De nos jours, la société se pense invincible, intouchable, et puissante, notamment grâce aux technologies modernes.
Nous pensions pouvoir nous mesurer à tout, mais nous avions tord et étions aveuglés par notre puissance trompeuse. Nous étions la pl...
Tout est arrivé si vite... Personne ne s'y attendait.
La frayeur se fait ressentir tout autour de nous, sans qu'on ne sache quoi faire, tous impuissants, qui que nous soyons. La situation nous échappait...
Je sentais mon souffle court qui gonflait mon torse avec vélocité, mon coeur battait la chamade dans ma poitrine comme si je venais de parcourir un marathon, mon corps tremblait d'affolement, incontrôlable et paralysé, et mon estomac avait du mal à supporter ce que mes yeux n'arrivaient pas à croire. Mon cerveau tournait en bourrique, et j'avais beaucoup de mal à réfléchir clairement et calmement.
Un homme a agressé un policier par derrière : il s'est accroché à la gorge pour le mordre à pleine dents, sans retenir la force de sa mâchoire qui lui a arraché sans répit la chair sanguinolente de ce dernier.
Son acte n'avait aucun sens, et n'avait rien d'humain... Tout comme son apparence et son attitude. Tout chez lui ne reflétait que de la violence bestiale, de la sauvagerie à l'état brut.
Le policier était secoué par la douleur vive, son corps convulsant, et n'avait même pas bronché dès lors que les mains l'agrippèrent. Du sang jaillissait de sa blessure, ses jambes lâchèrent, et son visage se crispa dans sa souffrance effroyable, tandis qu'un glapissement s'arrachait de sa gorge déchiquetée.
Cette image était plus que repoussante...
Face à cet acte de cruauté, des cris d'effroi s'échappaient de tous les coins. Tandis que moi, j'étais si choquée, la main sur la bouche muette, les yeux exorbités d'horreur, que Lootah dût me tirer en arrière pour m'écarter d'un désastre certain. Les autres policiers tiraient avec leurs armes à feu sur l'homme, qui arrachait la peau du visage de sa proie. L'herbe et les pavés de pierre se teintait de rouge, alors que l'homme résistait aux balles qui traversait son corps frêle. L'incompréhension de cette force inimaginable, et de cette résistance était déroutante, alors que les coups de feux sifflaient dans les oreilles de chacun. Il s'écroula finalement sur le cadavre du policier lorsqu'il fut touché au crâne, explosant dans une bouillie pourpre qui se déversera à son tour sur le sol ruisselant de sang.
Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.
Cependant, ce délire n'était pas encore terminé. Au contraire, il ne faisait que commencer...
Accroupi derrière ses haut-parleurs, Lootah me tenait contre son torse en signe de protection. Je ne savais pas comment il réagissait, ne voyant pas son visage. Mais j'étais persuadée qu'il était tout autant que nous tous, dans un état d'effroi et de choc insoutenable. Une pensée me traversait l'esprit : Allons-nous tous mourir ici et maintenant ? Alors que la fête battait de son plein, le rêve a viré au cauchemar en un instant. Tout pouvait nous échapper des mains avec une facilité déconcertante finalement.
D'autres... "créatures" arrivèrent de toute part et attaquèrent la population inoffensive comme leur congénère s'en était pris à l'officier de police. Les personnes âgées tentaient de s'échapper, sans grand succès malheureusement du fait de leurs conditions. Les enfants pleuraient à chaude larmes pendant qu'ils se faisaient des bras de leurs mères dévastées pour finir dévorés. Les hommes se défendaient à coups de poings et de chaises, sans vraiment parvenir à neutraliser ces monstres quasiment immortels. Même les chiens démontraient leur détresse face à la situation et aboyaient, le poil hérissé et la queue retroussée entre les pattes arrières, complètement effrayés. Aucun d'entre eux n'osait les affronter, et cela paraissait d'autant inquiétant venant de ces bêtes fidèles et protectrices.