Partie 5 : Il m'a marqué comme la balafre de Tony

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24 septembre 2011, 11h48

Le week-end arriva. Ma mère m'avait prévenu que nous irions voir les voisins dans l'après-midi.

Je m'étais levée assez tôt pour me préparer et aider ma mère dans les tâches ménagères. Au moment où je me prépara à passer à table avec ma mère, je reçus un message.

Chahida : « Salam, ca va ? On se retrouve au parc avec Aini cette aprèm ? »

C'était devenu notre petit rituel du week-end. Comme on n'avait pas vraiment le temps de se voir au lycée, on avait décidé avec Chahida de se voir tous les week-ends. Petit à petit Aini se joignait à nous. Chahida et moi l'apprécions beaucoup, la première impression que je m'étais faite d'elle était la bonne elle était très gentille et douce. On avait le même délire, elle s'était intégrée à notre petit groupe. Eymen aussi l'appréciait.

Jadwa : « Je dois aller chez les nouveaux voisins avec ma mère. J't'envoye un message dès que je rentre. »
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Munie de toutes sortes de gateaux, ma mère sonna. Une dame voilée nous ouvrit avec un grand sourire.

... : Salam alaykum

Maman : Wa'aleykum salam, nous sommes vos voisins du 6ème. Ma fille et moi voulions vous souhaiter la bienvenue. Désole de ne pas être venues plus tôt, je viens juste d'apprendre par mon fils que vous aviez emmenagés.

... : C'est tres gentil de votre part ! Ne restez pas là, entrez !

On rentra dans l'appartement et s'installa au salon, qui était très bien décoré. Ma mère et elle faisaient les connaissances de bases.

Samira, notre voisine est venue emmenagée ici suite au décès de son mari. Originaire de Lyon, elle a voulu se rapprocher de sa soeur et sa famille, la seule famille qui lui restait en France. Elle habitait avec ses 2 fils, Anis, 19 ans et Fatih, 12 ans. Ce dernier devait sans doute connaître mon frère, Eddine, puisque j'appris qu'ils étaient dans le même collège.

Elle me posait parfois des questions. Samira était quelqu'un de très gentille, accueillante et très simple. Cela se voyait rien que dans sa manière de parler et de se comporter. Ça change des vipères du quartier. Mise à part la mère de Chahida et celle d'Eymen, les autres n'étaient que de vieilles dames frustrées qui sautaient sur n'importe quelle occasion pour deverser leur venin.

Ma mère et Samira continuaient de discuter comme si elles se connaissaient depuis toujours. Je voyais ma mère rire, je la voyais tout simplement heureuse, oubliant ses soucis, elle profitait tout simplement de ce moment.

... : Maman, tu sais pas ...

Sans s'en rendre compte un garçon que j'avais déjà vu au lycée fit face à nous. Embarassé, il nous salam et partis.

Samira : Et bien je vous présente mon fils, Anis, dit-elle en rigolant.

Je n'ai pas pu détacher mes yeux de sa personne lorsqu'il était là. Alors comme ça, il s'appelle Anis. Je le voyais souvent au lycée avec Halim, le frère d'Aini, ils étaient sans doute dans la même classe. Je le voyais aussi dans la voiture d'Halim quand celui voulait me déposer au quartier avec Aini. Je n'avais jamais accepté surtout qu'en plus de lui il y avait Anis. C'est incroyable, Anis était mon voisin pourtant je ne le savais même pas. Je ne l'avais jamais vu par ici. Mis à part peut être ce jour où mon frère parlait avec un gars qui m'était inconnu, devant le hall, peut être que c'était lui.

Je ne sais pas pourquoi mais il m'intriguait. Au lycée, on s'était déjà échangé quelques regards mais rien de plus. Parfois je le surprenais à me fixer mais dès qu'il le voyait, il detournait son regard. Je ne pourrais pas décrire ce qu'exprimait son regard mais c'était assez spécial. Il avait un regard vide mais tellement expressif en même temps. Son visage ne reflétait aucune émotion mais ses yeux en disait long.

Il me semble qu'il n'a pas beaucoup d'amis mis à part Halim et quelques gars du lycée. Au quartier, je ne l'avais jamais réellement vu, peut être que j'y avais pas fait attention. Il avait l'air bien mystérieux.

Le reste de la journée passa, ma mère s'entendait très bien avec Samira, rien qu'elles parlaient, encore et encore. Heuresement que Fatih était rentré en milieu d'après-midi parce que sinon j'allais mourir d'ennui. J'ai pu faire connaissance avec lui, on avait bien rigolait. Je l'aimais bien ce petit.

Jadwa : « Désolé, on vient seulement de partir de chez les voisins. On s'capte un autre coup. »

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C'était Toi et Moi contre le reste du Monde ©

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