Une brise légère soulevait les feuilles étalées sur la pelouse de l'université. Une petite navette munie d'un gros tuyau soufflait les récalcitrantes qui restaient sur les pistes de décollage. Le jour se levait à peine. Le soleil commençait à darder ses rayons sur les hangars aux alentours décorant le tarmac d'ombres gigantesques.
Aphélie, habillée de son costume de pilote, faisait des allers retours devant son appareil de vol, son casque sous le bras. Le souffle léger qui sortait de sa bouche faisait de la vapeur, elle frottait ses mains pour tenter de les réchauffer.
A son réveil, elle avait reçu un message d'Octavius l'informant qu'il la rejoindrait vers 8:00. Il était maintenant 8:15 et il n'était pas là. Elle s'inquiétait un peu. Le ton de son ami au téléphone était froid, nerveux sinon aigri. Elle s'arrêta, regarda à nouveau sa montre puis reprit sa marche. Elle se dirigea vers son appareil pour faire une fois encore les vérifications.
La navette avait une forme ronde avec un léger bec sur l'avant. Trois petites roues la maintenaient au sol : une à l'avant, deux en parallèle vers l'arrière. Des petits ailerons sortaient de chaque côté. Le poste de pilotage était légèrement au-dessus de la carlingue.
Alors qu'elle était penchée sous l'engin pour vérifier les trains d'atterrissage, elle entendit des pas précipités venir vers elle. Elle se releva et tomba nez à nez sur Octavius. Comme elle l'avait supposé, son ami avait le visage renfrogné. Son corps dégingandé s'agitait dans tous les sens, signe d'une motivation exacerbée.
- Oh, j'ai l'impression que ton programme a été bouleversé ce matin, fit-elle remarquer.
- Ouais. Monsieur le prince n'a pas le temps de me recevoir avant ce soir.
- Tu l'as eu directement au téléphone?
- Non, j'ai eu sa secrétaire.
- Tu aurais dû l'appeler hier soir. Il prend ses communications directement à ce moment-là.Octavius se dirigea vers un autre appareil. Un technicien faisait les dernières vérifications.
- C'est bientôt prêt ? lui demanda-t-il froidement.
- Oui. Tout est réglé. Le plein a été fait, les freins et trains d'atterrissage vérifiés.Octavius mît son casque et se tourna vers Aphélie.
- On y va ? J'ai besoin de me dégourdir pour évacuer tout cela.
Les jeunes gens montèrent dans leur navette respective. Aphélie sortit la première du hangar et se dirigea vers la piste de décollage. Elle mît les gaz et décolla aussitôt. Octavius la rejoignit assez vite. Ils partirent vers le nord, en direction du désert rose.
Cette région était appelée ainsi à cause de la couleur de son sol. La terre était recouverte d'une sorte d'argile dans les tons roses. Aucune végétation ne poussait à cet endroit cependant les couleurs changeaient selon la luminosité du soleil et rendait cet endroit fascinant pour les amateurs photographes. Quelques habitations étaient parsemées çà et là au bord d'une rivière.
Aphélie et Octavius montèrent très haut puis redescendirent en piquet. Ils se donnaient des directives par un émetteur radio. Tantôt Aphélie faisait des cabrioles, tantôt Octavius la dépassait. Au bout de 15 minutes, Aphélie prit la direction de l'espace.- Je monte un peu pour tester l'appareil. Ok ?
- Reste en contact en cas de pépin.
- Ne t'inquiète. Allez zou, c'est parti !La jeune fille poussa les gaz et monta rapidement. Son appareil émit quelques grincements mais continua la trajectoire. Elle allait sortir de l'ionosphère quand subitement, les instruments de bord se mirent à trembler. Aphélie actionna quelques manettes et boutons mais des alarmes se mirent à sonner et son appareil perdit de l'altitude
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Planet Fleed - Pour une raison politique avant tout
FanfictionQue s'est-il passé dans la constellation de Vega ? Pourquoi Euphor a-t-elle été détruite obligeant son prince héritier à fuir ?