Partie 15 Ce que Rui ne sait pas

112 11 3
                                    

J'ouvre les yeux et regarde à côté de moi, je n'arrive pas à croire que je me suis encore endormi à côté d'elle... Je souris frustré mais pourtant, je ne peux pas m'empêcher de penser à hier soir. Malgré ce qu'elle pense, c'est vraiment un bon coup, meilleure que toutes les autres nanas que j'ai vue défiler dans mon lit, d'ailleurs elle est la seule qui peux se vanter d'avoir pu dormir avec moi à deux reprises, évidemment je peux pas lui dire ça. Je ne peux pas la laisser entrer dans ma vie plus qu'elle ne l'ait déjà maintenant, j'ai ma part de responsabilité, mais pour ma défense je ne pensais pas qu'elle était ce genre de fille.

Je sens soudain sa main contre mon dos, je me fige et regarde discrètement sur le lit, elle dort à point fermer, elle à revêtue une nuisette en dentelle couleur beige après notre partie de jambes en l'air, si je peux appeler sa comme ça... Je ne sais plus ce que je dois penser avec cette nana, j'ai beau être un monstre avec elle, elle arrive toujours à m'apaiser lorsque je suis en sa présence, c'est vraiment frustrant! Je déteste ce genre de personne, du moins c'est ce que je pensais avant de la rencontrer. Le problème c'est qu'elle me rappel trop comment ma mère était... Toujours à voir le bon côté des gens jusqu'à ce que mon père lui donne le coup de trop. Je caresse le visage de Rui, ses cheveux sembles plus sombres que d'habitude, c'est peut-être parce-que le soleil n'est pas encore levé, je me surprends moi même à la regarder dormir, même là, je me sens calme. Je soupire et alors que j'attrape un débardeur dans le sac que j'ai rapporté hier de ma chambre j'entends soudain Rui gémir. Je la regarde et elle semble faire un cauchemar, une larme coule de son œil droit et ma main bouge toute seule. Je l'essuie avec délicatesse essayant de ne pas la réveillé.

- Maman... Elle gémit soudain. Je me fige et la regarde. Emmènes-moi... Je ne veux plus être seule avec papa...

Elle bouge beaucoup et de nouvelles larmes coulent sur ses joues, je me sens soudain mal à l'aise et une envie irrésistible de la prendre dans mes bras me serre le ventre. Pourtant je me retiens, me disant que si elle se réveille à ce moment, je ne saurais pas comment lui expliquer ce que je suis en train de faire. Moi et la communication ça fais deux après tout...

J'enfile mon débardeur et me demande si c'est vraiment la dernière fois que je la voie, je ressens une nouvelle pression dans mon ventre et ma gorge ce serre.

Qu'est-ce qui m'arrive?! Je regarde de nouveau Rui et cette fois-ci je me penche jusqu'à ses lèvres pour les embrasser une dernière fois. Elles ont un goût sucrée ressemblant à de la menthe et j'embrasse, sans pouvoir m'en empêcher, ses lèvres pulpeuses et fines.

Quand je retire ma bouche de la sienne, un petit sourire illumine son visage aux joues encore brillantes de larmes et elle murmure, presque inaudiblement, mon prénom. Je me sens rougir instantanément et cache mon visage avec mon bras.

Tsss... Je suis ridicule! Je me hurle ses mots et pourtant une chaleur inexplicable me réchauffe intérieurement.

Lorsque tu rencontreras la bonne personne, tu auras beau lutter, tu ne pourras chasser la chaleur qui enveloppe ton cœur lorsque tu la vois... Je secoue la tête et chasse les paroles de ma mère de ma tête.

Ridicule! L'amour est fait pour les faibles et les simples d'esprits, pas pour moi! Je fouille dans mon sac et arrache un bout de papier d'un de mes cahiers de cours pour griffonner quelques mots d'adieu, je ne veux pas qu'elle s'imagine quoi que ce soi, je ne dois pas la faire espérer que nous nous reverrons, car ce ne sera pas le cas.
Alors que je range le stylo que j'ai utilisé, quelque chose attire soudain mon regard, son portable ainsi que son appareil photo. Je dépose le cadeau de sa grande mère près de la note que je lui ai laissé et vois soudain que son téléphone s'allume.

Un réveil?! Cette fille est vraiment pas nette.... Je le coupe et vois soudain que je suis dans sa galerie photo, alors que je vais quitter, je me vois dans les dernières photos. Sous le choc je l'ouvre et me découvre en train de dormir, torse nu, dans mon ancien appart.

- Et après c'est moi le pervers... Je souffle ces mots en la regardant dormir.

Je dépose son téléphone à côté d'elle et attrape mon stylo pour lui laisse un dernier message qui lui permettra de ne pas m'oublier. Je sors ensuite mon téléphone, la prend à mon tour en photo et regarde le résultat. Je dois avouer qu'elle est vraiment attirante. Ses seins ne sont pas énormes mais sa nuisette les mets parfaitement en valeur, elle à un cul que j'aurais aimé pouvoir m'approprier, tout rond et bien rebondi. Je me surprends moi même à penser à des choses comme ça. Je ne suis pas comme ça d'habitude!
Je vais la supprimer quand soudain, je bloque, je n'y arrive pas.

Qu'est-ce que cette nana m'a fait?! Je ne suis pas moi même quand elle est là! Je mets mon pantalon, attrape mon sac et sort de la chambre rapidement. Il est sept heure à mon portable, je dois me grouiller de rejoindre ma chambre avant que mon père ne vienne. Je me dirige vers celle que l'autre connard d'Amasa-sama m'a assigné et pénètre à l'intérieur, mais mon père est déjà là.

- Je ne m'attendais pas à ce que tu rentres si tôt Yōko-kun... Ricane mon père. La pêche à été bonne? Je crispe la mâchoire et l'ignore. Mais il n'en à pas fini avec moi et reprend. Ça devait être un bon coup pour que tu y restes toute la nuit.

- Fermes-là! Je siffle ses mots entre mes lèvres et mon père se lève, sa cane en bois à la main.

- Tu es un fils indigne. Je t'ai tout de même laissé prendre ton pied avec cette gamine de bas rang!

- Ne parle pas d'elle comme ça!

- Mais dis-moi Yōko, j'ai l'impression que cette gamine t'as tapé dans l'œil... Un sourire sadique étire les lèvres de mon tyran de paternel et je détourne les yeux. Alors c'est bien ça... Yōko Kanemochi est amoureux! Les choses vont devenir intéressantes.

Je ne contrôle pas mes mouvements et envoie mon poing dans la figure de mon père, il tombe au sol et je lui lance un regard haineux.

- Ne t'avise pas de la toucher, sinon la prochaine fois tu ne pourras pas te relever!

Mon père se redresse à l'aide de sa canne en bois et je comprends que cette fois-ci, encore, je vais y avoir le droit... Sa canne s'abat sur mon épaule et je serre les dents. Je ne suis plus un enfant qui pleurs sous les coups de son père. Il enfonce la boule qui orne le haut de sa canne dans mon ventre et je me plie en deux, il en profite alors pour me frapper entre les deux omoplates et je tombe au sol. Il m'assène d'autre coup sur le dos et dans le ventre. Les deux seuls endroits que personnes ne peux voir. Le dernier coup dans mes côtes m'arrache un hurlement et je sombre dans l'inconscience. Encore une fois, j'ai l'impression de revivre mon enfance...

Rui, je t'en pris... Restes le plus loin possible de moi...

*************

Et voila le fameux chapitre surprise ^^ j'espère qu'il vous aura plus

Moi en tout cas j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire :) 

Je vous fais pleins de bisous et je vous dis à demain pour un nouveau chapitre de

"Tu es tout ce que je vois" 

Bisouilles 

😘😘😘

Tu es tout ce que je voisOù les histoires vivent. Découvrez maintenant