Les premiers rayons du soleil commençait à envahir la pièce. Panayotis grogna, gêné par cette luminosité trop prématurée à son goût. Il se frotta les yeux puis décida de se lever afin d'être à l'heure à son rendez vous.
Quand il pénétra dans le salon, le jeune homme fut frappé violemment par les souvenirs de la veille. Trop d'alcool, de bêtises. Il regrettait ses actions de la nuit passée. Le désordre ambiant lui rappelait les ébats passionnés qu'il avait eu la veille. À l'évocation de ce souvenir, son coeur manqua un battement. Comment son ami allait-il l'accueillir? Panayotis avait franchi la ligne rouge, il ne pouvait plus faire marche arrière désormais.
La sonnerie de son téléphone le fit sortir immédiatement de ses pensées. Contrairement au tournage, Hugo pouvait attendre le soir même. Avant de partir de l'appartement, il prit un post it pour prévenir le plus vieux qui était bien trop ivre la veille pour connaître son programme du jour. Il fut prit de panique. Devait-il faire comme si rien ne s'était passé ou au contraire lui en parler. L'humoriste regrettait beaucoup les gestes qu'il avait pu avoir. L'autre avait peut être été trop saoul cette nuit là pour refuser ses avances. Il se maudissait intérieurement.
Après avoir trouvé la bonne formulation, il prit la route pour le tournage.
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La journée fut longue pour les deux amants d'un soir. Chacun pensait à cette fameuse nuit. Panayotis avait la tête dans les nuages, totalement démuni à apeuré face à cette situation particulière.
De son côté Hugo avait passé la journée allongé sur le canapé au téléphone avec l'une de ses amies. La journée s'alterna entre pleurs et angoisse pour le jeune homme.
« Tu penses que je devrais sortir ce soir Cam ? »
« Tu sais Hugo, écoute ton coeur. Ne te force pas à aller au concert de ce soir si tu n'en à pas envie ou si tu ne t'en sens pas pas capable. Mais dis toi qu'à un moment il faudra crever l'abcès que cette nuit a crée entre vous deux. C'est ce soir ou jamais. »
« Ok, je viens mais tu viens aussi. »
Camélia soupira.
« OK »
Elle saisit cette perche tendue par Hugo. Elle aussi avec des comptes à régler après tout.
Après avoir raccroché avec Camélia, Hugo fit le ménage et alla se préparer. En sortant de la douche, il reçu un sms de Pana lui indiquant qu'il le joindrait directement là bas en précisant l'heure et l'endroit où avait lieu la soirée. C'était un texto assez formel, pas de sentiments même amicaux dans le message. Le journaliste lui répondit sur le même ton, l'informant que Camélia était de la partie ce soir là.
Après avoir enfilé un pantalon noir, une chemise et une cravate, le jeune homme rejoignit Camélia avant de se diriger vers la soirée. Hugo se senti faillir à chaque kilomètre qui le rapprochait un peu plus de son amant. Son coeur ne répondait plus. Les images de la nuit dernière défilait dans son esprit, il ne savait pas ce qu'il voulait. Avait il aimé cette relation d'un soir?
Soudain Camélia lui saisit sa main, ils étaient arrivés. Hugo descendit du taxi. Le mistral chaud lui effleurait avec douceur la peau. Il pouvait sentir l'odeur du Pétrichor qui envahissait la ville en même temps que les derniers rayons de soleil disparaissaient.
Les premières notes du concert résonnait déjà quand les deux amis foulèrent la piste de danse à la recherche de Panayotis. Hugo ne sentait plus ses pieds le soutenir, il avançait lentement parmi la foule déchaînée. Ce soir là, il aurait voulu être n'importe où sauf ici.
Après 10 minutes à chercher son ami à travers la salle noire de monde, il rencontra son regard. Figé et terrorisé de l'intérieur il essayait de ne rien faire paraître sur son visage.
Ils étaient désormais face à face, Panayotis le salua comme à son habitude par un check puis il lui présenta Camélia. La conversation s'engagea sur des banalités. Hugo était désemparé. Camélia le fixa longuement en lui suggérant de passer à l'étape supérieure. Il devait se jeter à l'eau, abaisser ses défenses et montrer ses faiblesses. En guise de réponse, Hugo donna un discret coup de coude à son amie. Il le ferait mais en temps voulu.
Au fur et à mesure de la soirée, les amis s'enivrèrent à grand renfort de mojitos, bières et autres spritz. Pana se dirigea vers les toilettes. Hugo saisit sa chance et le suivi. L'humoriste n'avait pas remarqué que son amant le suivait. Le plus vieux attendit son retour dans le couloir qui jouxtait les toilettes.
Quand le jeune homme refit son apparition, Hugo le coinça, plaquant ses mains contre le mur, empêchant toute fuite du plus jeune.
« Nous devons avoir une discussion, toi et moi. »
Puis dans la fougue de l'instant il embrassa Panayotis. C'était un baiser sauvage, passionné et pressant. L'humoriste y répondit immédiatement avec ardeur en unissant leurs langues. Le journaliste ne pu s'empêcher de gémir face aux multiples assauts que Panayotis effectuait le long de son corps avec ses mains. Puis par pudeur, il interrompit ce moment d'intimité, bien trop apeuré par les regards qu'on leurs lançaient. Panayotis recoiffa les cheveux d'Hugo qui étaient désormais ébouriffés sous l'action de ses mains.
Le plus jeune se dirigea vers la sortie, Hugo le suivi en attrapant délicatement sa main. Pendant le trajet les ramenant à l'appartement, ils se blottirent l'un contre l'autre. Le journaliste en profita pour envoyer un message à Camélia.
« Merci Cam pour cette super soirée. On est parti précipitamment avec Pana. Je te raconte ça demain promis ;) xx »
Une fois rentrés chez eux, Hugo prit la main de Panayotis.
« Maintenant c'est à mon tour. »
Il arrivèrent dans sa chambre. Hugo le plaqua violemment contre le mur. Sa langue s'occupa de la bouche de son amant puis tout en descendant vers son cou il lui retira son t-shirt dévoilant un torse parfait. Le Biarrot prit sa cravate et la noua autour des poignets de Panayotis, l'empêchant de bouger sous les caresses incessantes qu'il lui infligeait avec ses mains expertes sur son buste.
Le plus vieux descendit encore plus bas. Il se trouvait à présent à genoux, dégrafant la ceinture du plus jeune avant que son pantalon n'atteigne le sol et fit de même pour lui. Ensuite, Il se saisit de l'intimité de son amant avant de l'amener à sa bouche.
Panayotis cria de plaisir. Hugo continua lentement, se délectant des expressions qu'il provoquait chez l'humoriste.
Il fit ensuite basculer son prisonnier sur le lit. Tout en l'embrassant, il utilisa deux de ses doigts pour entrer en lui poursuivant avec des mouvements de vas et viens.
Panayotis succombait à petit feu sous ces nouvelles sensations qu'il découvrait. Désormais haletant et voyant Hugo ralentir le mouvement, il le supplia de continuer.
Hugo le fixa un instant : « Tu es sûre que c'est cela que tu désires? »
« Oui babe » fit il entre deux gémissements.
Cette nuit là, ils s'unirent l'un à l'autre dans une symphonie de cris et de gémissement avant d'atteindre le septième ciel. Après avoir détaché les liens de Panayotis, Hugo vint loger son visage contre le torse encore brûlant de l'homme qu'il désirait le plus au monde. Les deux amoureux ne mirent que quelques minutes avant de rejoindre les bras de Morphée. Tout deux étaient désormais apaisés.
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Quand il se réveilla, Hugo voulu se blottir contre son amant. Il se retourna pour lui faire face et découvrit avec effroi que ce qu'il prenait pour réalité se révélait n'être peut être qu'un rêve. Ses draps dissimulait une silhouette féminine en face de lui. Panayotis n'était plus qu'un lointain souvenir désormais.
A suivre! ;D
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Amour d'été
FanfictionLa chaleur envahissait l'habitacle du mastodonte de fer qui filait à travers la campagne à plus de 300 km/h. Un nouveau weekend s'annonçait comme chaque vendredi soir. Dans le train parmi les familles et les couples dans le wagon, un jeune brun essa...