La joie de vivre

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Sur les berges énamourées du fleuve de mes pensées

L'ambition nonchalante de mes souvenirs oubliés

Traversait tranquillement le rivage de mes jours

Elle revenait sans bruit, pour quelques nobles amours

Se jeter espièglement sur la rive de mon indigne passé.

L'eau terne était soudain devenue bleutée

En un moment seulement, en un instant peut être

Revenue d'entre les morts, mon exaltante prophète

Ma tendre allégresse, par mon âme égarée

Comme l'hirondelle au printemps, elle m'était revenue.

Ô mystérieuse sirène des temps perdus !

Que sans vous le temps me paru long !

Mais vous revoilà, mais n'en parlons plus

Sortez de ces eaux troubles, traversez donc ces joncs

Et venez me rejoindre, enfin, je vous ai tant attendu.

Le fruit des insomnies Où les histoires vivent. Découvrez maintenant