Une pensée

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La plus belle des batailles, c'est celle de la liberté. Parce que la liberté impose qu'on lui donne tout. Les peuples opprimés, les ethnies traquées, les êtres battus, abusés et plus généralement ceux et celles qui sont vilipendés non pour ce qu'ils font mais pour ce qu'ils sont le savent. Je n'abandonnerai jamais ma liberté, je ne composerai jamais avec mes principes, parce qu'il en va là de la sauvegarde de la seule chose que tout être humain est en mesure de préserver en dépit de sa condition : sa dignité.
Et nous savons à quel point conserver sa dignité est difficile aujourd'hui lorsque l'on vit chichement, pauvrement, lorsque l'on survit. Combien de personnes dorment ainsi chaque soir dans les rues ? Et sans aller jusqu'à cette extrémité, combien ne parviennent plus à finir les fins de mois, pris à la gorge, et doivent se résoudre à ne plus payer la facture d'électricité, à retarder une visite médicale de premier ordre ?
Et l'on voudrait nous dire qu'il faudrait mettre en œuvre une prétendue "priorité nationale". Moi je n'ai pas envie de vivre dans un pays où à la soupe populaire ou à l'hôpital, on demande des papiers avant de tendre la main. Distinguer les misères de cette manière est proprement indigne et scandaleux.
Et l'on nous dit aussi qu'accueillir des enfants étrangers dans l'école républicaine ne sera plus possible. Mais bon sang, dans quel pays voulons nous vivre ? Où est donc passé la solidarité ? La France, c'est là son honneur a été et doit rester une terre d'accueil et d'égalité. Mais où diable est l'égalité lorsque l'on refuse à un enfant les portes du savoir ? C'est à vomir. L'école est la clef de voûte de la République. Et nous sommes dans l'obligation absolue d'accueillir tous les enfants qui vivent sur son sol. Laissons les enfants à leur place. Ne les prenons pas en otage. À leur âge, c'est le temps de l'innocence.

Le fruit des insomnies Où les histoires vivent. Découvrez maintenant