Chapitre 5 - at least the rain stopped pouring down

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Dean n'avait ressenti aucune douleur durant les dernières heures, pourtant, alors qu'il se tenait debout dans le QG de campagne d'Oliver Queen, son épaule, son bras, et son abdomen lui rappelèrent qu'ils avaient été transpercés par des flèches. Soudainement la douleur de la veille était revenue, plus forte que jamais, forçant Dean à s'asseoir à un des nombreux bureaux. Charlie s'inquiéta en voyant la fulgurance de cette crise. Il avait atrocement mal, lui qui ne s'était pas plaint une seule fois. Tout son corps tremblait. Le châtain sentait que quelque chose clochait aussi. L'odieuse météo fit place à un soleil radieux, et pourtant Dean ressentait au plus profond de lui que le calme ne viendrait pas après cette tempête. Le chasseur ne portait plus ses vêtements troués de la veille, mais les habits propres qu'il avait enfilés devenaient à leurs tours rouges lorsque les points de sutures lâchèrent les uns après les autres. Son amie n'était pas rassurée par son état et cela se lisait sur visage. Le faux agent demanda à la rouquine d'aller lui chercher son téléphone qu'il avait laissé dans la voiture. Il voulait joindre Sam, s'assurer qu'il allait bien.

Restant seul un cours instant, Dean sursauta en entendant le tintement de ce qui semblait être un ascenseur. C'était d'autant plus étrange que l'endroit n'avait aucun étage apparent. Devinant qu'il n'était pas si seul que ça, il se leva douloureusement de sa chaise. Charlie avait raison, elle avait bien traqué le téléphone de celle qu'ils recherchaient. La blonde se tenait face à Dean, aussi surprise que lui de se retrouver nez à nez avec quelqu'un à cet endroit précis. Au lieu de menacer l'imposteur entré sans permission dans le QG de son petit-ami, elle marcha vers lui avec inquiétude. Dean se laissa retomber sur sa chaise. Se souvenant de leur dernière rencontre, il eut un léger mouvement de recul lorsque la blonde s'approcha de lui. Il autorisa cependant Felicity à poser sa main sur son épaule, lisant dans le regard de celle-ci une honnêteté touchante. Elle retira sa main, déjà devenue rouge, pour s'éloigner de lui et fouiller les tiroirs du bureau du fond. Elle revint rapidement avec des compresses qu'elle appliqua sur sa plaie. Felicity s'adressa enfin à Dean qui fut étonné par l'ordre des questions.

- Vous allez bien ? demanda-t-elle.

- Vos amis m'ont raté, dit-il en guise de « oui ».

- Qu'est-ce que vous foutez là bon sang?, interrogea-t-elle enfin.

Charlie refit son apparition dans la pièce avant que Dean ne réponde. Elle se dépêcha de s'interposer entre les deux individus pensant que Felicity pouvait représenter un danger.

- Ça va Charlie, rassura Dean. Tu avais raison, elle n'est pas notre ennemie.

Se laissant un court instant distraire, Dean ne demanda pas à voir son téléphone.

- Je ne suis peut-être pas votre ennemie, mais je reste convaincue que vous m'avez menti.

- Et vous avez raison vous-aussi. Je ne suis pas un agent de FBI, et l'homme qui était avec moi n'en est pas un non plus. C'est mon frère. Et oui, nous avons raconté un paquet de mensonges. Votre intuition était la bonne. Il est vrai aussi qu'on a un casier judiciaire plus long qu'on voudrait l'admettre, mais est-ce qu'on est les seuls menteurs dans cette affaire ? demanda-t-il de façon rhétorique. Non. Vous n'êtes pas honnête non plus.

- Nous savons pour Oliver, poursuivit Charlie. Nous savons qu'il est Green Arrow, et qu'il était sûrement le premier archer aussi. Tu connais les identités des autres.

- Vous allez me faire croire Felicity, que vos amis sont tout ce qu'il y a de plus normal ? accusa Dean.

- Vous avez cinq minutes à me consacrer ? requit la blonde en prétendant éluder la question du châtain.

L'aîné Winchester vérifia enfin son téléphone mais n'y vit aucun appel manqué s'afficher.

* * *

Allow myself to dreamOù les histoires vivent. Découvrez maintenant