Partie 1 Mon arrivé

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Je regarde le paysage défilé à travers la vitre du train, je soupire et colle mon front contre celle-ci. J'entends une voix féminine annoncer ma station. J'attrape ma valise, tire sur ma jupe et me lève d'un bond, je jette un regard derrière moi et vois un homme d'une trentaine d'année reluquer mes fesses. Je lui fais un doigt d'honneur et lui tire la langue avant de me fondre dans le groupe de personnes qui descendent aussi, cela à des avantages à mesurer 1m55, parfois. Je place ma valise derrière moi. Tant de mains baladeuses dans ce monde de chiens pervers!

Arrivée enfin à destination, je regarde autour de moi. Je suis enfin arrivée! Je hume l'air de la "campagne", car oui, lorsque l'on vient de Tokyo, retourner dans un petit village de même pas cinquante mille habitants, c'est considéré comme une campagne! Et me sent soudain renaître, ma nouvelle vie allait enfin commencer, je me précipite vers la rue, il n'y à que quelque voitures et le bruit du vent dans les arbres est si doux comparé à la pollution et au vacarme incessant de la vie citadine. Je marche en direction de la rue où, avant que mon père ne décide de partir, ce trouve notre maison, désormais c'est ma grand-mère qui y habite, elle à plus de soixante dix ans et est très malade. Les médecins savent que c'est une maladie incurable et que sans argent, ni médicaments, elle ne pourra pas vivre longtemps, c'est aussi pour ça que j'ai décidée de venir, je veux l'aider, comme ma mère l'aurait fait. J'arrive enfin devant une grande maison en pierre blanche, les fenêtres de l'étage sont grande ouverte.

Elle à du aéré avant que je ne m'installe, grand-mère ne doit pas souvent utiliser l'étage du dessus. Les mauvais souvenirs sont encore trop présents je suppose... Je pense ses mots avant de pousser le grand portail en fer noir. La cours semble plus propre que jamais, les parterres de fleurs multicolores dégagent un parfum doux et sucrée, ce qui me rappel des souvenirs, de bons cette fois-ci.

Je frappe à la porte et entre sans attendre, j'ai tellement hâte de voir à quoi ressemble mon ancien chez-moi.

- Grand-mère, c'est moi! J'enlève mes chaussures et parcours le hall d'entrée pour tourner dans une grande pièce. Le salon. Ma grand-mère porte de courts cheveux blancs, qui brillent encore. Elle porte un châle noir en laine sur ses épaules, sous celui-ci, une robe bleu marine aux manches longues, descends jusqu'à ses mollets couvert par des bas noir unis. Elle me prend dans ses mains et parle d'une voix rauque.

- Je suis si heureuse de te voir Rui! Elle me sert fort contre elle et je sens soudain l'odeur du tabac froid sur son châle, mais pour cette fois, je laisser couler et la sert dans mes bras.

- Toi aussi grand-mère. Elle place soudain ses mains sur mes joues et commencent à les tirer, comme si elles étaient élastiques. Je pousse un râle de mécontentement et elle les relâches en me regardant de la tête aux pieds.

- Tu es toute maigre, Rui! Ton père ne te nourrissais-t-il donc pas?!

Il était trop occupé à baiser sa jeunette, pour penser à moi. Je secoue la tête en pensant ses mots et parle d'une voix la plus décontracté possible.

- Grand-mère, je mesure un mètre cinquante-cinq pour cinquante deux kilos! Je ne suis ni en surpoids, ni trop maigre. Alors arrête de t'en faire pour moi! Elle se met à rire et me demande comme s'est passé mon voyage.

Je lui réponds qu'il s'est bien passé, je reste assez vague dans les détails, je ne veux pas qu'elle attrape une crise cardiaque en apprenant qu'un homme à tenter d'abuser de moi à la gare de Tokyo, ni même que le début de mon voyage avait été interrompus par un pervers qui c'était assis à côté de moi et avait glissé une de ses mains sur ma cuisse. Il s'était pris un coup de cahier en pleine figure et le train dû se stopper le temps que la police arrive sur les lieux, j'avais décidée de ne pas porter plainte, à ce moment je voulais seulement quitter cette ville maudite à jamais. Après une tasse de thé et quelques explications données par ma grand-mère sur la maison et sur le lycée où j'allais être envoyée, elle prend mes mains et plonge son regard vert gris dans les miens.

- Je suis heureuse que tu soi venu vivre avec moi ma chérie. Je porte les mains à mon visage et embrasse ses mains ridées.

- Moi aussi grand-mère. Je lui souris et nous reprenons notre discussion, quand soudain elle s'écrit :

- J'ai oublié de te dire! J'ai parlée de toi à monsieur Fukiji et il serait ravi que tu viennes travailler dans sa boutique. Je lui ai montrée toutes les photographies que tu m'as envoyées au court de ses dix dernières années et il m'a dit qu'il serait ravi d'avoir une employée aussi talentueuse et douée que toi.

- C'est vrai?! Je saute littéralement de joie et embrasse ma grand-mère sur la joue bruyamment.

- Oui, il m'avait même demandé que lorsque tu arriverais, je devais te dire de ce rendre à sa boutique, mais il est peut-être trop tard? Je regarde la pendule en forme de chat et vois qu'elle affiche seize heure trente.

- Où est la boutique? Je demande précipitamment cela à ma grand-mère et elle esquisse un sourire.

- Tu te souviens le parc où nous allions quand tu étais petite? J'hoche la tête. Et bien sa boutique ce trouve juste en face, dans la rue marchande. Mais je doute que tu puisses y arrivé à temps...

Je ne prends pas le temps de me changer et répond d'une voix enjoué depuis le hall que j'ai déjà rejoins.

- Je rentre directement après, le vélo de maman est toujours dans le garage? Elle me répond que oui et je sors aussi vite que je suis entrée.

Le garage est rempli de toiles d'araignées et de broutilles de tout genre : jouets, sacs poubelles remplies à ras bords de peluche, vêtement et même détritus, des cartons remplie de livres et d'album photo jaunis par le temps. Je trouve enfin trois vélos, ils semblent en état de rouler, j'attrape celui de ma mère, un gris métallique, je nettoie d'un revers de main la salle et m'installe dessus, alors que je m'apprête un partir, je nous revois, ma mère, mon père et moi, nous baladant dans les rues lors des fêtes et des week-ends. Éprouvant de nouveau cette haine, je donne un violent coup de pied dans le vélo rouge à côté de moi, celui de mon père et part sans même me retourner. Je fonce à toute vitesse en direction de ce parc que j'ai temps côtoyée pendant mon enfance, le ciel prend une teinte rosé et je sens le parfum des vacances d'été qui s'achève. J'avais toujours aimé la rentrer, depuis que toute petite (même si je n'ai pas vraiment grandis), de plus j'étais heureuse d'être partit assez vite de chez mon père pour rentrer en même temps que tout le monde. Je n'avais qu'une année à faire avant d'obtenir mon diplôme est devenir photographe professionnelle, ce travail était un don du ciel! Du moins c'est ce que je pensais à ce moment là ...

Tu es tout ce que je voisOù les histoires vivent. Découvrez maintenant