Dans un monde où tout le monde naît daltonien et ne voit qu'en nuances de gris, seul le sentiment du premier amour permet de voir les couleurs. Castiel, toujours daltonien passé la vingtaine, croise la route de Lucas, un jeune fleuriste lui aussi pl...
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« Trois semaines ont passé depuis ce soir de la St-Valentin. Je n'ai depuis jamais osé retourner chez le fleuriste. Je n'ose pas affronter Lucas, je ne sais pas comment l'aborder maintenant... Mais maintenant, j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose... Je suis de nouveau seul, isolé dans cette grande ville qu'est Paris, dans ce petit quartier qu'est Montmartre... »
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Son manque se faisait ressentir. Il avait l'impression que ces trois semaines s'étaient transformées en éternité.
Même si elle n'était plus hospitalisée, Castiel avait gardé l'habitude de passer voir sa grand-mère tous les deux jours. A l'exception près qu'il ne passait plus par le fleuriste. Ce moment lui permettait de discuter avec quelqu'un autre que soi-même. Sa grand-mère sentait depuis quelques temps que quelque chose n'allait pas.
- Castiellou tu es un peu bizarre ces derniers temps, tu veux en parler à mamie... ? - ... Lucas et moi sommes en froid depuis trois semaines... J'ai envie de le voir mais je n'ose pas y aller de peur qu'il y ait un malaise entre nous et que nous ne puissions plus être amis comme avant... dit Castiel en faisant tourner sa tasse de thé. - Une dispute entre amis hein... ? Tu sais mon enfant, rien n'est plus idiot de se disputer entre amis... Enfin si, il y en a une, c'est le fait de laisser trainer ça aussi longtemps ! Les vrais amis se pardonnent tout. Aie confiance en lui et va le voir, je suis sûre que lui aussi voudrait y aller, mais apparemment vous êtes deux idiot têtus et bornés. - Merci mamie... Je suppose...
Castiel quitta sa grand-mère plus tard. Il n'avait pas le courage de passer chez le fleuriste voir son ami. Il rentra directement chez lui. Cependant, tous les jours depuis une semaine, Castiel recevait dans sa boîte à lettre une rose. Il se doutait bien de qui elles provenaient. Il prit son courrier et la rose puis monta chez lui. Il mit cette fleur dans le vase où étaient mises toutes les autres qu'il avait reçu plutôt dans la semaine. Il regardait les fleurs, leur parfum lui rappelait ses passages chez le fleuriste et ses discussions avec Lucas. Il s'en souvenait avec nostalgie et repensait à tous ces moments pendant toute l'après-midi... Castiel n'en pouvait plus de cette situation, il prit son manteau et sortit pour aller parler à Lucas. Il était anxieux. Anxieux de croiser le regard de son ami, anxieux de ressentir un malaise, pire le dégoût dans ses yeux et dans ses mots. Mais il voulait mettre tout ça au clair quitte à ce que tout s'arrête là.
Il arriva devant la boutique, mais resta figé, la boule au ventre. Il n'y arriverait pas, se disait-il. Mais par-delà la vitrine de la boutique, il voyait Lucas. Son ami qu'il n'avait pas vu depuis ces trois semaines qui lui avaient semblé interminables. Sa peur s'envola et entra dans la boutique:
- Bienve- En voyant Castiel, Lucas se tut avec l'air étonné, cet air étonné se transforma ensuite en sourire puis en gêne.