Trois petit pas de dance et un baiser volé.

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Bonjour mes petits poireaux,

Voilà le chapitre cinq, je tiens à préciser qu'à la fin se trouve un lemon. Le jeune publique est donc avertit, s'il veut lire c'est son choix mais moi j'ai prévenu.

Bonne lecture à vous.

Zib

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Cela faisait des mois qu'Adrian attendait cette rencontre. On lui avait tant parlé d'elle depuis qu'il était le favoris pour être le nouveau maire de la ville. Cette femme qui avait la main sur tout le micro-État qu'était Snow-Hall. C'était la Lady, la personne que nul n'osait contredire.

Depuis qu'il était petit on lui avait conté et raconté cette histoire, le périple de la famille de la Lady et leur installation puis la fondation de la ville. Rien n'était plus beau à ses yeux que ce secret qu'il devait garder depuis qu'il était dans la confidence. Et ce soir enfin il la verrait.

- Non, non, non ! Où est ma chemise grise ?! Je ne peux pas la perdre, pas maintenant ! Plus que deux heures avant le rendez-vous.

Charline la médiatrice de la Lady, avait appelé Adrian pour lui annoncer que le rendez-vous serait repoussé. Ce qui ne l'arrangea pas, en effet il était déjà assez stressé et repousser l'heure laissait ses
pensées pessimistes prendre un peu plus possession de lui. Et si elle ne voulait pas de lui ? Si elle ne l'aimait pas ?

Les aboiements de son chien le sortirent brusquement de ses pensées, il avait complètement oublié de le nourrir, le pauvre devait être affamé. Il l'avait nommé Black Jack. Ce petit Jack Russell blanc taché de noir était son compagnon depuis la mort de ses parents, il y a trois ans, il devait bien avouer que sans cet être enjoué et tout fou il se sentirait bien seul. Il entra donc dans sa cuisine suivit de très près par son chien. Petite et encombrée il avait parfois du mal à s'y retrouver, il ouvrit le placard où se trouvaient sans doute les croquettes mais son regard fut attiré par la lumière du château qui resplendissait en cette fin de mois d'août. Il avait une vue imprenable grâce à une large fenêtre qui donnait vue sur la majestueuse demeure, il l'observa et fut sorti, encore une fois de sa rêverie, par son chien qui en lui sautant dessus tâcha le bas de sa chemise. Il se rendit compte qu'en plus
des traces de pattes de chien elle était pleine de... marmelade d'orange ?

- Nooooon, non, non, non, non ! Elle est toute sale j'avais pas remarqué !

Il regarda dépité les tâches, c'était ça dernière chemise censée être propre. Qu'allait-il bien pouvoir faire ?

Il réfléchit un moment en regardant par la fenêtre s'appuyant sur le rebord de l'évier. Il se souvint alors que Charline lui avait donné un numéro à appeler en cas d'urgence. Il se précipita pour récupérer le papier au salon mais il ne nota pas la petite table basse qui se dressait sur le chemin de sa course, alors il s'étala par terre dans un bruit sourd. Il se releva, un peu sonné et se demanda un instant si elle ne se moquerait pas de lui, face à la gravité de son « urgence ». Il haussa les épaules et se lança, après la 1ère sonnerie une voix grave décrocha :

- Demeure de Snow-Castle j'écoute.

-Oui bonjour on m'a dit d'appeler ce numéro en cas d'urgence et ...

-Monsieur vous avez dû vous tromper, en cas d'urgence il est plus propice d'appeler les pompiers ou la police, je ne peux rien pour vous.

-Attendez, j'appelle de la part de mademoiselle Charline, elle m'a dit que si c'était urgent je devait vraiment vous appeler.

- Dans ce cas quelle est votre urgence ?

-Ce soir je dois rencontrer la Lady mais ma seule chemise est inutilisable.

Deadly Angelic Où les histoires vivent. Découvrez maintenant