout, nous serons bientôt de la même famille.
- Seulement si notre marché fonctionne.
- Évidemment. Mesdemoiselles, veuillez nous apporter le repas. Comme un seul homme, ou plutôt une seule femme, mon amie et moi nous apportâmes les assiettes devant les convives. Celui que je fixais tout à l'heure n'arrêtait pas de me regarder, voir me détailler. C'était vraiment déroutant et  j'étais rouge en permanence. Plus tard, alors que j'emmenais les desserts, Marina ne put se retenir de me faire sentir encore plus inférieure. Alors que j'emmenais le dessert au dénommé David, elle me fit un discret croche-pied et je tombais par terre comme une idiote. Personne ne l'avait vu à par moi. Le bol de salade de fruits que je transportais s'écrasa sur le plancher en se brisant et les fruits et le jus tombèrent sur le complet cravate de David et moi, j'avais peur. Peur de recevoir des coups comme d'habitude. Pourtant, à ma grande surprise, il entreprit seulement de prendre une serviette de papier et d'essuyer sa chemise. En voulant me relever pour m'excuser, je mis mes mains et mes avant-bras sur les bouts brisés de bols en vitre et je sentis une vive douleur. Peu après, un liquide chaud à l'odeur métallique et amère coula des coupures jusqu'au plancher. Du sang.
- Sale petite idiote pleine de pouces, s'exclama Jacques. Regardes ce que tu as fais! Tu as envoyé la salade de fruits sur notre invité et en plus tu as brisé mon bol en cristal! Tu vas payer cher pour tes actes crois-moi!
J'étais figée de terreur. Ma douleur aux bras ne cessait de grandir.
- Alors là, vous pouvez rêver, s'exclama le beau brun. Votre fille lui a fais un croche-pied et elle est tombée. Vous la menacez alors qu'elle saigne. Quel genre d'homme êtes-vous bon sang!
- Mon fils Jehan a raison. Depuis tout à l'heure je ne fais que vous observer et vos manières de traiter vos domestiques ne me plaise guère. Le marché ne tient plus. Jehan, va penser les blessures de cette demoiselle.
- Oui père.
Il me prend en princesse dans ses bras musclés et se dirige vers la salle de bain. Il me pose sur le rebord de la baignoire et cherche dans l'armoire à pharmacie. Ensuite, il revient vers moi avec des bandages, du désinfectant et des serviettes humides. Il décide de me poser des question pendant qu'il me soigne, car ainsi je ne penserai pas au sang qui dégouline sur le carrelage.
- Comment t'appelles-tu, me demande t-il.
- Lya.
- Ton nom complet?
- Lya Angela Clark.
- Ton âge?
- J'ai 17 ans et dans huit mois je vais en avoir 18. Vous vous appelez comment?
- Jehan Mathew Bélanger et j'ai 19 ans.
- Je ne voudrais pas vous déranger, mais quel était ce marché dont vous parliez?
Il semblais surpris.
- En fait, je devais épouser mademoiselle Marina pour que le territoire de mon père s'agrandisse et que vos patrons aient plus d'importance dans leur meu.... industrie je veux dire, reprend t-il en bafouillant.
- Était-ce que vous vouliez?
- Non. Car je veux me marier par amour, je ne veux pas de mariage organisé, dit-il en me regardant droit dans les yeux.
- Je vous comprend. Moi aussi je veux me marier par amour. Même si ce n'est qu'un rêve.
- Que voulez-vous dire?
- Je sais que je ne pourrai jamais partir d'ici, alors trouver l'amour est un rêve irréaliste car ça ne se produira jamais.
- Je ne vous crois pas. On ne sait jamais, le destin peut toujours nous surprendre, dit-il en s'approchant encore plus de moi tout en me fixant. Il me lança un dernier regard avant de m'embrasser doucement.

Libérée •[en pause]•Où les histoires vivent. Découvrez maintenant