5 : Je ne suis pas Folle !

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PDV : Hez

Mes pensées partaient dans tout les sens. Une phrase tournait en boucle dans ma tête.

Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle.

Pourquoi j'avais envie de me fracassé le crâne contre la vitre de la voiture ou, d'hurler à m'en briser la voix et de fondre en larme ou, de me mordre jusqu'au sang et de me griffer le visage tellement j'avais mal psychologiquement .

Sinon je pouvais aussi suivre le chemin soporifique du médicament. Jack pensait que je ne le savais pas, mais ça fessait longtemps que j'avais découvert qu'il en mettait dans mon eau.

Je n'avais pas protesté car sans cette drogue, la séquestration m'aurait vraiment rendu dingue.

Parfois malgré les médicaments et autres traitements, je ressentais le besoin de liberté présent chez chaque être humain ; celui-ci me poussait à faire des choses folles.

Depuis que j'avais croisé le regard de L'Alpha, les effets de la drogue s'étaient dissipés et j'avais su que l'opportunité de m'échapper était arrivée.

Je n'avais pas bien compris comment le loup avait pu me faire sortir si vite.

L'importance c'était que ça avait fonctionné et que j'étais en route pour ... bon qu'importe le plus loin possible de cet hôpital c'était le mieux .

Je serrais les dents étouffant un cri, essayant de camouflé ma respiration haletante, je ne savais pas pourquoi, mais cette joie d'avoir quitté un enfer, et cette peur d'arrivé dans un lieu encore pire, me donnais la nausée. A moins que ce ne soit la voiture...  

_Chérie ça va ?

Je tournais la tête vers ...l'Alpha. Loup, baissé la tête sinon biz biz électricité.

Merde ! Hez reprend toi ! J'avais envie de me foutre une claque, j'avais été conditionner par ces salauds ! Jack ne peux plus rien te faire, plus rien, jamais, plus rien, tu es vivante, et pas folle ... je répétais cette phrase mentalement, pour me calmer.

Hochant la tête pour répondre au loup qui attendait toujours. Je commençais à la mater.

Il ressemblait à un dieu de l'antiquité Grec avec son allure d'athlète. Fort, vraiment fort, une musculature en V, de longs bras, de longues jambes, des cheveux dérangés. Il passa une main dans ses mèches, faisant mouvoir ses muscles.

Je savais que j'étais muscler pour une fille, en cachette dans ma cellule j'avais continué à faire des pompes en prévisions d'une évasion.  Si je n'avais pas été droguée, j'aurais pu maitrisé Jack, mais lui ! L' Alpha ! Impossible il était bien trop fort pour moi .

Je sentais son regard sur moi, un regard indescriptible. Qui me mettais très très mal à l'aise.

Je me mis à rougir, sous son regard. Puis une remontée d'acide passa dans ma gorge, et je pâlis. J'avais le mal des transports.

Tant pis, serrons les dents, pour retenir nos excès de folie, ignorons les nausées et éloignons nous le plus possible de cet enfer, qu'on osait appelé hôpital. Ah mon dieu voila que je me parlais au pluriel déjà que se parlais à soi même c'était mal vu, alors là ...

L'homme s'étira, son torse me criait de venir m'allonger contre lui, de poser ma tête et d'oublier mes soucis.

Résistais, résistais ... et puis à quoi bon, de toute manière mon état nauséeux ne pouvait pas empirer.

L'homme loup avait fermé les yeux, peut-être qu'il dormait ou faisait-il semblant, qu'importe. M'allongeais sur un inconnu c'était comme mettre de la chantilly sur de la crème anglaise, juste beaucoup trop appétissant.

En parlant de nourriture, quand avais-je mangé pour la dernière fois ? Non, non, il ne fallait pas penser à manger quand on a l'estomac retourné.

Je baillais et fermais les yeux en m'étalant sur le torse de mon sauveur ou futur kidnappeur.

Je surpris un début de sourire sur le visage de celui-ci avant de plongeais dans un sommeil peut-être sans fin.

***

La fin du sommeil arriva beaucoup trop rapidement à mon goût.

La voiture s'arrêta, et on m'ouvrit la porte, j'eus à peine le temps d'observer les alentours qu'une violente nausée me prit à la gorge.

Je m'accroupis et vomis tout ce que je gardais depuis le début du voyage, me purgeant du médicament par la même occasion .

Essuyant ma bouche du revers de ma manche, je détaillais enfin le lieu où je venais de vider mes boyaux.

Devant une fontaine, une trentaine de personnes me fixaient la mâchoire pendu.  Plus proche de moi, il y avait l'Alpha, le visage traversé de plusieurs émotions.  Le messager qui m'avait ouvert la porte, avait un sourire moqueur. Tout le monde était habillé sur son trente et un,  de jolies guirlandes décoraient le jardin qui longeait une allée pavé conduisant à une grande maison. Le soleil se couchait derrière moi éclairant la scène de manière surréaliste, comme un film en pause.

De toute évidence je venais de gâcher la fête et surement par la même occasion l'ambiance.


Loup garou [ titre provisoire ] Pause Et RéécritureOù les histoires vivent. Découvrez maintenant