Il finit par tourner la tête de quelques centimètres et nos iris s'entre-choquent. Je souris tristement et il accourt en ma direction. Il me saute littéralement dessus, entourant ses bras autour de mon cou, pour me tenir contre lui. - Oh mon dieu ... - Ma tête est plongée dans son t-shirt et son terrible parfum enivrant me détend aussitôt.
Il se retire quelques secondes après, mon cœur battant à tout rompre dans ma cage thoracique, il me sourit timidement, conscient de son geste impulsif.
- "Qu'est-ce qu'il s'est passé ?" m'interroge-t-il sans perdre de temps.
- "C'est Marvin" fis-je.
Je remarque ses muscles soudainement se tendre sous son superbe sweat noir, ses poings se serrent et je regrette tout à coup de l'avoir appelé.
- "Qu'est-ce qu'il t'a fait ?" continue-t-il peu sûr de vouloir connaître la réponse, à travers sa mâchoire crispée.
Je sais que c'est abominable ce que je vais lui raconter mais je ne peux m'empêcher de le trouver sexy dans le rôle de protecteur.
- "Marvin est devenu complètement fou, il est persuadé qu'on est fait pour être ensemble car il saura me rendre heureux, j'ai cru qu'il allait me violer au milieu des étagères tout à l'heure, alors que je lui ai fait ma prise et je suis partie en courant me réfugier dans un endroit fréquenté au cas où il reviendrait" lâchai-je d'une traite, le cœur battant rapidement à la remémoration de cet évènement.
- "Tu lui as fait une prise ?" demande-t-il les sourcils relevés, curieux.
- "Coup de genoux dans les parties"
- "Aoutch !" s'exclame-t-il en souriant en coin, les yeux rieurs "Je suis content que tu m'aies appelé, je vais finir le travail"
Mes yeux s'ouvrent en grand. Que va-t-il faire ?
- "Comment ça ?" demandai-je machinalement.
- "Je vais l'achever" répond-il sereinement.
Je m'étrangle avec ma propre salive.
- "Je ne t'ai appelé pour ça Aaron..."
- "Attends, ce mec m'a désobéi et tu voudrais que je le félicite. Merde il aurait pu se passer quelque chose de dramatique si tu n'avais pas réussi à te défendre, je ne sais pas ce qu'il lui a pris, vraiment mais..." souffle-t-il désemparé, passant sa main dans ses cheveux ébouriffés, regardant ailleurs.
- "Désobéi ?" le questionnai-je turlupinée.
- "Ouais... C'est une longue histoire"
- "J'ai tout mon temps" fis-je
- "Je lui ai fait promettre de ne pas tenter quoique ce soit avec toi, car il n'est pas celui qu'il te faut"
- "Ah parce que tu sais qui il me faut ?" notifiai-je.
- "Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, mais c'est un coureur de jupons et tu ne mérites pas ça"
- "Il m'a dit qu'il m'aimait" soufflai-je.
- "Oublie ce qu'il t'a dit, je suis désolé Abigaile" articule-t-il en baissant dans ses octaves, fixant ses pieds.
- "Je vais bien... C'est le principal" répliquai-je, ne le lâchant pas des yeux.
- "J'avais des doutes sur ses intentions et je l'ai laissé quand même... Je suis nul" murmure-t-il dans sa barbe.
J'avais bien envie de le contre-dire parce que j'aurais dû lui en parler depuis le début, de toutes ses avances mais je n'ai rien dit. Alors je lance de façon ridicule:
- "C'est terminé maintenant"
- "Je l'espère" répond-il avant de soupirer "Maintenant je t'emmène à l'appart' " lâche-t-il en attrapant ma main tendrement.
Je fonds littéralement là... C'est dingue, il est plus attentionné, plus doux, plus calme. J'avais peur qu'il pète totalement un câble et que j'ai à le retenir parce qu'il était connu comme impulsif mais non, et je suis contente. Et maintenant, il se veut réconfortant. - Je craque ... -
- "À l'appart' ?" l'interrogeai-je.
- "Tu crois quand même pas que je vais te laisser sans surveillance si il est devenu complètement dingue ?" rétorque-t-il.
- "Je suis pas toute seule, j'ai mon frère et mes parents"
- "Et alors ?" lance-t-il en fronçant les sourcils, contrarié que je le contre-dise.
- "Ok ok je n'ai rien dit" soupirai-je avant de sourire d'un air moqueur tandis que nous passons dans les rayons pour rejoindre l'avant du commerce.
Il est adorable et ça n'arrange en rien mon état. Au contraire, je sens que je ne fais que de m'attacher à lui de plus en plus, je suis vraiment catastrophique. - Qu'on me fasse interner ... - En plus, il a ce pouvoir sur moi. Quand il est là, tout ce qu'il se passe autour de nous, tout ça ne veut plus rien dire, tout ça n'a plus d'importance.
- "Tu aimes les boules ?" m'interrompt-il en pleine réflexion.
Les boules ? Il est sérieux de me parler de sexe alors qu'on est plein milieu d'une épicerie et qu'en plus, on est 'seulement amis'.
- "Quoi ?" m'étranglai-je.
- "Oui, tu aimes à la praline ?" continue-t-il en pointant un paquet posé sur l'étagère à ses côtés.
Je n'avais même pas remarquer qu'on s'était arrêté. Instantanément, je rougis alors que je me rends compte que j'ai eu les idées mal placées - irrécupérable ... - Il me parlait en réalité des fameuses boules au chocolat qu'on achète en période de fêtes de fin d'année.
- "Je préfères ceux au chocolat au lait" fis-je timidement.
- "Tant mieux ! J'espérais que tu dises ça !" s'enjoue-t-il tout à coup.
Il attrape une boîte de chocolats de Noël au lait et s'avance vers la caissière, tenant toujours ma main. Il jette la boîte sur le tapis roulant et la caissière nous salut. Je remarque aussitôt qu'elle laisse son regard divagué sur le corps de Aaron et malgré moi, je ne peux empêcher un:
- "Hum hum" pour la réveiller.
J'agis vraiment autrement en sa présence, j'ai des pensées perverses, j'oublie mes troubles et je deviens impulsive - génial ! une détraquée ! -
Nous nous avançons vers la voiture mal garée sur le trottoir de l'autre côté de la rue. Il mériterait une contravention pour se garer ainsi. Nous grimpons d'un pas pressé à l'intérieur et il démarre, posant sur mes genoux, la boîte aux chocolats.
- "Il va de soit que tu restes dormir à la maison"
- "Je n'ai pas mon mot à dire de toute façon" conclus-je.
- "Exactement" affirme-t-il.
Il conduit prudemment et nous arrivons rapidement où ils résident. J'ai eu le temps d'envoyer un message à ma meilleure amie ainsi qu'à mon frère.
Aaron tape le code pour entrer et nous finissons par grimper dans l'ascenseur.
- "Je suis content que tu n'es rien, ça aurait pu mal finir après tout" confie-t-il.
- "Merci d'être venu" fis-je touchée et gênée de sa remarque.
- "Ne t'en fais pas Abigaile, je suis là maintenant, je tiens toujours à toi" ...
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Un chapitre comme promis !!
⚠⚠⚠⚠ Je pars deux semaines en Norvège à partir de Dimanche, je posterai un chapitre et après il faudra attendre le vendredi 8 pour avoir un nouveau chapitre. Désolée Lollipopers. Ne m'en voulez pas trop ;-) ⚠⚠⚠⚠
Je vous aime quand même 😘💕
~ FilshyLollipop xx.
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Nos Chemins Se Sont Croisés. |Tome 2|
Teen FictionPoint de vue de Abigaile Dwight - "Aaron Ford ? Nom inconnu à mon répertoire. Ce fut une grande erreur, un petit bâtard profiteur. Un connard de première. Il ne compte plus pour moi. Ce petit merdeux a ruiné mon cœur, l'a piétiné comme-ci il avait...