Sur nos amours tumultueux le givre s'est posé
Notre océan de passion ressemble à un lac gelé
Ton sourire éclatant qui rendait la vie supportable
Est devenu à présent un soupir inextricable
La Neige recouvre tout, scandaleuse misère de l'hiver
Sous combien de tonnes de poudreuse sont recouverts nos hiers ?
Je pleure, je tombe, je ne me relèverai pas,
Couché sous ton ombre portée quand j'efface tes pas
Une fosse de glace pour unique tombeau
Et des minutes qui claquent comme indigne fardeau
Le printemps est un souvenir à la beauté douloureuse
A présent, le vide s'installe et c'est le chant des pleureuses
Et la mélancolie de ces paysages sibériens
Ne remplacera jamais nos amours sybillins
Ce que je t'ai dit, ce que j'ai pensé de toi
Je le crierai toujours dans ces déserts du froid.
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Le fruit des insomnies
PoetryIl y a bien des hommes sur cette terre, qui ne voient que simplicité et banalité autour d'eux. Je ne suis pas de ceux-là. Chaque instant, du plus pathétique au plus merveilleux mériterait d'être raconté. Car il y a toujours une chose à prendre. La n...