Il existe un fil, un fil invisible et indétectable reliant deux âmes sœurs depuis leurs naissance. Quelque soient les péripéties, les deux personnes finissent par se retrouver, d'une manière ou d'une autre. La couleur peut changer, passant du rouge...
« Heu... Nathanaël ? Pourquoi m'as-tu dessinée ? », Parlais-je tout doucement, comme si j'avais peur que Max et Ivan, juste devant nous, nous entendent.
Je fixais toujours la... mon portrait, toujours abasourdie par ma découverte.
Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.
« Comme ça... Peux-tu me le rendre ? S'il te plaît ? » Élude-t-il, encore plus cramoisi qu'à l'ordinaire.
Je le dévisage, observant ses yeux d'un joli turquoise qui me rappelait douloureusement ceux du Dessinateur. Il détourne vite le regard en se rendant compte que je le fixais tant il était gêné.
« O-Oui, b-bien sûr... », Répondis-je, embarrassée à mon tour.
Je savais que j'avais déjà été représentée par Nathanaël, une fois, il n'y a pas si longtemps d'ailleurs ; et que ça s'était très mal passé. Cette fois, Chloé l'avait humilié devant toute la classe ; lorsque notre professeur de physique-chimie, Mlle Mendeleiev, l'avait fait sortir de son cours. Il préférait crayonner et rêver au lieu de suivre la leçon sur le tableau périodique des éléments.
Je ne me rappelle plus très bien de ce que l'arrogante Chloé lui a dit, mais il y avait un rapport avec moi et le carnet de dessins du frêle garçon. D'après ce que j'en avais compris, j'apparaissais sur une bande dessinée où Nathanaël se représentait comme un super héros me sauvant du danger comme un preux chevalier. Je n'avais personnellement pas vue l'œuvre en question, mais comme je savais que mon camarade était doué armé qu'un crayon de papier, c'était forcément agréable à contempler. Tout le monde dans la classe et même les professeurs avait au moins vu une de ses esquisses, personne ne pouvait nier son talent. Il en offrait régulièrement à ses amis les plus proches pour diverses occasions, ou juste comme ça, pour faire plaisir. Paradoxalement, c'est sa dextérité à manier pinceau, sanguine et stylo qui l'a amené à devenir, grâce au Papillon, Le Dessinateur.
C'était son exact opposé, une version confiante et particulièrement rancunière du jeune garçon. Il avait été particulièrement difficile de le battre, même s'il ne voulait a priori ne pas semer le chaos en ville, uniquement prendre sa revanche sur la peste blonde et passer du temps avec moi. Ça m'a fait mal au cœur, comme à chaque fois qu'un de mes camarades se fait akumatiser par le Papillon, mais j'ai dû lui jouer un tour en tant que Marinette pour aider Chat à le capturer. Ça a plus compliqué la situation qu'autre chose vu que le héros masqué et moi-même étions enfermés dans une cage translucide apparue par rage grâce à son stylo et à sa tablette enchantée. Heureusement que nous avons réussi à l'arrêter, et que Nathanaël ne se souvient d'aucun détail de sa transformation. Il ne sait pas grand-chose de cette journée, et le peu que je lui ai avoué n'est qu'un très bref résumé édulcoré. Je ne lui ai pas raconté tout sur tout, et heureusement d'ailleurs, je n'avais pas le courage de dire au timide rouquin aux yeux pastels qu'il avait été abject et vengeur avec moi, c'était trop dur pour moi. Je ne lui ai pas vraiment menti, mais je lui ai omis certains détails... Déplaisants...